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cestlhistoired1mec
dimanche 26 août 2007, a 11:27
Apports théoriques ethnopsychiatrique et psychosociaux en soutient à l’article précédent.

Du normal au pathologique.  

Il n'est jamais facile de délimiter la frontière du normal et du pathologique. Nous ne pouvons le faire que d'un point vu théorique. C'est toujours une comparaison entre deux choses ; l'objet que nous voulons comparer pour le situer par rapport à un autre.

En psychologie, nous évaluons la normalité en observant les écarts existant entre un individu et sa population de référence.

En psychiatrie, nous comparons les symptômes du patient aux syndromes définis par la nosographie pour établir le diagnostic.

Ainsi la difficulté principale est d'effectuer un diagnostic cohérent. Pour ce faire il faut tenir compte de l'effet du groupe sur l'individu et plus précisément l'influence que la culture a sur les pathologies. En effet, G. Devereux ethnopsychiatre, nous prévient qu'il faut s'efforcer de confronter et coordonner le concept culture avec le couple conceptuel de « normalité - anormalité ». Il nous précise que la normalité n'est pas issue du concept d'adaptation car cette théorie ne prend pas en compte les sociétés malades ; c'est pourquoi l'adaptation ne peut être un critère de la santé mentale. Par conséquent, pour l'ethnopsychiatrie le couple « normalité – anormalité » s'observe sous l'angle de la culture et de la psychiatrie.

 

L'inconscient.  

Si nous introduisons le concept de culture comme élément  de diagnostic, il faut aborder l'inconscient tel que G. Devereux l'a défini en le séparant en deux parties. La première est le segment inconscient de la personnalité ethnique et la deuxième est l'inconscient idiosyncrasique (l'inconscient freudien).

Il définie le segment inconscient de la personnalité ethnique pour l'individu comme cette part de son inconscient total qu'il possède en commun avec la plupart des membres de sa culture. Il est composé de tout ce que conformément aux exigences fondamentales de sa culture, chaque génération apprend elle-même à refouler puis, à son tour, force la génération suivante à refouler. Il change comme change la culture et se transmet comme se transmet la culture par une sorte d'enseignement et non biologiquement. Pour G. Devereux, l'inconscient ethnique s'acquiert exactement comme s'acquiert le caractère ethnique. C'est pourquoi tous les membres d'une même culture possèdent en commun  un certains nombres de conflits inconscients. De plus, il nous indique que le matériel qui constitue l'inconscient ethnique est maintenu à l'état refoulé par certains mécanismes de défense, renforcés et souvent même fournis par les pressions culturelles.

Ces moyens défensifs servent aux individus à refouler leurs pulsions culturellement dystones. Cependant ces moyens peuvent être insuffisant, alors la culture tend à fournir, paradoxalement, certains moyens culturels qui permettent à ces pulsions de s'exprimer marginalement.

 

Pour ce qui est de l'inconscient idiosyncrasique, selon G. Devereux, il se compose des éléments que l'individu a été contraint de refouler sous l'action des stress unique et spécifique qu'il a dû subir. Ces stress peuvent être de deux genres : d'une part, les expériences qui sans être typique d'une culture donnée – c'est-à-dire sans refléter le modèle culturel de base -, surviennent assez fréquemment pour être reconnues et reformulées culturellement. D'autre part, les expériences qui ne sont ni caractéristiques d'une culture, ni numériquement fréquentes, mais qui atteignent certains individus particulièrement malheureux.

Ainsi, les traumatismes idiosyncrasiques engendrent chez les individus des conflits localisés de manière permanente dans l'inconscient « privé ».

Le traumatisme.  

Aux vues de ces définitions, il nous faut préciser le concept de traumatisme au sens de G. Devereux.

Pour lui, le stress s'applique aux forces nocives qui atteignent l'individu et le traumatisme est le résultat nocif de l'impact de ces forces. En effet, les conséquences du stress peuvent être parfois « négatif » ou « positif » pour l'individu. Il indique que dans les situations culturelles un stress sera traumatisant quand il est atypique, quand il est typique mais intense ou prématuré. Il définie, d'une part, un stress comme atypique si la culture ne dispose d'aucune défense préétablie, « produite en série », susceptible d'en atténuer ou d'en amortir le choc. D'autre part, un stress typique fréquent ou prématuré mais intense est traumatisant car l'individu n'a pas encore introjecté les moyens défensifs culturels qui lui permettrait d'en atténuer le choc.

 

Typologie ethnopsychiatrique des névroses et des psychoses.  

Les désordres de la personnalité sont déterminés par quatre catégories :

Les désordres sacrés ou chamaniques concernent les chamans, les guérisseurs dont les conflits se situent au niveau des segments inconscients de la personnalité ethnique. leurs symptômes et leurs conflits sont structurés de façons conventionnelles au niveau culturel.Les désordres ethniques sont agencés et structurés culturellement de façon complexe et leur caractère est multidimensionnel. Autrement dit, la culture les rend normaux. G. Devereux a observé que la culture donne des indications sur les modes d'emploi abusif qui permettent aux individus de palier aux situations de stress.  

 

 

 L'individu et le groupe.  

Tout individu est entouré de multiples groupes, mais il se reconnaît plus dans certains que dans d'autres.

Le premier est celui de la famille, il renseigne sur la filiation de l'individu en son sein. Il donne aussi l'identité « administrative » qui permet de s'identifier par son patronyme, son origine ethnique et culturelle et sa classe sociale. En effet, le sujet se construit au contact de l'autre, et en l'occurrence, ici, ce sont les parents, les frères et sœurs, mais aussi les oncles, tantes, etc. Les premières identifications se font donc en interaction avec le groupe « famille » qui transmettra les usages, les coutumes, la religion à l'individu qui en est issu.

Ainsi, du point de vue psychologique, le sujet assimile certains objets du groupe famille tels que l'imago parentale et la culture, qu'il incorpore entièrement ou partiellement, pour construire les bases de sa personnalité.

 

Du point de vue de la psychologie sociale, on parle d'identité sociale, c'est-à-dire que l'individu se détermine en fonction de plusieurs groupes. Selon H. TAJFEL l'identité sociale est la partie de soi qui provient de la conscience qu'a l'individu d'appartenir à un groupe social (ou à des groupes sociaux), ainsi que la valeur et la signification émotionnelle qu'il attache à cette appartenance[1].

D'une part, cette définition nous indique que l'identification avec les groupes extérieurs à la famille  se fait après les identifications familiales et à l'âge ou l'individu est conscient des choses.

D'autre part, il est aussi question d'investissement d'objet et de l'intensité de l'affect investit sur ce même objet. Ainsi, à la différence du groupe familiale, l'individu choisit les groupes auxquels il appartient ou souhaite appartenir.

Quant au « soi », pour MEAD, il est une représentation consciente que l'individu se fait de lui-même qu'il nomme « moi », mais pas seulement. Il prend en compte le « je » qui est dans l'action de façon non consciente comme l'ensemble des habitudes automatisées de l'individu.

Ainsi, pour AZZI et KLEIN, en s'inspirant de MEAD, l'identification au groupe se fait d'une façon non consciente (je) et consciente (moi). Le « je » correspond aux introjections culturelles du groupe famille, c'est-à-dire les valeurs, les normes et les règles que le sujet intériorise. Le « moi », lui, serait la partie consciente qu'a l'individu de son identité culturelle. Par conséquent, pour ces auteurs, il y aurait deux formes d'identifications sociales : l'une implicite le « je », l'autre explicite le « moi ».

 

 Les relations intergroupes.  

Les groupes entrent en interaction sous au moins deux formes : le conflit ou la coopération. En général, ces types d'interactions dépendent des besoins et des intérêts des groupes. Mais, avant de rentrer en relation, ils savent se différencier les uns des autres, par le biais de la catégorisation social, des stéréotypes et préjugés qu'ils attribuent aux autres groupes.

Par exemple, dans une ville de banlieue ou la population représente diverses communautés, nous voyons, le matin, les travailleurs Africains, Français, Asiatiques prendre les mêmes transports en communs et observer des valeurs de respect, de politesse, ou indifférenciation. Mais dès qu'un acte malveillant, comme les incendies de voitures, est reconnu d'une communauté à une autre, alors les préjugés et les stéréotypes se révèlent au grand jour. Les Africains seront accusés par les Français de ne pas savoir éduquer leurs enfants, puis de vivre à quinze familles dans un trois pièces, etc.

Cependant les stéréotypes et les préjugés sont rarement à l'origine du conflit, néanmoins ils l'étayent. Les émeutes de Novembre 2005, suite à la mort de deux enfants de Clichy sous Bois, ne peuvent se comprendre, uniquement, par le fait que ces émeutiers n'aiment pas les policiers et qu'ils sont en perpétuel conflit avec les force de l'ordre. Les raisons de ces émeutes étaient tout autres. Elles s'expliquent peut-être mieux, par le fait que ces jeunes en ont assez de ce harcèlement policier au quotidien, qu'ils se sont imaginés, très facilement, dans la situation de ces deux enfants, qui courraient pour échapper à un contrôle de police. De là, ils ont exprimé leur mécontentement de la façon dont ils estiment être traités en France.

L'intérêt collectif de ces agitateurs était de revendiquer une autre place dans la société et notamment celle que détiennent les blancs Français. En effet, ils aspirent, eux aussi à un confort de vie, au droit au travail, au droit au logement, c'est-à-dire d'avoir la possibilité de se projeter dans l'avenir afin d'y croire, comme tout individu.

Néanmoins, la coopération est aussi possible. Mais pour cela, encore faut-il avoir des intérêts ou des valeurs en communs. Heureusement cela se produit parfois. L'exemple le plus actuel est peut-être celui des « sans papiers ». En effet, en France, des individus, d'origines ethniques différentes, travaillent ensemble dans le but d'obtenir la régularisation administrative de ces « réfugiés économiques ou politique» et se mobilisent afin que ces personnes reçoivent un traitement digne, respectant la déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948).

 

   Les normes et valeurs sociales.  

G-N. FISCHER définit les normes comme un type de pression cognitive et psychosociale se référant à des valeurs dominantes et des opinions partagées dans une société ; elle s'exprime sous forme de règles de conduite plus ou moins explicite en vue d'obtenir des comportements appropriés socialement[2].

Les normes se réfèrent aux valeurs communes d'un groupe ou de la société et elles impliquent une conformité du groupe. De plus, celles-ci comportent un jugement de valeur qui est lié aux principes moraux de la société.

Aujourd'hui, dans notre société un sujet se doit de travailler afin de subvenir à ses besoins. En outre, s'il vit en couple et perd son emploi, le fait de se retrouver oisif, pourrait faire dire aux personnes de sa belle-famille, par exemple, qu'il profite de sa situation, en ne retrouvant pas un  emploi très vite, et celles-ci finiraient par le soupçonner de fainéantise. Car dans ce cas, la norme travail est associée au principe moral de la société qui implique, surtout pour l'homme du couple, que vivre au dépend de sa femme n'est pas morale. Ainsi, nous pouvons souligner que tout comportements marginaux ou déviants, donc hors normes sont, soit sanctionnés implicitement, soit explicitement.

 

 La culture.  

Selon le Petit Larousse Illustré, la culture est un ensemble des usages, des coutumes, des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent et distinguent un groupe, une société[3].

La culture s'observe dans un groupe, dans une catégorie ou dans une société. Elle regroupe, aussi, plusieurs champs tels que le savoir, l'art, la religion, le « savoir-faire » et le « savoir-être ».

 

 La culture du groupe.  

Elle est fonction, pour une famille, de son origine ethnique, de sa catégorie sociale et du pays dans lequel elle vit. La catégorie sociale définit souvent le lieu d'habitation de la famille. En effet, il y a plus de catégories sociales favorisées résidant à Neuilly sur seine, qu'à la Courneuve même si certaines d'entre elles y sont présentes. Il en va de même pour les catégories sociales moins favorisées.

Pour un individu, sa culture sera issue de sa famille, de l'endroit où il habite et de la société dans laquelle il évolue.

Ainsi, nous distinguons trois formes de culture importantes, à divers degrés, dans la construction identitaire du sujet : la culture familiale, la culture de l'environnement proche du sujet, c'est-à-dire la culture de son quartier et la culture de la société dans laquelle il vit. Par conséquent, la construction identitaire pour l'individu est le produit de cette imbrication culturelle.

 

 La culture familiale.  

C'est la culture transmise par la famille. La famille transmet au sujet ses usages qui englobent ses normes et ses valeurs morales, ses coutumes, sa religion, son savoir et ses connaissances artistiques.

Pour G. Devereux, elle transmet aussi autre chose qu'il nomme l'inconscient culturel. Il le définit faisant partie de l'inconscient, mais concernant uniquement le matériel refoulé qui comprend les représentations des expériences objectives extérieures et les expériences subjectives intérieures. Il ajoute que cet inconscient culturel se compose des mécanismes de défenses et la majeure partie du Sur-Moi. De plus, il le divise en deux groupes : le segment inconscient de la personnalité ethnique et l'inconscient idiosyncrasique.

Pour ce qui nous concerne dans ce paragraphe, nous définirons que le premier groupe. « L'inconscient ethnique d'un individu est cette part de son inconscient total qu'il possède en commun avec la plupart des membres de sa culture. Il est composé de tout ce que, conformément aux exigences fondamentales de sa culture, chaque génération apprend elle-même à refouler puis, à son tour, force la génération suivante à refouler. Il change comme change la culture et se transmet comme se transmet la culture … »[4].

Ainsi, nous constatons que, pour cet auteur, chaque ethnie à une partie de son inconscient différente des autres ethnies. Ce segment inconscient de la personnalité ethnique, pour l'immigrant serait peut-être une partie de ses difficultés liées au passage d'une société à l'autre ou d'une culture à une autre. Nous soulignons que pour l'immigré, qui a vécu la fin de la période coloniale, quittant son pays anciennement colonisé, pour s'installer dans le pays colonisateur, vient s'ajouter une difficulté supplémentaire à son établissement chez son ancien « bourreau ».

 

 La culture du sujet influencée par son environnement.  

Dans une même ville de banlieue, selon les quartiers, les différences en termes d'habitations, de populations, de culture peuvent être significatives. Certains quartiers de type pavillonnaires auront une population qui tend vers l'homogénéité et une moindre variabilité culturelle alors que d'autres quartiers auront une population plus dense qui habitent dans des « blocs » et les cultures présentes pourront, dans certains cas, être extrêmement nombreuses. Une telle disparité culturelle, à l'intérieur même d'un quartier, nous fait dire que pour le sujet qui se construit, ces différentes cultures participeront de près ou de loin à la construction de sa personnalité. Prenons un exemple simple pour illustrer notre idée.

Dans les quartiers qu'ils soient difficiles ou non, nous faisons le constat que les cultures des différentes ethnies se métissent. En effet, il n'est pas rare de voir certains Français, blancs, de cités, dans lesquelles une population musulmane est fortement représentée, faire le jeûne du ramadan, sans être converti à l'Islam.

De plus, une culture artistique est en perpétuel développement au sein de ces quartiers, notamment à travers le mouvement appelé Hip-Hop. Il regroupe des arts différents comme la danse, le chant, la musique, les arts graphiques et la mode. Il existe à travers des associations, des labels musicaux et se donne en représentations amateurs ou professionnelles. Les individus de ces quartiers se mobilisent pour trouver des solutions, entre autres, par le biais de la culture, qui leur permettent de se sentir en vie et de palier les difficultés qu'ils rencontrent au quotidien. Ainsi, ils se créent des espaces qui leur permettront de refouler leurs pulsions culturellement dystonnes.

Les psychologues sociaux nous disent que ces populations créent de nouvelles normes sociales. Certes, mais sur quelles bases et comment ? Georges DEVEREUX apporte une précision non négligeable. Comme lui, nous pensons plutôt, que ces individus inventent des « moyens défensifs » par leur capacité à mobiliser leur  « adaptabilité créatrice ». Nous développerons plus loin cette idée.

 

 La culture Française.  

Elle est riche, ancienne et diversifié. Elle rassemble les cultures régionales qui la composent et les influences extérieures qui l'ont modelée tout au long de son histoire. La première université française, à Paris, date du XIIème siècle. L'enseignement en France, obligatoire jusqu'à seize ans, est, l'un des principaux canaux de diffusion de la culture conjointement avec les média nationaux et le fonctionnement des administrations comme le ministère de la culture et la communication.

Son histoire et son rayonnement passé, sa langue, les philosophes des lumières ont influencés des grands courants de pensées dans le monde. La gastronomie, le patrimoine culturel, les arts, le savoir vivre et le sport sont les principaux constituants de la culture française.

En outre, il faut tenir compte, des valeurs républicaines qu'elle défend comme la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789), la laïcité (1905), mais aussi l'influence de la religion catholique qui est encore aujourd'hui la plus représentée même si, ces derniers temps un recul au niveau de la pratique est constaté.

Enfin, les valeurs traditionnelles et morales, les diverses politiques culturelles, les normes sociales et les coutumes participent, au plan national, à la culture française. Il est difficile de définir complètement une culture, mais en balayant largement les grands traits qui constituent la culture française, notre but est d'apporter quelques éléments indicatifs en rapport avec notre sujet.

 

 La culture selon Georges DEVEREUX.  

Pour G. DEVEREUX, la culture, d'une part, induit « un processus psychologique de réification qui exerce une influence sur les personnes en tant que composante de la personnalité de chacun » ; c'est-à-dire, que les individus transforment en chose ou en objet ce qui est de l'ordre de la simple représentation mentale.

D'autre part, la culture « est un système standardisé de défense et qui, par conséquent, est solidaire des fonctions du Moi, puisque le Moi se définit, en grande partie, dans la psychanalyse, par les mécanismes de défense »[5].

Lorsque l'immigré entre en contacte avec le pays qui l'accueil, il se trouve face à une culture différente de la sienne. Dans le but de s'intégrer, il devra mobiliser en tant qu'homme, donc être de culture, sa capacité « d'adaptabilité créatrice » ; c'est-à-dire, que l'homme « fonctionne en tant que créateur, créature, manipulateur et médiateur de culture en tout lieu et de la même manière ». Ainsi, par le concept de sublimation, il peut arriver à s'établir dans cette nouvelle société.

En effet, pour l'auteur, le concept d'adaptation ne peut être utilisé, car dans le cas d'une société malade, l'individu sain et rationnel s'y adapterait en restant normal, donc sans introjecter les normes culturelles de la société, ce qui nous semble pas logique.

Tout au long de sa vie, l'homme sera confronté au stress et subira des traumatismes. G. DEVEREUX apporte une précision sur ces deux notions. « Le stress est lié uniquement aux forces nocives qui atteignent l'individu ; le traumatisme, aux résultats nocifs de l'impact de ces forces ».

Selon les individus, l'impacte de ces forces varie en fonction de la capacité du sujet à mobiliser la disponibilité des défenses dans la situation stressante.

De plus, il distingue le stress typique et atypique. Le premier peut être imagé par le cambriolage. Une personne qui rentre chez elle et constate qu'elle a été cambriolée, sera traumatisée car le stress ressenti aura été de forte intensité. Cependant, le rituel qui accompagne cette situation, comme faire une déclaration à son assureur et déposer une plainte au commissariat, ajouté au fait que de parler de cet évènement traumatique en atténuera l'intensité, est un moyen défensif culturel.

Le deuxième : « si la culture ne dispose d'aucune défense préétablie, « produite en série », susceptible d'en atténuer ou d'en amortir le choc », alors ce stress sera atypique.

 

 Les moyens défensifs culturels.  

Qu'est-ce qu'un moyen défensif culturel ? C'est un élément ou un trait culturel qui permet de faire face à une situation humaine traumatisante afin de préserver le sujet d'un désordre psychique. Ainsi, pour G. DEVEREUX, « les moyens défensifs » que la culture met à la disposition de l'individu lui permettent de refouler ses pulsions culturellement dystones ».

Par exemple, les rites accompagnants la mort dans notre société, sont sensés faciliter l'acceptation de la perte d'un être cher, et donner la possibilité aux survivants de faire leur deuil. Ces rites sont un moyen défensif culturel.

L'auteur d' « Essais d'ethnopsychiatrie générale », nous donne l'exemple de la nage en indiquant que « le Boschiman du désert de Kalahari a fort peu de chance de tomber en eau profonde, la culture Boschiman ne fournit probablement pas à ses membres une défense contre ce genre de stress. L'enfant Boschiman n'apprend pas à nager. »[6]. La nage, ici, peut être un moyen défensif qui permet dans ce cas d'éviter le stress qui accompagne le fait de tomber à l'eau et de ne pas savoir nager.

[1] A-E. Azzi et O. Klein, « psychologie sociale et relation intergroupes » Les Topos, Dunod, Paris, 1998, p.66.

 

[2] G-N. Fischer, Les concepts fondamentaux de la psychologie sociale, Dunod, Paris, 1996, p. 63-64.

[3] Le Petit Larousse Illustré, Dictionnaire, Larousse Bordas, Paris, 1997.

 

[4] G. Devereux, Essais d'ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p.4-5.

[5] G. Devereux, Essais d'ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, Chap. I.

[6] G. Devereux, Essais d'ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p. 9.

 

samedi 08 mars 2008, a 11:18
Municipales : vote sanction ou vote d’approbation ?

Aujourd'hui, la France vote. Moins d'un an après avoir élu son président, la France va indirectement sanctionner la politique du gouvernement ou pas.

A mon humble avis, il y aura pour ceux qui se déplaceront une grande envie de faire usage du vote sanction.

En effet, cette élection ne bénéficie pas de l'engouement des présidentielles, de la sur-diffusion de communication par le biais des média notamment télévisuels.

Pour le dire autrement, la manipulation des masses est donc amoindrie.


Par conséquent il y a forte chance que le parti de l'UMP se réveille lundi avec une « gueule de bois »comme il n'a jamais connu. Si tel est le cas : les gens de ce parti devront trouver un autre argument que celui si souvent avancé pour calmer toute velléité de l'adversité : « les Français ont élu Mr le président pour son programme et blablabla… » afin de décrédibiliser les arguments des opposants.

De plus, ces élections seront un révélateur de l'état du FN. Nous constaterons si ce parti est fini ou pas. Malheureusement, si la réponse à ce constat est négative, je me demande qu'aura gagné la France depuis les dernières élections présidentielles.


Il se peut également que si l'UMP prend une sévère déculottée en perdant des grandes villes comme Marseille, il est à craindre des dissidences en son sein qui accentueront les difficultés à gouverner ce pays.

Sachant que de grandes négociations sociales sont prévues pour cette années, l'après municipales risque d'être très conflictuelle entre la rue et le gouvernement.

 

Ainsi, seule une très forte abstention pourrait sauvé le gouvernement.

Si c'était le cas, chaque citoyen devra se poser la question de l'utilité du suffrage universel tel qu'il est usité en France. Vu l'incompétence des hommes politiques, tous partis confondus, à quoi sert-il de voter ? Gauche ou Droite même combat : accéder au pouvoir.

 

Aujourd'hui, le vote est un vote contre et non pour. Nous votons contre le pire et non pour le meilleur. On vote contre le FN, ainsi en votant contre le FN on vote non par choix mais par défaut UMP/PS.

Dans ce contexte la démocratie ne peut être que déséquilibrée  par l'incompétence car dans ce système, il n'est jamais question du meilleur.

 

Bonne réflexion citoyenne.

samedi 08 mars 2008, a 09:51
De qui se moque-t-on ? Des pauvres …

Le gouvernement pour relancer le pouvoir d'achat, a eu la brillante idée de donner la possibilité aux salariés de racheter leurs congés. Il aurait été plus simple et plus honnête d'augmenter les salaires, mais l'honnêteté est le plus souvent forclose chez les gouvernants de notre pays.

Alors pourquoi est-ce une arnaque ?

Un jour de repos est égal à un jour non travaillé et payé, et lorsqu'on décide de se faire payer ce jour de congé, on perd ce jour de repos, ainsi on travaille et ce jour travaillé est lui soumis à l'impôt. Là, je dis bien vu le gouvernement. La crise aidant dans une entreprise comme FT un quarts des employés ont demandé ce rachat (que font les syndicats chez FT, on se demande, alors que le besoin de pédagogie est flagrant car ils n'ont pas su expliquer cette arnaque aux employés). C'est double jackpot pour l'Etat.

Pour que cela ne fût pas une arnaque, il aurait fallu racheter au double ce jour de congé (mais cela faisait une trop grosse somme d'argent d'un point de vu macro-économique. Et oui, 60€ en moyenne fois 22555 salariée, alors 60€ fois 2 fois 22555, faites le compte.

 

Ce type de proposition est une honte, s'attaquer aux plus faibles est pire que tout. Cependant cela nous donne une indication sur l'équipe de bras cassés qui dirige la France. Je ne suis en aucun cas de la LCR ou quelques autres partis, je tiens  à le préciser. Mais là, chaque salarié qui a fait cette demande « me fait penser à un crocodile qui rentre dans une maroquinerie » (Coluche).

 

Ce petit exemple me permet de rebondir sur des idées du moments qui circulent dans certaines sphères bien pensantes telles que la lutte des classes c'est fini, voir même il n'y a plus de classes sociales dans l'esprit des gens.

Peut-être, mais dans les têtes qui nous dirigent, les différentiations sont bien présentes.

 

Que la réflexion survive ….

mardi 04 mars 2008, a 11:32
Que font la plupart des journalistes ? Du poeple ...

Alors que notre pays est en crise économique, identitaire et sociale, l'élite journalistique française se met à faire du people. Bizarre, quand on se souvient des discours de certains sur ce type de presse, nous sommes en droit de nous poser la question : les journalistes, plus précisément ceux qui s'occupent de politique, ont-ils retourné leur veste ?

 

Ou est passée l'étique, la déontologie et la méthodologie de cette corporation. Peut-être un début de réponse lié au besoin de bénéfice qui dans tous les secteurs a déplacé le curseur de l'échelle des valeurs. Mon étonnement reste entier sur ces choix éditoriaux. Alors qu'il y aurait tant à critiquer, au sens étymologique du terme, sur les choix stratégiques de l'Europe, sur les choix économiques, sur les réformes etc,etc…

 

Un exemple concret de reforme importante et urgente : réformer Bercy, la façon de prélever l'impôt, la première réforme à faire était sûrement celle-ci du point de vue d'un citoyen landa.

Cependant, d'un point de vue de candidat, c'est le paquet fiscal. Et oui, chers concitoyens, il faut rembourser la campagne électorale. Et à qui ? A ceux qui ont prêté l'argent, ceux dont on parle dans les ou « leur » journaux, ceux qui prêtent leur bateau ou leur avion.

 

Mais le pire dans tout ça, c'est que les journalistes viennent se justifier de la façon du moment de traiter l'information politique dans des émissions télés. Là, être corporatiste à ce point, c'est navrant car ils ne s'en rendent même pas compte.

Enfin, il y en a un qui rigole et qui a raison, c'est notre président. Mais je souligne juste une chose, nous sommes en début de mandat. Dans cinq ans, il en sera autrement. Vivement 2012.

Bonne année 2008.

dimanche 16 décembre 2007, a 11:54
Le prince Jean est au pouvoir, mais ou sont Richard et Robin des bois.

De qui se moque-t-on ? Des cons …

 

Le gouvernement pour relancer le pouvoir d'achat, a eu la brillante idée de donner la possibilité aux salariés de racheter leurs congés. Il aurait été plus simple et plus honnête d'augmenter les salaires, mais l'honnêteté est le plus souvent forclose chez les gouvernants de notre pays.

Alors pourquoi est-ce une arnaque ?

Un jour de repos est égal à un jour non travaillé et payé, et lorsqu'on décide de se faire payer ce jour de congé, on perd ce jour de repos, ainsi on travaille et ce jour travaillé est lui soumis à l'impôt. Là, je dis bien vu le gouvernement. La crise aidant dans une entreprise comme FT un quarts des employés ont demandé ce rachat (que font les syndicats chez FT, on se demande, alors que le besoin de pédagogie est flagrant car ils n'ont pas su expliquer cette arnaque aux employés). C'est double jackpot pour l'Etat.

Pour que cela ne fût pas une arnaque, il aurait fallu racheter au double ce jour de congé (mais cela faisait une trop grosse somme d'argent d'un point de vu macro-économique. Et oui, 60€ en moyenne fois 22555 salariée, alors 60€ fois 2 fois 22555, faite le compte.

 

Ce type de proposition est une honte, s'attaquer aux plus faibles est pire que tout. Cependant cela nous donne une indication sur l'équipe de bras cassés qui dirige la France. Je ne suis en aucun cas de la LCR ou quelques autres partis, je tiens  à le préciser. Mais là chaque salarié qui a fait cette demande « me fait penser à un crocodile qui rentre dans une maroquinerie » (Coluche).

 

Ce petit exemple me permet de rebondir sur des idées du moments qui circulent dans certaines sphères bien pensantes telles que la lutte des classes c'est fini, voir même il n'y a plus de classes sociales dans l'esprit des gens.

Peut-être, mais dans les têtes qui nous dirigent, les différentiations sont bien présentes.

 

Que la réflexion survive ….

dimanche 11 novembre 2007, a 14:25
Appel à un soutien aux cheminots grévistes et à tous les autres.

 

Pourquoi cet appel à soutenir les grévistes ? Pourquoi cet appel à la solidarité ?

 

Il est clair que les clients de la RATP et de la SNCF se préparent à une semaine très difficile. Les salariés du secteur privé aigris vont se compresser dans le peu de transports (métro, train, bus, tramway) mercredi 14 novembre. Certains prendront leur véhicule et pesteront contre les grévistes dans les embouteillages. D'autres prendront un jour de congé pour garder leurs enfants, ce qui ne les arrangera pas. En effet, cela va être le bordel !

 

Cependant, beaucoup de gens se plaignent, entre autres, que leur pouvoir dachat décroît. Le taux horaire est en baisse constante. Aujourdhui, les jeunes diplômés en master, pour la plupart, acceptent des premiers emplois à moins de 1500 euros net mensuels (après avoir été stagiaire non ou peu rémunéré).


Rappel de la réalité aux élites : exemple de la vie réelle.

Pour louer un F2 ou T2 le loyer moyen en banlieue limitrophe de Paris est de 800 euros. Sachant qu'il faut pour avoir la possibilité de bien gérer son budget (ie, avoir une capacité d'endettement) et être en accord avec les principes du marché de la location qui veut que le loyer doit être égal au maximum au tiers du salaire, nous soulignons un vice dans le contrat : 1500/3 = 500. 300 euros d'écart.


Ainsi, le jeune diplômé est forcé d'avoir un garant, en général ses parents, pour pouvoir les quitter. Le gouvernement a une vision bizarre de l'autonomie et l'émancipation de la jeunesse en France. Nous pouvons généraliser cette vérité à l'ensemble des salariés qui gagnent mensuellement 1500 euros et moins.


Il ne reste plus que, au mieux 700 euros pour se nourrir, payer les charges (téléphone, edf-gdf, impôts et impôts locaux, 50% de la carte orange, mutuelle, assurance maison), shabiller et épargner. Je ne parle pas de ceux qui ont une voiture auxquels nous ajoutons coût dentretien, assurance de la voiture et l'essence. Le tout avec 700 euros soit les Français sont les rois de la gestion de budget, soit ils sont endettés ou surendettés. Malheureusement quand on voit ce qu'on achète avec 100 euros je penche pour la deuxième solution.

Alors Monsieur Xavier Bertrand vos chiffres reflètent-ils cette réalité ? Là est la question.

De plus, je ne parle pas de ceux qui ont un ou des enfants à charges.

Il est clair que l'avenir n'est pas au beau fixe et que cet exemple concerne beaucoup de gens en France.

 

Ainsi, soyons solidaire avec ceux qui peuvent encore faire grève et se battre pour défendre nos droits et approuvons leur mouvement en les soutenants. Noubliez pas que nous ne sommes que des salariés et que le chômage nous guète passé quarante cinq ans dans le meilleur des cas.

dimanche 28 octobre 2007, a 11:29
Quand l’incompétence s’immisce dans les couloirs du pouvoir.

  Aujourd’hui, passé 35 ans, mon esprit critique me permet d’analyser et de comprendre les enjeux du pouvoir. Logiquement, les hommes désirant avoir une place dans les hautes sphères des décideurs devraient de par leur parcours susciter le respect, la confiance, l’envie et le bon sens. Ces quatre adjectifs devraient être l’ossature de la personnalité de l’homme qui veut se présenter au suffrage universel quelque soit le niveau visé (de la municipalité à l’élection présidentielle).


Cependant, le constat de la réalité laisse un goût amer, aucun des hommes et des femmes politiques de ce pays n’a au moins un des traits cités ci-dessus. En effet la réalité des choses observées par les sciences humaines comme la sociologie, la psychologie, l’ethnopsychiatrie nous montre que l’homme qui dirige est à l’image du monde dans lequel il se meut.


Aux dernières élections une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques ont pris le pouvoir dont les principaux traits de personnalités sont différents de la précédente ce qui est cohérent avec l’évolution des générations qui elles-mêmes suivent l’évolution de la société.

Ainsi, en comparant ces deux générations, j’observe que la culture de la haute bourgeoisie à évoluer aussi. D’une culture humaniste, paternaliste et conservatrice elle est passée à une culture d’arriviste, individualiste et consommatrice.

Là, je souligne une régression. Il est clair que cette génération nous emmène droit dans le mur car les valeurs qu’elle véhicule sont préjudiciables à la nécessité de rassembler un pays. L’individualisme est incompatible au collectif. Cette nouvelle génération ne cache plus son jeu. Elle expose ses valeurs dans les média en manipulant les masses.


Penchons nous sur la «  loi ADN », qui sert à renforcer les préjugés et le conflit d’intérêt. Nous avons pu entendre des membres du gouvernement la présenter comme une avancée pour les immigrants des pays dont les actes civils sont difficiles à prouver, notamment dans les pays africains dévastés par la guerre civile. Ainsi le père, dont les papiers sont en règles, par le biais de test ADN, dont les résultats se basent sur une corrélation des gênes de la mère, pourra faciliter le rapprochement familial de son enfant. J’en prends note. Mais quelle amélioration apporte cette loi sur la régulation des flux migrant. Aucune, elle touchera à peine 5000 personnes par an.

Un deuxième argument diffusé dans les média expliquait que déjà dans 12 pays d’Europe, cette loi existait, par conséquent elle ne pouvait qu’être bonne. Toute cette semaine, je me suis posé cette question : « Comment peut-on avancer un tel argument lorsqu’on est au pouvoir ? ».

Il est clair que cette réponse indique l’irrespect fait aux électeurs et l’évitement de la réponse. La peine de mort existe dans un grand nombre de pays, ce n’est pas pour cela que c’est une bonne loi. Faire autant d’années d’étude pour sortir de telles imbécillités, sans avoir honte, c’est terrible pour le peuple de France.


Ne soyons pas naïfs, cette loi est un message clair envoyé à l’électorat de la droite dure et l’extrême droite, en vue des élections municipales.

Notre président avec sa culture de résultat ne supporterait pas un échec au municipale. Cependant, je me permets de rappeler que cette culture engendre des psychopathologies, cqfd. Les études sur « le monde du travail » le montre de plus en plus.


Voilà où mène la manipulation des masses. A faire une loi discriminante qui touchera très peu de personnes et qui pour une réforme sur l’immigration va avoir très peu d’effet sur la régulation des flux. Ainsi cela ne résout rien, en fait c’est une « réformette », qui en revanche d’un point de vue philosophique est très tendancieuse donc dangereuse. Où est le bon sens dans cette loi ? Nulle part.


Force est de constater le niveau d’incompétence de la nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques à diriger notre pays. Néanmoins nous pouvons que nous émerveiller devant tant d’intelligence et d’ingéniosité donc de compétence mis en place pour le gain d’une élection électorale.

C’est là le quiproquo, les politiques ne s’occupent que de leur carrière, alors que le peuple attend qu’ils s’occupent d’eux. Dieu sait (s’il existe, bien sûr) que ce n’est pas nouveau.

 

Par conséquent, je peux crier haut et fort que les individus qui nous dirigent sont incompétents. Leur but n’est pas de rendre le citoyen intelligent car il ne serait plus manipulable. Leur unique but est de satisfaire leurs besoins, ne l’oublions jamais.

dimanche 16 septembre 2007, a 10:25
a joke

quel est le comble du chômeur ?


c'est d'être embauché soit par l'ANPE ou les ASSEDICS. 

samedi 08 septembre 2007, a 11:38
Discutons. La banlieue suite ...


 

Maintenant que certaines notions, dans un but de compréhension, ont été précisées,  développons notre point de vue. Dans cette recherche, nous nous intéressons aux problèmes, dépendant de la culture française, qui sont  posés aux individus dont les parents ont immigré des anciennes colonies françaises d’Afrique.

Dans un premier temps nous tenterons d’appréhender les difficultés que rencontrent ces individus dans la société française à introjecter les moyens défensifs culturels. Dans un second temps, nous discuterons du problème que pose les préjugés véhiculés par les médias dans les analyses de certains chercheurs sur la banlieue.

 

Aujourd’hui, la mobilité de l’homme est devenue nécessaire à sa survie. Les candidats à l’immigration quelque soit le pays d’origine sont de plus en plus nombreux, même si les média en France se focalisent plus sur les pays Africains.

En effet, dans la presse, nous observons différents termes pour désigner l’immigrant, comme les mots « réfugié économique » ou « réfugié climatique ». Nous sommes aux portes d’un nouveau monde, pour lequel le métissage des populations ainsi que le métissage culturel qui en résulte est inéluctable.

Les pays occidentaux, en réponse à la pression économique, cherchent les moyens  de contrôler ces flux migratoires constants. Ils tendent à un repli sur eux-mêmes en intensifiant la répression à leurs frontières. Nous citerons deux exemples pour soutenir notre propos.

Les Etats-Unis construisent depuis peu, un mur le long de la frontière Mexicaine afin d’empêcher les immigrants, pour la plupart d’Amérique du Sud, d’affluer dans ce pays qui, paradoxalement c’est construit grâce à l’immigration.

Nous n’oublierons pas que pendant l’été 2006, la police des frontières Espagnole a ouvert le feu sur des Africains tentant de passer un mur grillagé faisant un nombre conséquent de victimes. Ces hommes, dont le seul péché était d’aspirer à une vie meilleure, sont morts, et ce sans que le monde occidental en soit choqué.

Alors, oui, l’homme qui émigre, colonisé ou non, qui s’exile, est  perturbé psychologiquement et le conflit intrapsychique naît bien avant de rencontrer l’Autre.

Le rapport entre les groupes, peut donc être ici, constitutif du conflit d’intérêt que nous avons expliqué plus haut. Comme pouvait l’être celui des immigrés dans les années 60-70 du siècle dernier. Cependant celui qui immigre n’est pas préparé à faire face à la fréquence du stress atypique rencontré et cela dès son départ. Car, la plupart des immigrants viennent de sociétés sédentarisées dont les moyens défensifs proposés par leur culture ne peuvent en atténuer le choc.

De plus, une fois établit dans le pays d’accueil, la difficulté du réfugié est de pouvoir introjecter les moyens défensif de la société dans laquelle il s’installe, en mobilisant sa capacité « d’adaptabilité créatrice » qui lui permettra de relever le nouveau challenge qui lui fait face. Encore faut-il que les possibilités lui en soient données. Effectivement, le conflit psychique à l’œuvre dans cette situation se situe, aussi, au niveau du segment inconscient de la personnalité ethnique. Sans guide, l’individu dont la culture ne permet pas, dans ce nouveau pays, d’activer des défenses afin d’affaiblir son conflit ne peut se retrouver. Le modèle culturel dans lequel il évolue n’est pas compatible avec le sien.

Ainsi, pour l’immigré des anciennes colonies Françaises, perturbé par la colonisation, par son immigration et le modèle culturel différent qu’il découvre, sont autant d’obstacles à l’éducation de ses enfants qui sont dus à la perturbation de la personnalité ethnique de ces individus. Ce constat nous permet de mieux comprendre les difficultés que rencontrent les enfants, Français, de ces anciens colonisés dans notre société.

La culture française, par le biais de sa langue parlée mais aussi écrite, permet, quand nous la maîtrisons, d’exprimer, de revendiquer ou d’exposer clairement les problèmes, les conflits qui nous perturbent. Le langage est sûrement en tête de liste de la hiérarchie préférentielle des défenses de notre culture. G. DEVEREUX nous dit : comme les minorité d’une société, les étrangers « n’ont pas accès aux importants moyens de défenses culturels que la culture réserve aux classes privilégiées »[1]. Notamment la non maîtrise de la langue empêche une insertion correcte au sein de la société. Il est facile de vérifier cette hypothèse en observant le nombre de Français issus de l’immigration accédant à des postes importants dans notre société. D’ailleurs pour tenter de palier ce phénomène, l’idée du moment serait d’appliquer une discrimination positive. Cela dénote d’un réel problème, même si ce n’est pas la solution. Par exemple, nous pouvons supposer que les émeutiers des évènements de Novembre 2005, s’ils avaient introjecté le moyen défensif du langage parlé et écrit, auraient pu revendiquer un meilleur traitement, par le biais de lettres ouvertes et de déclarations collectives dans les médias. Ils n’auraient peut être pas utilisés comme moyen de communication l’incendies de voitures, d’écoles ou de bibliothèques.

Un autre exemple, pour confirmer ce que nous avançons, est le fait que le concours d’entrée à Science Po a des critères d’admission différents selon qu’un candidat provient ou non d’une ZEP[2] . Un des indices corroborant notre propos est le fait, que même les élites de ce pays reconnaissent implicitement, que pour ces minorités la langue comme défense culturelle n’est pas suffisamment acquise.

 

Néanmoins, dans leurs transmissions la culture et les traditions se transforment, évoluent. Les nouvelles générations mettent en place des défenses qui n’existaient pas auparavant. Elles se situent, certes, à des niveaux plus bas dans la hiérarchie des défenses culturelles, mais elles révèlent « l’adaptabilité créatrice » de ces populations. Notamment, grâce à l’humour bien spécifique de la banlieue, dont le psychanalyste Philippe LÉVY trop éloigné de, ou par, ses origines de ce milieu, ne peut pas comprendre. À la vue de l’exemple qu’il donne pour soutenir son hypothèse qui est « s’il existe une pathologie des banlieues, elle procède principalement d’une perturbation dans la capacité de mise en place de l’Autre... »[3]. Il image son exemple, par l’interpellation ironique ou Witz, que lui fait un adolescent de Villetaneuse pour appuyer son argument. Nous nous demandons si la moquerie peut être à la base d’une perturbation dans la capacité de la mise en place de l’Autre. Sachant que l’humour dans la culture Française, et cela depuis au moins le XIXème siècle avec des chansonniers comme A. BRUAND, tient une place considérable, nous nous interrogeons sur les projections de ce psychanalyste vis-à-vis de cet adolescent. Cependant, nous sommes sûr que ce jeune, lui, possède bien le moyen défensif culturel qu’est l’humour et s’en sert à bon escient afin de contenir le conflit que réveille, en lui, la vue de ce psychanalyste.

De telles erreurs ne peuvent que l’égarer dans sa pratique quotidienne de la psychanalyse. Car ne pas tenir compte, du fait, que l’humour, surtout pour les classes défavorisées, est très souvent utilisé comme défense, ainsi que de vouloir en faire un des aspects pathologique de la banlieue, est sûrement déplacé. Mais cet exemple, nous montre bien l’importance de prendre la culture au sens de l’Universelle dans un diagnostic. Faute de prendre ce phénomène en considération on aboutit immanquablement à des erreurs d’appréciation.

Certains auteurs analysent la violence des jeunes comme la conséquence de l’absence du père qui aurait laissé sa place à une mère archaïque. Pour reprendre notre exemple des émeutes de Novembre 2005, si nous suivons leurs conclusions, la cause de ce phénomène serait du à la démission du père, remplacé par une mère archaïque laissant la libre expression des pulsions violentes. Ces conclusions seraient éventuellement vraies, à supposer que les perturbations de ces individus se situent au plan idiosyncrasique. C’est-à-dire que les traumatismes soient localisés dans l’inconscient privé.

En fait, lorsque ses perturbations sont la cause des  types de structures sociales, alors ces troubles sont du ressort des désordres types[4]. En effet, il est difficile de concevoir que les jeunes qui se sont révoltés en France, pendant cette période, étaient tous victimes d’une pathologie telle que schizophrénies, névroses obsessionnelles, etc. Ainsi l’explication donnée par ces auteurs semble quelque peu hâtive.

A l’image de J-J RASSIAL nous disant : « Le social vient confirmer le mépris du père]… [Ou bien cela pousse à l’appel à un Autre archaïque, pré-paternel, maternel ou ancestral, non réduit par le nom-du-père, dans cet intégrisme du fils à concevoir non pas comme traditionalisme]… [ Mais comme recherche d’un fondement, d’un fondamentalisme antipaternel, dont l’exercice n’est pas secondairement mais essentiellement terroriste au sens ou ce qui s’oppose au père, c’est le pire »[5]. Nous soulignons que pour valider son argument, il prend en exemple des groupes (skinheads, supporters puis ethnique) qui du point de vue d’une analyse se basant sur l’inconscient ne peut pas porter sur l’inconscient idiosyncrasique mais bien ethnique. Si le social méprise le père, il n’y a pas de raison qu’il ne méprise pas la mère, même si celle-ci est synonyme, ici, d’archaïsme. La violence, dans le cas que nous évoquons, est du ressort de désordres types, car non idiosyncrasique, au sens ou G. DEVEREUX l’emploi, c’est-à-dire déterminé par le type de structure sociale. Développons cette idée. Aujourd’hui, les pères des classes défavorisées au sein de la Famille sont toujours respectés. Le père que ce soit du point de vue symbolique ou du point de vue de la réalité quotidienne n’est sûrement pas « méprisé » tout du moins au niveau familiale. Cependant la société française qui idolâtre  la réussite sociale du père gagneur, relevant les défis en écrasant ses concurrents alimente et pérennise non pas le mépris du père mais sa négation pour les catégories sociales défavorisées. Même si la réussite d’une vie ne peut se résumer à la réussite sociale. Ainsi cette misère ne fait pas appel à un Autre archaïque, mais elle ravive les conflits d’intérêts qui s’étayent sur la violence symbolique au sens ou le définit P. Bourdieu, les préjugés et les stéréotypes qui appartiennent à l’inconscient ethnique de ces populations. Ainsi la violence est du fait que la culture française ne partage pas ses moyens défensifs culturels avec ces populations, qui se retrouvant désarmées face aux situations de stress intensif qui éveille en elle la peur, le doute et l’angoisse, font que les moyens défensifs qu’elles inventent sont en dysharmonies ou déviantes voir dystoniques avec ceux existants de la culture française. Notamment dans le cas des émeutes ou les participants brûlent et  vandalisent leur quartier.

 

De plus, il continue « la forme d’expression privilégiée de cette nouvelle délinquance n’étant plus le vol comme obtention d’objets de désir, mais à l’extrême, le viol collectif comme appropriation collective des femmes du père, et comme recherche d’une Autre jouissance. ». Cet homme est visiblement très mal renseigné et il est plus intéressé par les mots d’esprit qu’il fait que par son raisonnement intellectuel. Les viols collectifs dans les cités ne sont pas une nouvelle forme de violence puisque cela existe depuis 1960, au moins. Nous sommes là devant le même souci que précédemment. Méfions nous des projections que l’on peut faire lors d’une analyse d’un fait. Restons humble face aux difficultés.

Pour terminer, je voudrai préciser que je ne remets pas en question l’hypothèse de la mère archaïque qui existe dans les thèses psychanalytiques. Je dis simplement qu’ici cette théorie ne peut pas justifier les comportements violents de certaines catégories d’individus de la banlieue, car je le répète notre analyse pour être crédible se situe sur le plan de l’inconscient ethnique et non idiosyncrasique. En effet, en psychologie les nosographies de l’individu sont différentes des nosographies sociales.

 

Ainsi, s’il doit y avoir une pathologie des banlieues, il est préférable de l’analyser en terme de désordres types lesquels désignent les maladies psychologiques propres au types de sociétés qui le produit.

Nous finirons en rappelant la mise en garde que G. DEVEREUX nous fait : « Ce sont, du point de vue ethnopsychiatrique, les plus malaisées à définir et les moins bien connues et étudiées. »[6].

 

Par conséquent, aujourd’hui, les problèmes de la banlieue, sont plus difficiles à appréhender que certains pourraient le penser. Dans cette partie, nous avons voulu montrer l’importance de l’approche ethnopsychiatrique dans le diagnostic fait sur un groupe ou un individu.

 

La deuxième partie reste à venir …. [1] G. Devereux, Essais d’ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p. 12.

[2] ZEP : zone d’éducation prioritaire.

[3] J-J. RASSIAL, y a-t-il une psychopathologie des banlieues ? ,érès, Ramonville,1998, p. 18.

[4] G. Devereux, Essais d’ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p. 73.

[5] J-J. RASSIAL, y a-t-il une psychopathologie des banlieues ? ,érès, Ramonville,1998, p. 13.

[6] G. Devereux, Essais d’ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p. 62-63.

 

dimanche 19 août 2007, a 11:22
La banlieue du point de vue de l’ethnopsychiatrie.

  Depuis le début des années 80 en France, nous entendons parler du « malaise » des banlieues. Les derniers évènements de Novembre 2005 n’ont été qu’un rappel du dit malaise. Il est issu de plusieurs facteurs qui sont toujours difficiles à comprendre aujourd’hui.

Il y a, certes, beaucoup d’écrits sur les différentes populations vivant dans les banlieues. Beaucoup de chercheurs de disciplines diverses telles que l’histoire, l’économie, la politique, la psychologie et la sociologie se sont penchés sur ce sujet. Tous apportent leur vérité propre à leur discipline.

Cependant, les études ethnopsychiatriques, psychiatriques, psychanalytiques, en France, ne sont pas autant développées que les premières disciplines citées. Notamment concernant notre objet de recherche qui porte sur les moyens défensifs culturels.

Quand on parle de banlieue, on parle nécessairement de la population qui y habite, population si diversifiée qu’il est difficile de faire des généralités. De telles différences dans ces populations impliquent une diversité culturelle voisines, les unes des autres.

Cette diversité culturelle pose semble-t-il un problème en France, un sentiment que l’on observe souvent dans les média. Source de nombreux fantasmes, la banlieue « délie » les langues des nombreux penseurs et chroniqueurs portés sur le sujet. Tous les maux lui sont attribués et l’Autre en est la cause.

Cependant, la banlieue est  aussi le lieu de créations nouvelles, de réussites et de  connaissances. Sa population, si diverse, a su se constituer une identité propre, son « label », notamment chez les plus jeunes. Ces individus, qui sont issus d’horizons différents, se sont offerts le luxe de métisser leur culture entre elles, sûrement dans le but de mieux vivre ensemble. 

Ainsi, la banlieue, pour l’observateur averti, peut être un laboratoire du vivant, du vivre ensemble, du culturel et de ce lien social  parfois tant décrié, à l’image d’un chaudron toujours en pleine ébullition.

Le sujet de cette étude portera sur l’Autre en tant qu’être de culture. Plus précisément sur la prégnance de la culture dans la construction identitaire. Ainsi, comme à  l’image de l’œuvre de Georges Devereux, il est peut être possible, d’identifier des invariants culturels mais également à penser la culture comme universelle.

 

Le quotidien précaire dans lequel vie une partie de la population des banlieues, la proximité policière qu’elle subit jour après jour, et tenant compte des rivalités entre bandes de quartiers qui parfois sont meurtrières, sont trois caractéristiques de certaines villes de la banlieue parisienne et plus précisément de certaines cités (les Bosquets à Montfermeilles, les 4000 à La Courneuve, la Grande Borne à Grigny …). Nous remarquons que ces trois éléments, que sont la présence policière, la précarité et les rivalités de voisinage, faisaient aussi partie du décor dans les colonies Françaises et notamment dans les quartiers des colonisés. Ainsi, en peuplant ces quartiers avec de nombreux travailleurs Africains immigrés des anciennes colonies Françaises  avec leurs familles,  certains problèmes rencontrés pendant l’ère coloniale ont, eux aussi, « immigrés ». Notamment les difficultés économiques de ces familles et cette situation angoissante qu’est le contrôle des papiers d’identité à répétition aux abords des quartiers sensibles. Ces deux faits et plus précisément le second, nous interrogent sur la manière qu’ont, par exemple, les jeunes de ces quartiers de se percevoir comme Français.

En effet, pour appuyer cet argument, pendant ce fameux mois de novembre 2005 la loi prorogeant l’application de la loi N° 55-385 du 3 avril 1955 a été réactivée pendant un certain temps par le gouvernement. Est-ce un hasard si cette loi rétablie pendant un temps, avait été votée à l’Assemblée Nationale au début de la guerre d’Algérie.

Nous savons aujourd’hui que la colonisation a perturbé le processus identitaire des peuples colonisés (un autre exemple, avec les Harkis qui sont des Algériens ayant fui leur pays avec les militaires Français lors de l’indépendance de l’Algérie. Ils se sentaient probablement plus Français mais, en arrivant en France, ils se sont retrouvés parqués dans des camps à la sortie des villages, non reconnus comme français, sans identité).

Or, Frantz FANON écrit dans les Damnés de la terre en introduction du chapitre des cas psychiatriques rencontrés pendant la guerre d’Algérie : « La vérité est que la colonisation, dans son essence, se présentait déjà comme une grande pourvoyeuse des hôpitaux psychiatriques. Dans différents travaux scientifiques nous avons, depuis 1954, attiré l’attention des psychiatres français et internationaux sur la difficulté qu’il y avait à « guérir » correctement un colonisé, c’est-à-dire à le rendre homogène de part en part à un milieu social de type colonial. Parce qu’il est une négation systématisée de l’autre, une décision forcenée de refuser à l’autre tout attribut d’humanité, le colonialisme accule le peuple dominé à se poser constamment la question :

« Qui suis-je en réalité ? » »[1].

 

Si nous sommes en accord avec Frantz FANON, alors avant d’immigrer en France, l’individu était toujours à la recherche de son identité. Ce qui, une fois parti de son pays natal, ajouta une difficulté supplémentaire à son « adaptation », « assimilation », « intégration » dans le pays d’accueil. De plus, il a fallu en tant qu’immigré, passer du statut de colonisé à celui de réfugié économique. Lequel des deux a pris le pas sur l’autre ?

Autrement dit, un individu qui a du mal à se reconnaître, à s’identifier ou qui est dans un questionnement identitaire parce qu’il immigre, ses interrogations auront un impact au niveau de l’éducation de ses enfants et de la transmission culturelle, d’autant plus si ce pays d’accueil est l’ancien pays colonisateur. Ainsi ces enfants devraient avoir, eux aussi, un questionnement identitaire qui tendrait vers une ambivalence entre la culture et les normes sociales du pays des origines familiales et celles du pays d’accueil.

 

Pour ce qui est du conflit psychique, le Laplanche et Pontalis le définit plus particulièrement comme résultant  « des exigences internes qui s’opposent.]…[la psychanalyse considère le conflit comme constitutif de l’être humain et ceci dans diverses perspectives : conflit entre le désir et la défense, conflit entre les différents systèmes ou instances, conflits entre les pulsions, conflit oedipien enfin ou non seulement se confrontent des désirs contraires, mais ou ceux-ci s’affrontent à l’interdit »[2].

Cette définition nous dit clairement que le conflit est une composante de l’identité. Pour la population qui nous intéresse ici, le conflit ne peut-être que différent de celui de la population d’accueil ; il en va de même concernant leur quête identitaire.

 

Autrement dit, la construction de l’identité du sujet s’abreuve de son environnement familial et extrafamilial. La culture, sur le plan familial, sera première pour le développement psychique de l’individu. Cependant sur le plan extrafamilial, la culture et les normes sociales du pays dans lequel il vit ainsi que les différentes normes sociales et culturelles de son quartier influeront aussi sur celui-ci.

Par conséquent, le conflit identitaire pour le sujet se situe sur trois plans culturels différents : familial, environnemental (le quartier, la cité) et national.

Illustrons par un exemple notre idée. Aujourd’hui, pour un individu vivant dans une cité de la région parisienne sa culture familiale peut être africaine, la culture de la « cité » peut être la culture et les normes du hip-hop et la culture nationale est la culture française. Nous remarquons ici trois cultures qui s’alimentent les unes des autres de façon différentes, mais qui sont loin d’être représentatives de la population générale française.

 

  Selon G. Devereux, « les moyens défensifs que la culture met à la disposition de l’individu afin de lui permettre de refouler ses pulsions culturellement dystones peuvent s’avérer insuffisantes ». Nous pouvons supposer lorsque la culture familiale est différente de la culture nationale, que les moyens défensifs proposés par la société nationale, française par exemple, ne soient pas introjectés ou tout du moins plus difficilement par la population de ces cités, qui dans certains cas les dénient apriori.

Nous faisons donc l’hypothèse que les « moyens défensifs » proposés par  la culture française, au sujet « normal » issu des populations immigrées des anciennes colonies sont, soit difficilement introjectés soit, tout simplement déniés.

Cette population n’a pas la possibilité d’intérioriser suffisamment les normes culturelles françaises qui lui permettraient une certaine « adaptabilité créatrice », c’est-à-dire, entre autre, une certaine identification à la population française. De ce fait, le sujet ne peut pas se libérer de son angoisse, d’extérioriser ses pulsions dystones à la culture française. D’où, en partie, le malaise ambiant depuis vingt ans dans ces quartiers.

Ainsi, ne faisons plus semblant de s’étonner que les bibliothèques, les écoles sont incendiées par des jeunes « banlieusards ». Les grands penseurs, les hommes politiques et certains éditorialistes s’insurgent contre ces actes de vandalisme des lieux dont la symbolique est le Savoir (moyen défensif culturel). Visiblement ils n’ont pas assez réfléchi au problème qu’ils ne peuvent percevoir que de leur point de vue culturel de blanc européen. Ne leurs en voulons pas, car nous ne pouvons pas penser un sujet dont on ne soupçonne pas l’existence ; la transmission culturelle ?

C’était en juin 1982, toute la famille était réunie devant la fameuse demi-finale France-Allemagne en Espagne. A l’époque j’avais onze ans, loin de comprendre ce qu’il se jouait au niveau culturel à ce moment précis. Pendant les prolongations de ce match j’ai entendu tant d’insulte sur les Allemands et des remarques qui faisaient référence à cette période de l’histoire qu’est  l’occupation, qu’aujourd’hui je constate qu’un traumatisme qui touche l’ensemble d’une population se transmet de génération en génération. Alors je pose la question qui a été traumatisé pendant la colonisation, qui a été dominé ? Certainement pas le peuple de France. Donc si les Français peuvent avoir autant de rancoeur pendant un match de foot après un peuple avec lequel il n’est plus en guerre depuis 37 ans, alors il peut-être humain pour les peuples des anciennes colonies Françaises et de leurs descendants d’en avoir aussi, non ?

Je rappelle que l’occupation allemande n’a durée que 5 à 6 ans. Alors que pour les colonies le traumatisme s’est étalé sur plusieurs générations. Maintenant ouvrez grand vos yeux et observez dans quelles conditions de vies nous (dé-) laissons vivre ces populations dans nos banlieues. Pas d’accès au logement, encore moins au travail, pas d’accès à la vie tout simplement. Voilà où nous mène la « négation culturelle », le déni de l’Autre : à la violence. Pourquoi parle-t-on autant de devoir de mémoire de nos jours ?

Je suis né d’une mère Normande et d’un père Kabyle. Je ne veux pas brûler la France, cependant je ne veux pas que la France m’exclu.

 

A suivre...

[1] F. Fanon, les damnés de la terre, La Découverte & Syros, Paris, 2002, p. 239-240.

[2] J. Laplanche et J-B Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse,Quadrige & Puf, 3ème édition, Paris, 2002, p. 90.











 

 

 

dimanche 12 août 2007, a 11:40
Le vote est une illusion tel un dieu.

  Je ne vote pas car la France est le troisième pays exportateur d’armes au monde.

 

Je ne vote pas parce que les campagnes électorales sont payées par les entreprises. Ce qui implique des accords comme dans tout négoce.

 

Je ne vote pas car dans ce pays des soi-disant Droits de l’Homme, ils entassent les détenus dans les prisons et en ce moment des rafles de famille entière sont ordonnées afin d’être renvoyées comme des colis dans leur pays, Ah, Marx, le Capital. L’homme une simple valeur marchande ?

 

Je ne vote pas parce que la politique est la servante de l’économie, et d’où je viens nous disons plutôt la politique est la pute et l’économie est son Mac (Macro, pas le terme éco).

Je ne vote pas car dans ce pays, la plupart des diplômés en Master sortent incultes. Preuve :

Les consultants juniors ou pas d’ailleurs, à qui certains laissent la tâche de préparer des plans de licenciement, n’ont-ils jamais entendu parlé de l’expérience de Milgram Stanley sur le niveau d’obéissance ? Réveillez-vous les gars, il en va de votre dignité d’homme et la dignité s’atteint par le chemin de l’intelligence c’est-à-dire l’insight ; voire l’expérience du singe en cage, du bâton et de la banane.

 

Je ne voterai pas tant que la remarque de G. Devereux sera d’actualité, je cite :

« Mais des adultes intelligents et murs, voilà bien ce qu’aucun pays dit civilisé ne se soucie d’obtenir, car rien n’est plus difficile à gouverner que des adultes intelligents. »

Conséquence : au dernières élections la majorité des classes pauvres ont voté Mr Sarkozy, la classe qui est la plus facile à manipuler car elle a très peu de moyens dans sa culture de classe pour décrypter l’information.

Bizarre, vous avez dit bizarre, j’ai dit bizarre, comme c’est bizarre.

 

Je ne voterai pas tant que la France contrôlera économiquement les pays de ses anciennes colonies africaines. Et oui, qu’Orange (télécommunication) laisse ses infrastructures en Côtes d’Ivoire au peuple Ivoirien et qu’elles les forment à les diriger, je peux dire la même chose d’EDF-GDF, etc. Là, je retrouverai la France, la Vrai, la Généreuse, la Reconnaissante surtout, celle qui fait rêver comme dans les livres.

Mais le rêve n’est pas l’illusion, alors je peux toujours courir. Tant pis, mais au moins je garde la forme.

 

Pour finir, juste pour dire que je suis comme tout le monde, je me suis surpris à avoir une illusion pulsionnelle le jour du vote du deuxième tour, j’ai revoté croyant que mon choix serait le  même que la majorité. Ah, le romantisme comme disait feu J-C  Brialy, (j'aurais du m'abstenir comme les quinzes dernières années). Revenir à une orientation plus sociale aurait été préférable. Mais je me suis laissé manipulé car au bout du compte qu’est-ce que cela aurait modifié?

Mme Royal ou Mr Sarkozy n’auraient pas changé ma vie.

 

 

Bonnes Vacances.

A la prochaine …

samedi 28 juillet 2007, a 12:01
Tour de France 2007 …


 

Attention ne condamnons pas les coureurs, ils ne sont qu’un maillon de la chaîne.

Qui cours après quoi ? Une petite caricature, pas si loin de la réalité.

 

Les coureurs après la victoire.

Les directeurs sportifs, généralement d’anciens coureurs, après la réalisation de leurs objectifs qui ne sont pas seulement la victoire.

Les sponsors après la notoriété et uniquement la notoriété. N’oublions pas que Festina existe toujours et que Monsieur V, le champion du maillot à pois a fortement contribué à la notoriété de la marque en France et cela l’insu de son plein gré, et pourtant toute l’équipe était dopée.

Les organisateurs court après l’audience comme les télévisions. L’audimat garanti le prix des droits de retransmission. Sachant que le tour de France est une épreuve sportive  qui se situe dans les cinq épreuves sportives les plus regardées au monde, cela laisse rêveur sur les quantités d’argent investis rien que pour cette épreuve.

 

Et les journalistes, les commentateurs, les chroniqueurs courent après quoi dans tout cela ? Rien, leurs bêtises tout au plus.

Ils sont le canal de diffusion donc ils ne sont qu’un outil, c’est pourquoi, la plupart ne cherchent pas à dénoncer les vrais coupables, à faire des enquêtes sérieuses, vous avez déjà vu un marteau dénoncé un clou mal planté ! Moi. Jamais.

 

Bon, mais alors ?

 

Alors un chiffre vient éclairé le dopage et plus précisément le dopage à l’EPO.

Il faut savoir que  70% de la production d’EPO par les labos pharmaceutique est non thérapeutique, donc il est destiné aux marchés du dopage sportif. Ce chiffre est énorme dans tous les sens du terme, car il rapporte extraordinairement aux labos : ces 70% de chiffres d’affaires ne devrait même pas exister. Enfin, je vous laisse déduire tous ce que l’on peut déduire d’un tel chiffre.

 

Concluons. Pensez vous qu’un coureur ou un « cartel »de coureurs soit à l’origine de ces 70% de production d’EPO en plus ? Restons sérieux.

C’est pourquoi n’incriminez pas les coureurs, et dimanche sur les Champs-Elysées siffler plutôt les organisateurs, les sponsors, les journalistes, les télévisions que les coureurs qui sont les victimes de la culture capitaliste dans le sport. Et d’ailleurs, ne confondons pas culture et complot, s’il vous plaît.

 

A bon entendeurs,

Salut.

 

samedi 28 juillet 2007, a 10:31
remerciements

Un grand merci aux personnes qui visitent mon blog.

Je suis étonné du nombre de visiteurs. Eh oui, sur ce blog, il n'y a ni photos, ni music, seuls les idées qui valent ce qu'elles valent sont présentent.

La pensée n'est pas morte, vive la réflexion...

vendredi 27 juillet 2007, a 18:27
La banlieu, un problème ???

Le prochain sujet se penchera sur la difficile question des populations issues des  anciennes colonies françaises (dont je fais à moitié parti), vivant en banlieue parisienne.
Nous tenterons de donner une explication du dit problème, toute modestie gardée.

Encore un peu de patience, il y aura de quoi lire...

mardi 26 juin 2007, a 16:15
Mais que fait la justice ??? Honte à ce juge de Marseille

  Une pensée à la famille de l'adolescent renversé par un policier stagiaire le samedi 23/07/2007.

c'est un drame terrible mais ce qui est pire car injuste c'est que le juge a remis en liberté ce policier stagiaire sous contrôle judiciaire donc par la police et peut-être mêmes par ses collègues qui le soutiennent en affirmant que le feu était vert et que le gyrophare était mis.
Hé ! Elle n'est pas belle l'histoire ...

Le père de cet ados interrogé par la presse disait vouloir une égalité de traitement car si cela avait été des petits malfrats ils seraient déjà au trou et en aucun cas en liberté surveillée.

Honte à ce juge de Marseille, et je n'aurai qu'un mot : "DEMISSIONNE MEC"

Sarko avait promis plus de morale, c'est encore loupé.

mardi 26 juin 2007, a 12:34
les utopistes font avancer le monde

La France, le pays des droits de l’homme, le pays de l’abolition de l’esclavage, ce pays qui a promulgué une certaine idée du progrès de la civilisation inspirée du siècle des lumières, à travers le monde, mais surtout dans ses colonies ; cette France, malheureusement, aux vues des derniers événements du début du mois de novembre 2005, Oui, cette France n’a pas réussi à propager cet idéal auquel elle tenait tant.

Martin Lutherking disait « j’ai un rêve … ».

 Moi, le jour où j’ai appris la mort de ces deux jeunes garçons de Clichy, je ne rêvais pas, de même pour les deux adultes assassinés dans les cités de la banlieue parisienne, je ne rêvais toujours pas. Ces deux enfants sont morts en voulant échapper à un contrôle de police et les deux adultes sont morts lynchés par deux groupes de jeunes gens différents.

Pour ces faits indiscutablement graves et alarmants, la question n’est pas pourquoi la police française ou ces jeunes en sont arrivés à de tels actes, mais comment les hommes politiques de ce pays qui décident, qui sont censés, par leurs actions élever le niveau des citoyens afin que notre société tende vers le progrès, au sens bien sûr, de celui désiré par les auteurs du siècle des lumières, comment ces hommes politiques ont-ils pu abandonner la France pour qu’elle en arrive à ce stade de « dé-citoyenneté » , au stade ou les institutions de ce pays ne respectent plus les citoyens et ou les citoyens ne se respectent plus.

Bilan : aujourd’hui dans cette République, au XXIième siècle nous ne savons toujours pas vivre ensemble. Nous sommes bien obligés de constater que les hommes politiques de ce pays et leur parti (adhérents UMP : 200000 ; PS : 160000) qui sont édifiés en un système hiérarchique pyramidal n’est plus performant pour la majeur partie des citoyens français (je rappelle que nous sommes 60 millions en France).

Ainsi, vu que ces structures politiciennes ne fonctionnent plus, voire même ne servent plus à rien, alors, le collectif que je représente, en appelle à tous ceux qui liront ce texte à se mobiliser afin de se réunir en collectifs apartistes, c’est-à-dire d’aucune appartenance politique représentée actuellement en France,  dans chaque quartier, dans chaque rue, dans chaque immeuble, qui auront pour but de redonner à chaque citoyens français la possibilité d’avoir accès, s’il le désire à la vie politique de ce pays, c'est-à-dire au sens de participation à la vie de la cité. Ainsi, la croissance et la propagation de ces collectifs, sur tout le territoire français, leur permettront de devenir une force politique active qui, une fois en nombre suffisant, pourra peser réellement sur la vie politique de ce pays.

Nous en appelons aux déçus de la politique politicienne, aux exclus, aux résidents en France qui n’ont pas la nationalité française, aux travailleurs, aux chômeurs, aux professions libérales, aux intellectuels, aux entrepreneurs … en d’autres termes à tous ceux vivants dans ce pays à s’organiser en collectif afin de rompre avec les anciennes traditions de ce pays. C’est-à-dire que nous ne voulons plus qu’une minorité nous impose une certaine façon de vivre et de penser, nous ne voulons plus élire un chef d’Etat qui règnera avec son parti tel le un roi dans une monarchie absolue. Comme vous l’avez compris, il nous faut changer le pouvoir politique établi de manière verticale.

Pour réussir cette entreprise, je serai d’avis à ce que l’on médite la pensée d’Hanna Arendt à ce sujet. Elle nous dit : « Nous voulons participer, déclarent les conseils, nous voulons discuter et faire entendre publiquement notre voix, nous voulons avoir la possibilité de déterminer l’orientation politique de notre pays. Puisque ce pays est trop vaste et trop peuplé pour que nous puissions nous rassembler tous en vue de déterminer notre avenir, nous avons besoin d’un certains nombre de lieux politiques. L’isoloir à l’intérieur duquel nous déposons notre bulletin de vote est certainement trop étroit, car seule une personne peut s’y tenir. Les partis ne servent plus à rien. Nous ne sommes, pour la plupart, que des électeurs que l’on manipule. [(Souvenons nous du 21 avril 2002)]. Mais que l’on accorde seulement à dix d’entre nous la possibilité de s’asseoir autour d’une table, chacun exprimant son opinion et chacun écoutant celle des autres, alors, de cet échanges d’opinions, une opinions formée rationnellement pourra se dégager. De cette façon également nous verrons quel est celui d’entre nous qui est le plus qualifié pour aller exposer nos vues devant le conseil situé à l’échelon supérieur, où ces vues, par la confrontation avec d’autres, se clarifieront à leur tour et serons révisées ou infirmées ». Et ces « moyens de participer devraient s’offrir à tous.

J’aperçois, dans cette direction, la possibilité d’aboutir à une conception nouvelle de l’Etat. Un Etat constitué de cette façon, à partir des conseils, auquel le principe de souveraineté demeurerait totalement étranger, aurait admirablement vocation pour réaliser des fédérations de types divers, en particulier parce que la base même de son pouvoir s’établirait sur un plan horizontal et non vertical ». (Du mensonge à la violence, 1972)

Voilà comment j’appréhende l’établissement des collectifs, qu’elle nomme conseils, et comment notre collectif imagine la possibilité que quelque soit notre origine ethnique, sociale et religieuse nous puissions par cette possibilité se représenter et/ou être représenté afin que puisse être rétabli les valeurs républicaines fondamentales de ce pays.

En effet, si chacun à la possibilité de trouver sa place au sein d’un regroupement de personnes, à l’intérieur duquel il peut confronter dignement ses idées, afin de partager les conclusions de ces débats avec ses concitoyens et que les conclusions établies soient elle-même discutées à un niveau supérieur par la personne désignée par le groupe, alors les idées débattues proviendront de la base et non plus d’une certaine élite.

Ainsi, nous obtenons une horizontalité au sein du débat d’idée. Par conséquent, les décisions issues de la base pourront être revendiquées et défendues par les représentants de chaque groupe aux niveaux supérieurs. Les représentants désignés, quant à eux, pourront être, à tout moment, destitués de leur fonction par le groupe, si celui-ci estime qu’il n’est plus à même de les représenter.

 

J’ai conscience que ce que j’écris ici, est pour l’instant utopique, mais l’avenir nous appartient. Ceux qui dirigent, aujourd’hui, ne peuvent plus rien pour nous, ainsi que nous le constatons chaque jour que nous vivons. Ce constat ainsi établit, nous devons nous prendre en main tels des citoyens responsables afin de ne plus se sentir frustré, incapable et incompétent de nous occuper de notre propre futur et par conséquent celui de nos enfants.

Alors nous invitons tous ceux qui se sentent toucher de près ou de loin par ce projet à se mobiliser à la construction active de collectifs. Je terminerai par une citation de Frantz Fanon qui représente totalement l’esprit dans lequel cette action doit être menée : « Amener l’homme à être actionnel, en maintenant dans sa circularité le respect des valeurs fondamentales qui font un monde humain, telle est la première urgence de celui qui, après avoir réfléchi, s’apprête à agir. » (Peau noire, masques blancs ; 1952).
texte écrit en janv 2006.

 

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