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que vive la reflexion
dimanche 10 avril 2011, a 11:04
Voilà que ça recommence !
 

Une odeur nauséabonde s'échappe de certaines paroles d'hommes politiques qui ne feraient pas partis du FN. Oui, j'utilise le conditionnel car je n'en ai pas la preuve.

La stratégie politique à la veille des présidentielles d'une certaine partie de l'UMP et notamment la stratégie de communication pour attirer les électeurs tentés par un vote frontiste n'a visiblement, et je souligne visiblement, pas l'effet escompté.

Visiblement ! En effet, samedi midi, station Champs-Élysées – Clemenceau, j'attends sur le quai du métro de façon à monter dans le dernier wagon. Le métro arrive quand passant l'avant-dernière rame, j'entends un brouhaha. Le métro s'arrête, je monte en observant un gars qui une fois descendu du métro se place devant les vitres du wagon en s'adressant à des personnes à l'intérieur. J'ai pu percevoir la fin de ses dires : « … je suis chez moi, ici, on vous ….tous ». Mais là, quelle ne fut pas ma surprise lorsque cet homme se mit à faire le salut nazi en criant « zieg heil ». Mais que fait la police ? Ce n'est pas punissable par la loi ?

Vous comprenez mieux le mot visiblement maintenant.

Je n'avais pas vu cela depuis la fin des années 80, à l'époque où les bone-heads circulaient en bande dans les rues de la capitale.

C'est effarant, désolant et très inquiétant.

Une fois de plus certains politiques jouent les apprentis sorciers en agitant des discours dont le signifiant (conscient) pourrait paraître anodin alors que le signifié (inconscient) est xénophobe.

Des discours du type « on pause les vrais débats sur la table » comme l'identité nationale, la place de l'Islam en France où «  on va les remettre dans des bateaux ». De la grande hypocrisie, pourtant c'est gens là vous soutiendront le contraire. Cependant, tout le monde n'est pas dupe. Encore de la communication honteuse et non de la politique.

Ajouté à cela, une confusion des concepts politiques dans le cerveau de certains individus qui appartenant à un syndicat dont les bases politiques sont de « gauche » sont adhérents au FN. De plus, la nouvelle image du FN qui lui permet d'avoir un droit d'entrée dans la plupart des média afin de satisfaire l'ego de certains journalistes starisés n'arrange rien à l'affaire.

 

Alors, j'appelle Monsieur Fillon, Monsieur De Villepin, Monsieur Baroin et Monsieur Jupé et vous demande : « organisez-vous et faites le ménage au sein de votre camp, sinon j'ai bien peur que cela tourne au vinaigre. N'oubliez pas qu'il a été dit « plus jamais ça ». Il vaut mieux perdre des élections présidentielles que de mettre la France et les Français, toutes couleurs confondues et dans tous les sens du terme, dans une mauvaise posture aux yeux du monde »et cela vaut mieux que de se sentir responsable d'une dégénérescence politique, c'est-à-dire d'avoir donné la possibilité à des xénophobes de prendre le pouvoir.

Dernier rappel : En politique, il vaut mieux avoir des regrets que des remords.

 

Un citoyen du monde.

lundi 17 janvier 2011, a 19:49
Vive les Tunisiennes et les Tunisiens.
 

Bravo, c'est inqualifiable tellement c'est grand ce qu'ils ont fait. Forcer de prendre la fuite  un Tyran qui a fait du pouvoir son prisonnier pendant près de 22 ans, chapeau bas, mes respects.

En effet, les Tunisiens viennent de rappeler aux accapareurs de pouvoir que plus aucune méthode coercitive ne fonctionne quand le peuple meurt de faim. Quand les jeunes d'un pays sont prêts à s'immoler pour gagner leur liberté, c'est le signe que la population a dépassé le seuil de la douleur. Et oui, trop de douleur tue la douleur.  Petit conseil pour les Tyrans de ce monde, faites comme en Europe, mettez vous d'accord entre classes dirigeantes, alternez le partage du pouvoir entre vous en manipulant les électeurs et le tour est joué, vous avez le label démocratie. Un petit effort les gars, pour l'image, il est meilleur pour vous que des gens meurent de froid dans la rue qu'assassiner par une police secrète et en plus ça coûte moins cher. Ne soyez pas snobs, tout de même.

Cependant, j'espère que ce sont les démocrates qui vont réussir à prendre la main dans la lutte pour le pouvoir qui a débuté véritablement ce week-end. Ce n'est que le début d'un long chemin et il est loin de ressembler à une autoroute.

Enfin, leur avenir est entre leurs mains, inch'allah.

Une dernière pensée à ceux qui ont perdu la vie dans cette épisode historique de la Tunisie…

 

Bon, et bien prenons-en de la graine, nous les rois de la protestation. Protester, oui, mais efficacement.

Souriez ! Vous êtes filmés.

lundi 03 janvier 2011, a 20:45
Bonne Année !!!
 

Bonne Année 2011 à toutes les lectrices et tous lecteurs de ce blog et je vous souhaite tous les bonheurs du monde. J'espère que vous resterez en alerte face aux évènements à venir.

Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas transformé en « Karl le voyant ». Cependant, nul n'a besoin d'être devin pour comprendre que les dix prochaines années seront très dures pour les populations précaires ou à la limite.

Les temps du batifolage ne sont plus d'actualité. Mais non, je déconne. La crise ne doit pas être un frein à la franche rigolade. D'ailleurs selon un titre d'un article du journal « Le Monde », il paraît que le Député M. Valls de l'Essonne a ouvert les hostilités pour la primaire socialiste, en désirant « déverrouiller les 35 heures ».

Bon, question pour le PS :

« Il y a t il chez vous un stratège politique ? ». C'est à se demander s'ils se parlent au PS. Non parce que là, soit ce Monsieur, c'est trompé de camp, cela arrive parfois, on peut comprendre. Soit son désire est de faire perdre son camp au prochaines élections présidentielles. Comme si, il n'y avait pas assez de sujets sur lesquelles discuter les lois et les projets du gouvernement. Il est pas prêt pour la compétition des présidentielles, lui. Non mais je crois qu'il s'est trompé de camp, en tout cas il vaut mieux le croire. Sinon, c'est sûr qu'avec des individus pareil, on va re-signer pour 5 ans avec l'UMP.

D'ailleurs, il est ou le projet socialiste à un an et demi des présidentielles ? Certes, la société zappe très vite, donc retenir l'information peut paraître stratégique.

Ouais, pas là, les gars, les gens qui votent en majorité ont plus de 25 ans, et eux ne zappent pas. De plus, profiter de la possibilité de l'effet de répétition amplifié par les média serait plus judicieux. Cependant, encore faut-il avoir un projet à diffuser.

Bon, ben, ce sera l'UMP alors. Dur, dur.

Petite précision, je n'ai rien contre M. Valls, mais commencer si fort dès le début d'année, c'était trop tentant. Et puis, moi je suis pas grand-chose, mais à l'UMP, ils ont du bien se marrer.

Allez, gardons le moral, et comme le disait M. KAKOU :

« Faut rigoler, c'est un spectacle comique … ».

 

A bientôt.

samedi 13 novembre 2010, a 10:13
Le vote, pourquoi faire quand on y réfléchit, pour quel monde et quelle France ?
 

Je ne vote pas car la France se place dans les cinq premiers pays exportateur d'armes au monde.

Je ne vote pas parce que les campagnes électorales sont payées par les capitaines d'industries. Ce qui implique des accords comme dans tout négoce et des conflits d'intérêts. Dernier exemple en date : «les révélations dans l'affaire Bétancourt ».

Je ne vote pas car dans ce pays des soi-disant  Droits de l'Homme, ils entassent les détenus dans les prisons et en ce moment des familles entières sont renvoyées comme des colis dans leur pays, Roumains, Africains, Afghans.

Ah, Marx, le Capital. L'homme une simple valeur marchande ?

Je ne vote pas parce que la politique est la servante de l'économie, et d'où je viens nous disons plutôt la politique est la pute et l'économie est son Mac (Macro, pas le terme éco).

Je ne vote pas car dans ce pays, la plupart des diplômés en Master sortent incultes.

Preuve : les consultants juniors ou pas d'ailleurs, à qui certains laissent la tâche de préparer des plans de licenciement, n'ont-ils jamais entendu parlé de l'expérience de Milgram Stanley sur le niveau d'obéissance ? Nous pouvons en dire autant des diplômés en mercatique (marketing), des ressources humaines (les pires sûrement) ou des ingénieurs dans le secteur de l'armement.

Réveillez-vous les gars, il en va de votre dignité d'homme et la dignité s'atteint par le chemin de l'intelligence c'est-à-dire l'insight ; voire l'expérience du singe en cage, du bâton et de la banane.

Je ne voterai pas tant que la remarque de G. Devereux sera d'actualité, je cite :

« Mais des adultes intelligents et murs, voilà bien ce qu'aucun pays dit civilisé ne se soucie d'obtenir, car rien n'est plus difficile à gouverner que des adultes intelligents. »

Conséquence : aux dernières élections la majorité des classes pauvres ont voté M. Sarkozy, la classe qui est la plus facile à manipuler car elle a très peu de moyens dans sa culture de classe pour décrypter l'information, même si quelques uns y arrivent.

Bizarre, vous avez dit bizarre, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre.

Je ne voterai pas tant que la France contrôlera économiquement les pays de ses anciennes colonies africaines. Et oui, qu'Orange (télécommunication) laisse ses infrastructures en Côtes d'Ivoire au peuple Ivoirien et qu'elles les forment à les diriger, je peux dire la même chose d'EDF-GDF, etc.

Là, je retrouverai la France, la Vrai, la Généreuse, la Reconnaissante surtout, celle qui fait rêver comme dans les livres.

Mais le rêve est la tête de gondole des politiciens, alors je peux toujours courir.

Tant pis, mais au moins je garde la forme.

Pour ceux qui pensent qu'en France nous avons la chance de voter et prennent l'exemple de pays dans lesquels ce n'est pas le cas pour appuyer leur argument ; à cette catégorie de moutons je leur dis qu'une vraie démocratie ne s'identifie pas uniquement au droit de vote et il faut comparer ce qui est comparable. Malheureusement pour eux les histoires des pays sont incomparables, réfléchissez et vous devriez comprendre.

Qu'en est-il du vrai dialogue social ? Pourquoi en France, les négociations entre les partenaires sociaux se terminent souvent par une grève qui bloque le pays et qui fait ronchonner les poujadistes crétins. Dernièrement, les retraites.

Pourquoi en France, un citoyen issu des classes défavorisées ne pourrait pas accéder à la présidence de la république, si nous sommes une vraie démocratie, je ne parle pas en théorie mais dans les faits.

Ici, l'argument des études ne tient pas. Je rappelle que le test du QI (quotient intellectuel du test de la WAIS) ne mesure que 50% de l'intelligence. Pour l'autre moitié, nous ne savons toujours pas à quoi cela correspond. Et ne me parlez pas d'autres types d'intelligences telles que sociale ou des émotions, c'est hors sujet.

Alors pourquoi pas un « pauvre » ?

 

Françaises, Français. Réveillez-vous.

 

A la prochaine …

lundi 13 décembre 2010, a 19:30
La neige, la neige, la neige ?
 

La neige, la neige, la neige. La découverte de l'hiver, en France on vient de s'apercevoir que l'hiver, des fois il neige, un truc de dingue. En outre, c'est peut-être une des premières fois qu'autant de gens restent bloqués après un épisode neigeux, qui est pour le moins normal pour la saison.

Mais, quelle pagaille ! A tous les niveaux. Une estimation a parlé ce week-end de près de 10 000 personnes bloquées dans leur voiture dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.

Bien sûr, nous avons vu, dans les média, le défilé de l'équipe de choc du gouvernement se défausser et reporter la faute sur météo France. Ah ! Elle a le dos large météo France.

Faut vraiment prendre les  Français pour des …..

Nous avons donc appris ce week-end et météo France aussi, que l'instance souveraine, celle qui sur le plan de la météo est la plus importante, sans qui le même le gouvernement ne peut prendre de décision, je vous donne en mille, Émile :

(Roulement de tambour) c'est Météo France ! Son responsable a du être étonné de se voir bombarder chef suprême du temps. A quand un ministère …

Si, c'est vrai, même que le premier ministre est venu nous l'annoncer, avec ses mots à lui, certes, mais il a dit que tout était à cause de Météo France, donc tout dépend de du même gars.

 

Franchement, la météo n'est pas le sujet le plus grave, et nous avons constaté ce week-end comment le gouvernement traitait un sujet devenu important de fait. Cela fait peur, non ?

Quand on pense  à ce qu'ils nous ont dit pendant la crise, ouh, cela fait trop peur, maintenant.

Ils assument rien de rien, c'est fort. Une fois de plus Messieurs, respect, chapeau bas. Vous êtes des Maîtres pour moi.

 

Attention risque de neige en milieu de semaine, pour un nouvel épisode peut-être.

 

Fait froid, non ?

jeudi 18 novembre 2010, a 19:43
La banlieue du point de vue de l’ethnopsychiatrie.
 

Depuis le début des années 80 en France, nous entendons parler du « malaise » des banlieues. Les derniers évènements de Novembre 2005 n'ont été qu'un rappel du dit malaise. Il est issu de plusieurs facteurs qui sont toujours difficiles à comprendre aujourd'hui.

Il y a, certes, beaucoup d'écrits sur les différentes populations vivant dans les banlieues. Beaucoup de chercheurs de disciplines diverses telles que l'histoire, l'économie, la politique, la psychologie et la sociologie se sont penchés sur ce sujet. Tous apportent leur vérité propre à leur discipline.

Cependant, les études ethnopsychiatriques, psychiatriques, psychanalytiques, en France, ne sont pas autant médiatisées que les premières disciplines citées. Notamment concernant notre objet de recherche qui porte sur les moyens défensifs culturels.

Quand on parle de banlieue, on parle nécessairement de la population qui y habite, population si diversifiée qu'il est difficile de faire des généralités. De telles différences dans ces populations impliquent une diversité culturelle voisines, les unes des autres.

Cette diversité culturelle pose semble-t-il un problème en France, un sentiment que l'on observe souvent dans les média. Source de nombreux fantasmes, la banlieue « délie » les langues des nombreux penseurs et chroniqueurs portés sur le sujet. Tous les maux lui sont attribués et l'Autre en est la cause.

Cependant, la banlieue est  aussi le lieu de créations nouvelles, de réussites et de  connaissances. Sa population, si diverse, a su se constituer une identité propre, son « label », notamment chez les plus jeunes. Ces individus, qui sont issus d'horizons différents, se sont offerts le luxe de métisser leur culture entre elles, sûrement dans le but de mieux vivre ensemble. 

Ainsi, la banlieue, pour l'observateur averti, peut être un laboratoire du vivant, du vivre ensemble, du culturel et de ce lien social  parfois tant décrié, à l'image d'un chaudron toujours en plein ébullition.

Le sujet de cette étude portera sur l'Autre en tant qu'être de culture. Plus précisément sur la prégnance de la culture dans la construction identitaire. Ainsi, comme à  l'image de l'œuvre de Georges Devereux, il est peut être possible, d'identifier des invariants culturels mais également à penser la culture comme universelle.

 

Le quotidien précaire dans lequel vie une partie de la population des banlieues, la proximité policière qu'elle subit jour après jour, et tenant compte des rivalités entre bandes de quartiers qui parfois sont meurtrières, sont trois caractéristiques de certaines villes de la banlieue parisienne et plus précisément de certaines cités (les Bosquets à Montfermeilles, les 4000 à La Courneuve, la Grande Borne à Grigny …). Nous remarquons que ces trois éléments, que sont la présence policière, la précarité et les rivalités de voisinage, faisaient aussi partie du décor dans les colonies Françaises et notamment dans les quartiers des colonisés.

Ainsi, en peuplant ces quartiers, comme l'Etat le faisait dans ses territoires colonisés, avec de nombreux travailleurs Africains immigrés des anciennes colonies Françaises  avec leurs familles,  certains problèmes rencontrés pendant l'ère coloniale ont, eux aussi, « immigrés ». Notamment les difficultés économiques de ces familles et cette situation angoissante qu'est le contrôle des papiers d'identité à répétition aux abords des quartiers sensibles. Ces deux faits et plus précisément le second, nous interrogent sur la manière qu'ont, par exemple, les jeunes de ces quartiers de se percevoir comme Français et d'introjecter la culture Française.

En effet, pour appuyer cet argument, pendant ce fameux mois de novembre 2005 la loi prorogeant l'application de la loi N° 55-385 du 3 avril 1955 a été réactivée pendant un certain temps par le gouvernement. Est-ce un hasard si cette loi rétablie pendant un temps, avait été votée à l'Assemblée Nationale au début de la guerre d'Algérie.

Nous savons aujourd'hui que la colonisation a perturbé le processus identitaire des peuples colonisés (un autre exemple, avec les Harkis qui sont des Algériens ayant fui leur pays avec les militaires Français lors de l'indépendance de l'Algérie. Ils se sentaient probablement plus Français mais, en arrivant en France, ils se sont retrouvés parqués dans des camps à la sortie des villages, non reconnus comme français et d'importants problèmes identitaires).

Or, Frantz FANON écrit dans les Damnés de la terre en introduction du chapitre des cas psychiatriques rencontrés pendant la guerre d'Algérie : « La vérité est que la colonisation, dans son essence, se présentait déjà comme une grande pourvoyeuse des hôpitaux psychiatriques. Dans différents travaux scientifiques nous avons, depuis 1954, attiré l'attention des psychiatres français et internationaux sur la difficulté qu'il y avait à « guérir » correctement un colonisé, c'est-à-dire à le rendre homogène de part en part à un milieu social de type colonial. Parce qu'il est une négation systématisée de l'autre, une décision forcenée de refuser à l'autre tout attribut d'humanité, le colonialisme accule le peuple dominé à se poser constamment la question :

« Qui suis-je en réalité ? » »[1].

 

Si nous sommes en accord avec Frantz FANON, alors avant d'immigrer en France, l'individu était toujours à la recherche de son identité. Ce qui, une fois parti de son pays natal, ajouta une difficulté supplémentaire à son « adaptation », « assimilation », « intégration » dans le pays d'accueil. De plus, il a fallu en tant qu'immigré, passer du statut de colonisé à celui de réfugié économique. Lequel des deux a pris le pas sur l'autre ?

Autrement dit, un individu qui a du mal à se reconnaître, à s'identifier ou qui est dans un questionnement identitaire parce qu'il immigre, ses interrogations auront un impact au niveau de l'éducation de ses enfants et de la transmission culturelle, d'autant plus si ce pays d'accueil est l'ancien pays colonisateur. Ainsi ces enfants devraient avoir, eux aussi, un questionnement identitaire qui tendrait vers une ambivalence entre la culture et les normes sociales du pays des origines familiales et celles du pays d'accueil.

 

Pour ce qui est du conflit psychique, le Laplanche et Pontalis le définit plus particulièrement comme résultant  « des exigences internes qui s'opposent.]…[la psychanalyse considère le conflit comme constitutif de l'être humain et ceci dans diverses perspectives : conflit entre le désir et la défense, conflit entre les différents systèmes ou instances, conflits entre les pulsions, conflit oedipien enfin ou non seulement se confrontent des désirs contraires, mais ou ceux-ci s'affrontent à l'interdit »[2].

Cette définition nous dit clairement que le conflit est une composante de l'identité. Pour la population qui nous intéresse ici, le conflit ne peut-être que différent de celui de la population d'accueil ; il en va de même concernant leur quête identitaire.

 

Autrement dit, la construction de l'identité du sujet s'abreuve de son environnement familial et extrafamilial. La culture, sur le plan familial, sera première pour le développement psychique de l'individu. Cependant sur le plan extrafamilial, la culture et les normes sociales du pays dans lequel il vit ainsi que les différentes normes sociales et culturelles de son quartier influeront aussi sur celui-ci.

Par conséquent, le conflit identitaire pour le sujet se situe sur trois plans culturels différents : familial, environnemental (le quartier, la cité) et national.

Illustrons par un exemple notre idée. Aujourd'hui, pour un individu vivant dans une cité de la région parisienne sa culture familiale peut être africaine, la culture de la « cité » pour les 3-30 ans peut être la culture et les normes du hip-hop et la culture nationale est la culture française. Nous remarquons ici trois cultures qui s'alimentent les unes des autres de façon différentes, mais qui sont loin d'être représentatives de la population générale française.

 

 

Selon G. Devereux, « les moyens défensifs que la culture met à la disposition de l'individu afin de lui permettre de refouler ses pulsions culturellement dystones peuvent s'avérer insuffisantes ». Nous pouvons supposer lorsque la culture familiale est différente de la culture nationale, que les moyens défensifs proposés par la société nationale, française par exemple, ne soient pas introjectés ou tout du moins plus difficilement par la population de ces cités, qui dans certains cas les dénient apriori.

Nous faisons donc l'hypothèse que les « moyens défensifs » proposés par  la culture française, au sujet âgé de 3 à 30 ans issu des populations immigrées des anciennes colonies sont, soit difficilement introjectés soit, tout simplement déniés.

Cette population n'a pas la possibilité d'intérioriser suffisamment les normes culturelles françaises qui lui permettraient une certaine « adaptabilité créatrice », c'est-à-dire, entre autre, une certaine identification à la population française. De ce fait, le sujet ne peut pas se libérer de son angoisse afin d'extérioriser ses pulsions dystones à la culture française. D'où, en partie, le malaise ambiant depuis vingt ans dans ces quartiers.

Ainsi, ne faisons plus semblant de s'étonner que les bibliothèques, les écoles sont incendiées par des jeunes « banlieusards ». Les grands penseurs, les hommes politiques et certains éditorialistes s'insurgent contre ces actes de vandalisme des lieux dont la symbolique est le Savoir (moyen défensif culturel). Visiblement ils n'ont pas assez réfléchi au problème qu'ils ne peuvent percevoir que de leur point de vue culturel de blanc européen. Ne leurs en voulons pas, car nous ne pouvons pas penser un sujet dont on ne soupçonne pas l'existence ; la transmission culturelle ?

C'était en juin 1982, toute la famille était réunie devant la fameuse demi-finale France-Allemagne en Espagne. A l'époque j'avais onze ans, loin de comprendre ce qu'il se jouait au niveau culturel à ce moment précis. Pendant les prolongations de ce match j'ai entendu tant d'insulte sur les Allemands et des remarques qui faisaient référence à cette période de l'histoire qu'est  l'occupation, qu'aujourd'hui je constate qu'un traumatisme qui touche l'ensemble d'une population se transmet de génération en génération. Alors je pose la question qui a été traumatisé pendant la colonisation, qui a été dominé ? Certainement pas le peuple de France.

Donc si les Français peuvent avoir autant de rancœur pendant un match de foot après un peuple avec lequel il n'est plus en guerre depuis 37 ans, alors il peut-être humain pour les peuples des anciennes colonies Françaises et de leurs descendants d'en avoir aussi, non ?

Je rappelle que l'occupation allemande n'a durée que 5 à 6 ans. Alors que pour les colonies le traumatisme s'est étalé sur plusieurs générations. Maintenant ouvrez grand vos yeux et observez dans quelles conditions de vies nous (dé-) laissons vivre ces populations dans nos banlieues. Pas d'accès au logement, encore moins au travail, pas d'accès à la vie tout simplement. Voilà où nous mène la « négation culturelle », le déni de l'Autre : à la violence. Pourquoi parle-t-on autant de devoir de mémoire de nos jours ?

Je suis né d'une mère Normande et d'un père Kabyle. Je ne veux pas brûler la France, cependant je ne veux pas que la France m'exclue.

 

A suivre...



[1] F. Fanon, les damnés de la terre, La Découverte & Syros, Paris, 2002, p. 239-240.

[2] J. Laplanche et J-B Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse,Quadrige & Puf, 3ème édition, Paris, 2002, p. 90.

mardi 16 novembre 2010, a 21:29
Tout ça, pour ça.
 


Là, quand même, respect à nos gouvernants, ils ont fait fort, réussir à tenir en haleine une partie de la presse Française autant de temps, chapeau bas, Messieurs.

Faire languir ces pauvres journalistes aussi longtemps avant de leur donner la nouvelle équipe

du gouvernement chargée de conduire à la victoire, aux prochaines élections présidentielles, le candidat de l'UMP, c'est pas gentil.

Parce que, sans trouver les noms, c'était clair, je dirai même limpide, que notre président allait resserrer les rangs.

« Formez les bataillons, en avant marche ! Un, deux, un deux …. »

 

Cette situation me rappelle un film dans lequel Dustin Hoffman   et Robert De niro jouent : les hommes d'influences. Très beau film sur la « scénarisation » de la politique, à voir, le réalisateur apporte un certain éclaircissement sur le sujet.

 

Du point de vue de la perception et des théories de l'information, nous savons que nous percevons les « infos », aussi, en fonction de notre origine sociale, et d'où je viens, je vous le dis franchement, vos méthodes ne me correspondent pas du tout.

Honnêtement, nous faire trois mois sur le sujet ci-dessus, je ne peux pas vous prendre au sérieux. Je me pose souvent la question à laquelle j'ai déjà la réponse, pourquoi n'y a-t-il pas plus de « Denis Robert » ? Où sont-ils ? Pour moi, aujourd'hui, c'est le Zizou du journalisme.

Alors des Zizous, on en veut en équipe de France, le sport donc, mais dès qu'on touche à des secteurs plus sérieux, on nous recrute des individus sans génie.

Ne vous étonnez plus de l'opinion qu'ont les français à votre sujet. Je pense que les Français ont conscience qu'ils ne vivent pas au pays du bonheur. Le Français est romantique, mais quand même.

Alors, ce petit texte ne changera rien, certes, mais je sais qui vous êtes, et ça me fait beaucoup de bien.

 

dimanche 31 octobre 2010, a 11:08
C’est quoi le projet ?
 

 


Aujourd'hui, les jeunes diplômés d'un master, pour la plupart, acceptent des premiers emplois à moins de 1300 € net mensuels (après avoir été stagiaire non ou peu rémunéré).

Rappel de la réalité aux élites : exemple de la vie réelle.

Pour louer un F2 ou T2 le loyer moyen en banlieue limitrophe de Paris est de 800€. Sachant qu'il faut pour avoir la possibilité de bien gérer son budget (ie, avoir une capacité d'endettement) et être en accord avec les principes du marché de la location qui veut que le loyer doit être égal au maximum au tiers du salaire, nous soulignons un vice dans le contrat social : 1300/3 = 433. 33 €. Il manque presque la moitié.

Ainsi, le jeune diplômé est forcé d'avoir un garant, en général ses parents, pour pouvoir les quitter. Le gouvernement a une vision « vintage » - les années 80, c'est fini ! - de l'autonomie et l'émancipation de la jeunesse en France. Nous pouvons généraliser cette vérité à l'ensemble des salariés qui gagnent mensuellement 1300 € et moins.

Il ne reste plus qu' au mieux 500 € (1300-800) pour se nourrir, payer les charges (téléphone, edf-gdf, impôts et impôts locaux, 50% de la carte orange, mutuelle, assurance maison), s'habiller et épargner. Je ne parle pas de ceux qui ont une voiture auxquels nous ajoutons coût d'entretien et assurance de la voiture. Le tout avec 500 € soit les Français sont les rois de gestion de budget, soit ils sont endettés ou surendettés. Malheureusement quand on voit ce qu'on achète avec 100 € je penche pour la deuxième solution.

Force est de constater que le choix politique d'appauvrir les jeunes générations pour mieux les contrôler est une grave erreur.

Nous avons constaté les dégâts de cette stratégie avec des lycéens et collégiens qui font grève pour défendre le régime des retraites. Qu'est-ce que cela signifie ? Tout le monde s'interroge.

En 68, les étudiants se sont mis en grève pour mettre fin à la séparation fille/garçon dans les dortoirs universitaires.  Les temps changent. Fini de rigoler.

Que va-t-il se passer pour la réforme à venir de la sécurité sociale ? Nous sommes en droit de nous poser cette question. A quand les maternelles dans la rue pour défendre le remboursement des soins et des médicaments des maladies infantiles.

C'est démoralisant, vous ne trouvez pas ?

Monsieur Pasqua à l'époque voulait « terroriser les terroristes », les gouvernements successifs depuis ces huit dernières années ont « terrorisé » la jeunesse de ce pays et annihilé tout ses désires d'entreprendre.

Pour conclure, nous nous posons la même question qu'Hannah Arendt : la politique a-t-elle encore un sens ? Et nous rajouterons, quand elle ne se fixe pour seul but la réélection …

 

Gardez le moral.

samedi 25 septembre 2010, a 18:33
Rappel
 

 

Quand l'incompétence s'immisce dans les couloirs du pouvoir.

 

Aujourd'hui, passé 35 ans, mon esprit critique me permet d'analyser et de comprendre les enjeux du pouvoir. Logiquement, les hommes désirant avoir une place dans les hautes sphères des décideurs devraient de par leur parcours susciter le respect, la confiance, l'envie et le bon sens. Ces quatre adjectifs devraient être l'ossature de la personnalité de l'homme qui veut se présenter au suffrage universel quelque soit le niveau visé (de la municipalité à l'élection présidentielle). Cependant, le constat de la réalité laisse un goût amer, aucun des hommes et des femmes politiques de ce pays n'a au moins un des traits cités ci-dessus. En effet la réalité des choses observées par les sciences humaines comme la sociologie, la psychologie, l'ethnopsychiatrie nous montre que l'homme qui dirige est à l'image du monde dans lequel il se meut.

Aux dernières élections une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques ont pris le pouvoir dont les principaux traits de personnalités sont différents de la précédente ce qui est cohérent avec l'évolution des générations qui elles-mêmes suivent l'évolution de la société.

Ainsi, en comparant ces deux générations, j'observe que la culture de la haute bourgeoisie à évoluer aussi. D'une culture humaniste, paternaliste et conservatrice elle est passée à une culture d'arriviste, individualiste et consommatrice.

Là, je souligne une régression. Il est clair que cette génération nous emmène droit dans le mur car les valeurs qu'elle véhicule sont préjudiciables à la nécessité de rassembler un pays. L'individualisme est incompatible au collectif. Cette nouvelle génération ne cache plus son jeu. Elle expose ses valeurs dans les média en manipulant les masses.

Penchons nous sur la «  loi ADN », qui sert à renforcer les préjugés et le conflit d'intérêt. Nous avons pu entendre des membres du gouvernement la présenter comme une avancée pour les immigrants des pays dont les actes civils sont difficiles à prouver, notamment dans les pays africains dévastés par la guerre civile. Ainsi le père, dont les papiers sont en règles, par le biais de test ADN, dont les résultats se basent sur une corrélation des gênes de la mère, pourra faciliter le rapprochement familial de son enfant. J'en prends note. Mais quelle amélioration apporte cette loi sur la régulation des flux migrant. Aucune, elle touchera à peine 5000 personnes par an.

Un deuxième argument diffusé dans les média expliquait que déjà dans 12 pays d'Europe, cette loi existait, par conséquent elle ne pouvait qu'être bonne. Toute cette semaine, je me suis posé cette question : « Comment peut-on avancer un tel argument lorsqu'on est au pouvoir ? ».

Il est clair que cette réponse indique l'irrespect fait aux électeurs et l'évitement de la réponse. La peine de mort existe dans un grand nombre de pays, ce n'est pas pour cela que c'est une bonne loi. Faire autant d'années d'étude pour sortir de telles imbécillités, sans avoir honte, c'est terrible pour le peuple de France.

Ne soyons pas naïfs, cette loi est un message clair envoyé à l'électorat de la droite dure et l'extrême droite, en vue des élections municipales.

Notre président avec sa culture de résultat ne supporterait pas un échec au municipale. Cependant, je me permets de rappeler que cette culture engendre des psychopathologies, cqfd. Les études sur « le monde du travail » le montre de plus en plus.

Voilà où mène la manipulation des masses. A faire une loi discriminante qui touchera très peu de personnes et qui pour une réforme sur l'immigration va avoir très peu d'effet sur la régulation des flux. Ainsi cela ne résout rien, en fait c'est une « réformette », qui en revanche d'un point de vue politique est très tendancieuse donc dangereuse. Où est le bon sens dans cette loi ? Nulle part.

Force est de constater le niveau d'incompétence de la nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques à diriger notre pays. Néanmoins nous pouvons que nous émerveiller devant tant d'intelligence et d'ingéniosité donc de compétence mis en place pour le gain d'une élection électorale.

C'est là le quiproquo, les politiques ne s'occupent que de leur carrière, alors que le peuple attend qu'ils s'occupent d'eux. Dieu sait (s'il existe, bien sûr) que ce n'est pas nouveau.

 

Par conséquent, je peux crier haut et fort que les individus qui nous dirigent sont incompétents. Leur but n'est pas de rendre le citoyen intelligent car il ne serait plus manipulable. Leur unique but est de satisfaire leurs besoins, ne l'oublions jamais.

 

samedi 25 septembre 2010, a 12:12
Réveillons-nous !!!
 

La France, le pays des droits de l'homme, le pays de l'abolition de l'esclavage, ce pays qui a promulgué une certaine idée du progrès de la civilisation inspirée du siècle des lumières, à travers le monde, mais surtout dans ses colonies ; cette France, malheureusement, aux vues des derniers événements du début du mois de novembre 2005, Oui, cette France n'a pas réussi à propager cet idéal auquel elle tenait tant.

Martin Lutherking disait « I have a dream … ».

 Le jour où j'ai appris la mort de ces deux jeunes garçons de Clichy ainsi que les deux adultes assassinés dans les cités de la banlieue parisienne, mes rêveries nocturnes ont disparu. Ces deux enfants sont morts en voulant échapper à un contrôle de police et les deux adultes sont morts lynchés par deux groupes de jeunes gens différents.

Pour ces faits indiscutablement graves et alarmant, la question n'est pas pourquoi la police française ou ces jeunes en sont arrivés à de tels actes, mais comment les hommes politiques de ce pays qui décident, qui sont censés, par leurs actions élever le niveau des citoyens afin que notre société tende vers le progrès, au sens bien sûr, de celui désiré par certains auteurs du siècle des lumières, comment ces hommes politiques ont-ils pu abandonner la France pour qu'elle en arrive à ce stade de « dé-citoyenneté » , au stade ou les institutions de ce pays ne respectent plus les citoyens et ou les citoyens ne se respectent plus.

Bilan : aujourd'hui dans cette « République », au XXIième siècle nous ne savons toujours pas vivre ensemble. Nous sommes bien obligés de constater que les hommes politiques de ce pays et leur parti (le nombre d'adhérents pour les deux grands partis français compte au total moins de 500000 personnes) qui sont édifiés en un système hiérarchique pyramidal n'est plus performant pour la majeur partie des citoyens français (je rappelle que nous sommes 60 millions en France ; que 50% de la population votante oublie de se rendre aux urnes le jour d'une élection présidentielle).

Ainsi, vu que ces structures politiciennes ne fonctionnent plus, voire même ne servent plus à rien, alors, le collectif que je représente, en appelle à tous ceux qui liront ce texte à se mobiliser afin de se réunir en collectifs apartistes, c'est-à-dire d'aucune appartenance politique représentée actuellement en France,  dans chaque quartier, dans chaque rue, dans chaque immeuble, qui auront pour but de redonner à chaque citoyens français la possibilité d'avoir accès, s'il le désire à la vie politique de ce pays, c'est-à-dire au sens de participation à la vie de la cité. Ainsi, la croissance et la propagation de ces collectifs, sur tout le territoire français, leur permettront de devenir une force politique active qui, une fois en nombre suffisant, pourra peser réellement sur la vie politique de ce pays.

Nous en appelons aux déçus de la politique politicienne, aux exclus, aux résidents en France qui n'ont pas la nationalité française, aux travailleurs, aux chômeurs, aux professions libérales, aux intellectuels, aux entrepreneurs … en d'autres termes à tous ceux vivants dans ce pays à s'organiser en collectif afin de rompre avec les anciennes traditions de ce pays. C'est-à-dire que nous ne voulons plus qu'une minorité nous impose une certaine façon de vivre et de penser, nous ne voulons plus élire un chef d'Etat qui règnera avec son parti tel le un roi dans une monarchie absolue. Comme vous l'avez compris, il nous faut changer le pouvoir politique établi de manière verticale.

Pour réussir cette entreprise, je serai d'avis à ce que l'on médite la pensée d'Hanna Arendt à ce sujet. Elle nous dit : « Nous voulons participer, déclarent les conseils, nous voulons discuter et faire entendre publiquement notre voix, nous voulons avoir la possibilité de déterminer l'orientation politique de notre pays. Puisque ce pays est trop vaste et trop peuplé pour que nous puissions nous rassembler tous en vue de déterminer notre avenir, nous avons besoin d'un certains nombre de lieux politiques. L'isoloir à l'intérieur duquel nous déposons notre bulletin de vote est certainement trop étroit, car seule une personne peut s'y tenir. Les partis ne servent plus à rien. Nous ne sommes, pour la plupart, que des électeurs que l'on manipule. [(Souvenons nous du 21 avril 2002)]. Mais que l'on accorde seulement à dix d'entre nous la possibilité de s'asseoir autour d'une table, chacun exprimant son opinion et chacun écoutant celle des autres, alors, de cet échanges d'opinions, une opinions formée rationnellement pourra se dégager. De cette façon également nous verrons quel est celui d'entre nous qui est le plus qualifié pour aller exposer nos vues devant le conseil situé à l'échelon supérieur, où ces vues, par la confrontation avec d'autres, se clarifieront à leur tour et serons révisées ou infirmées ». Et ces « moyens de participer devraient s'offrir à tous.

J'aperçois, dans cette direction, la possibilité d'aboutir à une conception nouvelle de l'Etat. Un Etat constitué de cette façon, à partir des conseils, auquel le principe de souveraineté demeurerait totalement étranger, aurait admirablement vocation pour réaliser des fédérations de types divers, en particulier parce que la base même de son pouvoir s'établirait sur un plan horizontal et non vertical ». (Du mensonge à la violence, 1972)

Voilà comment j'appréhende l'établissement des collectifs, qu'elle nomme conseils, et comment notre collectif imagine la possibilité que quelque soit notre origine ethnique, sociale et religieuse nous puissions par cette possibilité se représenter et/ou être représenté afin que puisse être rétabli les valeurs républicaines fondamentales de ce pays.

En effet, si chacun à la possibilité de trouver sa place au sein d'un regroupement de personnes, à l'intérieur duquel il peut confronter dignement ses idées, afin de partager les conclusions de ces débats avec ses concitoyens et que les conclusions établies soient elles-mêmes discutées à un niveau supérieur par la personne désignée par le groupe, alors les idées débattues proviendront de la base et non plus d'une certaine élite.

Ainsi, nous obtenons une horizontalité au sein du débat d'idée. Par conséquent, les décisions issues de la base pourront être revendiquées et défendues par les représentants de chaque groupe aux niveaux supérieurs. Les représentants désignés, quant à eux, pourront être, à tout moment, destitués de leur fonction par le groupe, si celui-ci estime qu'il n'est plus à même de les représenter.

 

J'ai conscience que ce que j'écris ici, est pour l'instant utopique, mais l'avenir nous appartient. Ceux qui dirigent, aujourd'hui, ne peuvent plus rien pour nous, ainsi que nous le constatons chaque jour que nous vivons. Ce constat ainsi établit, nous devons nous prendre en main tels des citoyens responsables afin de ne plus se sentir frustré, incapable et incompétent de nous occuper de notre propre futur et par conséquent celui de nos enfants.

Alors nous invitons tous ceux qui se sentent toucher de près ou de loin par ce projet à se mobiliser à la construction active de collectifs. Je terminerai par une citation de Frantz Fanon qui représente totalement l'esprit dans lequel cette action doit être menée : « Amener l'homme à être actionnel, en maintenant dans sa circularité le respect des valeurs fondamentales qui font un monde humain, telle est la première urgence de celui qui, après avoir réfléchi, s'apprête à agir. » (Peau noire, masques blancs ; 1952).

samedi 25 septembre 2010, a 11:43
merci lisabuzz
 

Cestlhistoired1mec

Aldoc


Qui a dit que la blogosphère n était qu un ramassis de petites confidences sans intérêt ? Cette personne n a visiblement pas lu Cestlhistoired1mec. Car Aldoc, tout en classe et en retenue, y démontre que les blogs n ont rien à envier à la meilleure littérature. Une réussite spectaculaire et durable.

je suis de retour ...

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inch'allah...c&...

Vive les Tunisiennes et les Tunisiens. nettoue (23/01/2011 17:33)

Je viens de chez ma ...

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bonjour le fils de ....

La neige, la neige, la neige ? Madame x (25/12/2010 08:28)

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