Pourquoi cet
appel à soutenir les grévistes ? Pourquoi cet appel à la solidarité ?
Il est clair que
les clients de la RATP et de la SNCF se préparent à une semaine très difficile.
Les salariés du secteur privé aigris vont se compresser dans le peu de
transports (métro, train, bus, tramway) mercredi 14 novembre. Certains
prendront leur véhicule et pesteront contre les grévistes dans les
embouteillages. D'autres prendront un jour de congé pour garder leurs enfants,
ce qui ne les arrangera pas. En effet, cela va être le bordel !
Cependant,
beaucoup de gens se plaignent, entre autres, que leur pouvoir dachat décroît.
Le taux horaire est en baisse constante. Aujourdhui, les jeunes diplômés en master,
pour la plupart, acceptent des premiers emplois à moins de 1500 euros net mensuels
(après avoir été stagiaire non ou peu rémunéré).
Rappel de
la réalité aux élites : exemple de la vie réelle.
Pour louer un F2
ou T2 le loyer moyen en banlieue limitrophe de Paris est de 800 euros. Sachant qu'il
faut pour avoir la possibilité de bien gérer son budget (ie, avoir une capacité
d'endettement) et être en accord avec les principes du marché de la location
qui veut que le loyer doit être égal au maximum au tiers du salaire, nous
soulignons un vice dans le contrat : 1500/3 = 500. 300 euros d'écart.
Ainsi, le jeune
diplômé est forcé d'avoir un garant, en général ses parents, pour pouvoir les
quitter. Le gouvernement a une vision bizarre de l'autonomie et l'émancipation
de la jeunesse en France. Nous pouvons généraliser cette vérité à l'ensemble
des salariés qui gagnent mensuellement 1500 euros et moins.
Il ne reste plus
que, au mieux 700 euros pour se nourrir, payer les charges (téléphone, edf-gdf,
impôts et impôts locaux, 50% de la carte orange, mutuelle, assurance maison),
shabiller et épargner. Je ne parle pas de ceux qui ont une voiture auxquels
nous ajoutons coût dentretien, assurance de la voiture et l'essence. Le tout avec 700
euros soit les Français sont les rois de la gestion de budget, soit ils sont endettés ou
surendettés. Malheureusement quand on voit ce qu'on achète avec 100 euros je penche
pour la deuxième solution.
Alors Monsieur
Xavier Bertrand vos chiffres reflètent-ils cette réalité ? Là est la
question.
De plus, je ne
parle pas de ceux qui ont un ou des enfants à charges.
Il est clair que
l'avenir n'est pas au beau fixe et que cet exemple concerne beaucoup de gens en
France.
Ainsi, soyons
solidaire avec ceux qui peuvent encore faire grève et se battre pour défendre
nos droits et approuvons leur mouvement en les soutenants. Noubliez pas que
nous ne sommes que des salariés et que le chômage nous guète passé quarante
cinq ans dans le meilleur des cas. |