| dimanche 28 octobre 2007, a 11:29 |
| Quand l’incompétence s’immisce dans les couloirs du pouvoir. |
Aujourd’hui,
passé 35 ans, mon esprit critique me permet d’analyser et de comprendre les
enjeux du pouvoir. Logiquement, les hommes désirant avoir une place dans les
hautes sphères des décideurs devraient de par leur parcours susciter le respect,
la confiance, l’envie et le bon sens. Ces quatre adjectifs devraient être
l’ossature de la personnalité de l’homme qui veut se présenter au suffrage
universel quelque soit le niveau visé (de la municipalité à l’élection
présidentielle).
Cependant, le constat de la réalité laisse un goût amer, aucun
des hommes et des femmes politiques de ce pays n’a au moins un des traits cités
ci-dessus. En effet la réalité des choses observées par les sciences humaines comme
la sociologie, la psychologie, l’ethnopsychiatrie nous montre que l’homme qui
dirige est à l’image du monde dans lequel il se meut.
Aux dernières
élections une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques ont pris le
pouvoir dont les principaux traits de personnalités sont différents de la
précédente ce qui est cohérent avec l’évolution des générations qui elles-mêmes
suivent l’évolution de la société.
Ainsi, en
comparant ces deux générations, j’observe que la culture de la haute
bourgeoisie à évoluer aussi. D’une culture humaniste, paternaliste et
conservatrice elle est passée à une culture d’arriviste, individualiste et
consommatrice.
Là, je souligne
une régression. Il est clair que cette génération nous emmène droit dans le mur
car les valeurs qu’elle véhicule sont préjudiciables à la nécessité de rassembler
un pays. L’individualisme est incompatible au collectif. Cette nouvelle
génération ne cache plus son jeu. Elle expose ses valeurs dans les média en
manipulant les masses.
Penchons nous sur
la « loi ADN », qui sert à renforcer les préjugés et le conflit
d’intérêt. Nous avons pu entendre des membres du gouvernement la présenter
comme une avancée pour les immigrants des pays dont les actes civils sont
difficiles à prouver, notamment dans les pays africains dévastés par la guerre
civile. Ainsi le père, dont les papiers sont en règles, par le biais de test
ADN, dont les résultats se basent sur une corrélation des gênes de la mère,
pourra faciliter le rapprochement familial de son enfant. J’en prends note.
Mais quelle amélioration apporte cette loi sur la régulation des flux migrant.
Aucune, elle touchera à peine 5000 personnes par an.
Un deuxième
argument diffusé dans les média expliquait que déjà dans 12 pays d’Europe,
cette loi existait, par conséquent elle ne pouvait qu’être bonne. Toute cette
semaine, je me suis posé cette question : « Comment peut-on avancer
un tel argument lorsqu’on est au pouvoir ? ».
Il est clair que
cette réponse indique l’irrespect fait aux électeurs et l’évitement de la
réponse. La peine de mort existe dans un grand nombre de pays, ce n’est pas
pour cela que c’est une bonne loi. Faire autant d’années d’étude pour sortir de
telles imbécillités, sans avoir honte, c’est terrible pour le peuple de France.
Ne soyons pas
naïfs, cette loi est un message clair envoyé à l’électorat de la droite dure et
l’extrême droite, en vue des élections municipales.
Notre président
avec sa culture de résultat ne supporterait pas un échec au municipale.
Cependant, je me permets de rappeler que cette culture engendre des
psychopathologies, cqfd. Les études sur « le monde du travail » le
montre de plus en plus.
Voilà où mène la
manipulation des masses. A faire une loi discriminante qui touchera très peu de
personnes et qui pour une réforme sur l’immigration va avoir très peu d’effet
sur la régulation des flux. Ainsi cela ne résout rien, en fait c’est une
« réformette », qui en revanche d’un point de vue philosophique est
très tendancieuse donc dangereuse. Où est le bon sens dans cette loi ?
Nulle part.
Force est de
constater le niveau d’incompétence de la nouvelle génération d’hommes et de
femmes politiques à diriger notre pays. Néanmoins nous pouvons que nous émerveiller
devant tant d’intelligence et d’ingéniosité donc de compétence mis en place
pour le gain d’une élection électorale.
C’est là le
quiproquo, les politiques ne s’occupent que de leur carrière, alors que le
peuple attend qu’ils s’occupent d’eux. Dieu sait (s’il existe, bien sûr) que ce
n’est pas nouveau.
Par conséquent,
je peux crier haut et fort que les individus qui nous dirigent sont
incompétents. Leur but n’est pas de rendre le citoyen intelligent car il ne
serait plus manipulable. Leur unique but est de satisfaire leurs besoins, ne
l’oublions jamais. |
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