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  <title>cestlhistoired1mec</title>
  <description>cestlhistoired1mec</description>
  <language>fr-FR</language>
     <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com</link>
  <generator>KWO - http://www.kernix.com</generator><item>
   <title>Municipales : vote sanction ou vote d’approbation ?</title>
   <description><![CDATA[ Aujourd'hui, la
France vote. Moins d'un an apr&egrave;s avoir &eacute;lu son pr&eacute;sident, la France va
indirectement sanctionner la politique du gouvernement ou pas. 


A mon humble
avis, il y aura pour ceux qui se d&eacute;placeront une grande envie de faire usage du
vote sanction. 
En effet, cette &eacute;lection ne b&eacute;n&eacute;ficie pas de l'engouement des
pr&eacute;sidentielles, de la sur-diffusion de communication par le biais des m&eacute;dia
notamment t&eacute;l&eacute;visuels.
 Pour le dire autrement, la manipulation des masses est
donc amoindrie.



Par cons&eacute;quent
il y a forte chance que le parti de l'UMP se r&eacute;veille lundi avec une
&laquo;&nbsp;gueule de bois&nbsp;&raquo;comme il n'a jamais connu. Si tel est le cas&nbsp;:
les gens de ce parti devront trouver un autre argument que celui si souvent
avanc&eacute; pour calmer toute vell&eacute;it&eacute; de l'adversit&eacute;&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;les
Fran&ccedil;ais ont &eacute;lu Mr le pr&eacute;sident pour son programme et blablabla&hellip;&nbsp;&raquo; afin
de d&eacute;cr&eacute;dibiliser les arguments des opposants.


De plus, ces
&eacute;lections seront un r&eacute;v&eacute;lateur de l'&eacute;tat du FN. Nous constaterons si ce parti
est fini ou pas. Malheureusement, si la r&eacute;ponse &agrave; ce constat est n&eacute;gative, je
me demande qu'aura gagn&eacute; la France depuis les derni&egrave;res &eacute;lections
pr&eacute;sidentielles.



Il se peut
&eacute;galement que si l'UMP prend une s&eacute;v&egrave;re d&eacute;culott&eacute;e en perdant des grandes
villes comme Marseille, il est &agrave; craindre des dissidences en son sein qui accentueront
les difficult&eacute;s &agrave; gouverner ce pays. 


Sachant que de
grandes n&eacute;gociations sociales sont pr&eacute;vues pour cette ann&eacute;es, l'apr&egrave;s
municipales risque d'&ecirc;tre tr&egrave;s conflictuelle entre la rue et le gouvernement.



&nbsp;


Ainsi, seule une
tr&egrave;s forte abstention pourrait sauv&eacute; le gouvernement. 


Si c'&eacute;tait le
cas, chaque citoyen devra se poser la question de l'utilit&eacute; du suffrage
universel tel qu'il est usit&eacute; en France. Vu l'incomp&eacute;tence des hommes
politiques, tous partis confondus, &agrave; quoi sert-il de voter&nbsp;? Gauche ou
Droite m&ecirc;me combat&nbsp;: acc&eacute;der au pouvoir.



&nbsp;


Aujourd'hui, le
vote est un vote contre et non pour. Nous votons contre le pire et non pour le
meilleur. On vote contre le FN, ainsi en votant contre le FN on vote non par
choix mais par d&eacute;faut UMP/PS. 


Dans ce contexte
la d&eacute;mocratie ne peut &ecirc;tre que d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e&nbsp;
par l'incomp&eacute;tence car dans ce syst&egrave;me, il n'est jamais question du
meilleur. 



&nbsp;


Bonne r&eacute;flexion
citoyenne.
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/584980</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/584980</guid>
  <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 11:18:21 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>De qui se moque-t-on ? Des pauvres  …</title>
   <description><![CDATA[ Le gouvernement pour relancer le pouvoir d'achat, a eu la brillante id&eacute;e
de donner la possibilit&eacute; aux salari&eacute;s de racheter leurs cong&eacute;s. Il aurait &eacute;t&eacute;
plus simple et plus honn&ecirc;te d'augmenter les salaires, mais l'honn&ecirc;tet&eacute; est le
plus souvent forclose chez les gouvernants de notre pays. 


Alors pourquoi est-ce une arnaque&nbsp;?


Un jour de repos est &eacute;gal &agrave; un jour non travaill&eacute; et pay&eacute;, et lorsqu'on
d&eacute;cide de se faire payer ce jour de cong&eacute;, on perd ce jour de repos, ainsi on
travaille et ce jour travaill&eacute; est lui soumis &agrave; l'imp&ocirc;t. L&agrave;, je dis bien vu le
gouvernement. La crise aidant dans une entreprise comme FT un quarts des
employ&eacute;s ont demand&eacute; ce rachat (que font les syndicats chez FT, on se demande,
alors que le besoin de p&eacute;dagogie est flagrant car ils n'ont pas su expliquer
cette arnaque aux employ&eacute;s). C'est double jackpot pour l'Etat. 


Pour que cela ne f&ucirc;t pas une arnaque, il aurait fallu racheter au double
ce jour de cong&eacute; (mais cela faisait une trop grosse somme d'argent d'un point
de vu macro-&eacute;conomique. Et oui, 60&euro; en moyenne fois 22555 salari&eacute;e, alors 60&euro;
fois 2 fois 22555, faites le compte.



&nbsp;


Ce type de proposition est une honte, s'attaquer aux plus faibles est
pire que tout. Cependant cela nous donne une indication sur l'&eacute;quipe de bras
cass&eacute;s qui dirige la France. Je ne suis en aucun cas de la LCR ou quelques
autres partis, je tiens&nbsp; &agrave; le pr&eacute;ciser.
Mais l&agrave;, chaque salari&eacute; qui a fait cette demande &laquo;&nbsp;me fait penser &agrave; un
crocodile qui rentre dans une maroquinerie&nbsp;&raquo; (Coluche). 



&nbsp;


Ce petit exemple me permet de rebondir sur des id&eacute;es du moments qui
circulent dans certaines sph&egrave;res bien pensantes telles que la lutte des classes
c'est fini, voir m&ecirc;me il n'y a plus de classes sociales dans l'esprit des gens.



Peut-&ecirc;tre, mais dans les t&ecirc;tes qui nous dirigent, les diff&eacute;rentiations
sont bien pr&eacute;sentes. 



&nbsp;


Que la r&eacute;flexion survive &hellip;.
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/584900</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/584900</guid>
  <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 09:51:34 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Que font la plupart des journalistes ? Du poeple ...</title>
   <description><![CDATA[ Alors que notre pays est en crise &eacute;conomique, identitaire et sociale, l'&eacute;lite journalistique fran&ccedil;aise se met &agrave; faire du people. Bizarre, quand on se souvient des discours de certains sur ce type de presse, nous sommes en droit de nous poser la question&nbsp;: les journalistes, plus pr&eacute;cis&eacute;ment ceux qui s'occupent de politique, ont-ils retourn&eacute; leur veste&nbsp;? 


&nbsp;

Ou est pass&eacute;e l'&eacute;tique, la d&eacute;ontologie et la m&eacute;thodologie de cette corporation. Peut-&ecirc;tre un d&eacute;but de r&eacute;ponse li&eacute; au besoin de b&eacute;n&eacute;fice qui dans tous les secteurs a d&eacute;plac&eacute; le curseur de l'&eacute;chelle des valeurs. Mon &eacute;tonnement reste entier sur ces choix &eacute;ditoriaux. Alors qu'il y aurait tant &agrave; critiquer, au sens &eacute;tymologique du terme, sur les choix strat&eacute;giques de l'Europe, sur les choix &eacute;conomiques, sur les r&eacute;formes etc,etc&hellip;


&nbsp;

Un exemple concret de reforme importante et urgente&nbsp;: r&eacute;former Bercy, la fa&ccedil;on de pr&eacute;lever l'imp&ocirc;t, la premi&egrave;re r&eacute;forme &agrave; faire &eacute;tait s&ucirc;rement celle-ci du point de vue d'un citoyen landa. 

Cependant, d'un point de vue de candidat, c'est le paquet fiscal. Et oui, chers concitoyens, il faut rembourser la campagne &eacute;lectorale. Et &agrave; qui&nbsp;? A ceux qui ont pr&ecirc;t&eacute; l'argent, ceux dont on parle dans les ou &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; journaux, ceux qui pr&ecirc;tent leur bateau ou leur avion.


&nbsp;

Mais le pire dans tout &ccedil;a, c'est que les journalistes viennent se justifier de la fa&ccedil;on du moment de traiter l'information politique dans des &eacute;missions t&eacute;l&eacute;s. L&agrave;, &ecirc;tre corporatiste &agrave; ce point, c'est navrant car ils ne s'en rendent m&ecirc;me pas compte. 

Enfin, il y en a un qui rigole et qui a raison, c'est notre pr&eacute;sident. Mais je souligne juste une chose, nous sommes en d&eacute;but de mandat. Dans cinq ans, il en sera autrement. Vivement 2012.

Bonne ann&eacute;e 2008.
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/581910</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/581910</guid>
  <pubDate>Tue, 04 Mar 2008 11:32:26 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le prince Jean est au pouvoir, mais ou sont Richard et Robin des bois.</title>
   <description><![CDATA[ De qui se moque-t-on&nbsp;? Des cons &hellip;



&nbsp;


Le gouvernement pour relancer le pouvoir d'achat, a eu la brillante id&eacute;e
de donner la possibilit&eacute; aux salari&eacute;s de racheter leurs cong&eacute;s. Il aurait &eacute;t&eacute;
plus simple et plus honn&ecirc;te d'augmenter les salaires, mais l'honn&ecirc;tet&eacute; est le
plus souvent forclose chez les gouvernants de notre pays. 


Alors pourquoi est-ce une arnaque&nbsp;?


Un jour de repos est &eacute;gal &agrave; un jour non travaill&eacute; et pay&eacute;, et lorsqu'on
d&eacute;cide de se faire payer ce jour de cong&eacute;, on perd ce jour de repos, ainsi on
travaille et ce jour travaill&eacute; est lui soumis &agrave; l'imp&ocirc;t. L&agrave;, je dis bien vu le
gouvernement. La crise aidant dans une entreprise comme FT un quarts des
employ&eacute;s ont demand&eacute; ce rachat (que font les syndicats chez FT, on se demande,
alors que le besoin de p&eacute;dagogie est flagrant car ils n'ont pas su expliquer
cette arnaque aux employ&eacute;s). C'est double jackpot pour l'Etat. 


Pour que cela ne f&ucirc;t pas une arnaque, il aurait fallu racheter au double
ce jour de cong&eacute; (mais cela faisait une trop grosse somme d'argent d'un point
de vu macro-&eacute;conomique. Et oui, 60&euro; en moyenne fois 22555 salari&eacute;e, alors 60&euro;
fois 2 fois 22555, faite le compte.



&nbsp;


Ce type de proposition est une honte, s'attaquer aux plus faibles est
pire que tout. Cependant cela nous donne une indication sur l'&eacute;quipe de bras
cass&eacute;s qui dirige la France. Je ne suis en aucun cas de la LCR ou quelques
autres partis, je tiens&nbsp; &agrave; le pr&eacute;ciser.
Mais l&agrave; chaque salari&eacute; qui a fait cette demande &laquo;&nbsp;me fait penser &agrave; un
crocodile qui rentre dans une maroquinerie&nbsp;&raquo; (Coluche). 



&nbsp;


Ce petit exemple me permet de rebondir sur des id&eacute;es du moments qui
circulent dans certaines sph&egrave;res bien pensantes telles que la lutte des classes
c'est fini, voir m&ecirc;me il n'y a plus de classes sociales dans l'esprit des gens.



Peut-&ecirc;tre, mais dans les t&ecirc;tes qui nous dirigent, les diff&eacute;rentiations
sont bien pr&eacute;sentes. 



&nbsp;


Que la r&eacute;flexion survive &hellip;.
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522348</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522348</guid>
  <pubDate>Sun, 16 Dec 2007 11:54:29 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Appel à un soutien aux cheminots grévistes et à tous les autres.</title>
   <description><![CDATA[  

Pourquoi cet
appel à soutenir les grévistes ? Pourquoi cet appel à la solidarité ?



 


Il est clair que
les clients de la RATP et de la SNCF se préparent à une semaine très difficile.
Les salariés du secteur privé aigris vont se compresser dans le peu de
transports (métro, train, bus, tramway) mercredi 14 novembre. Certains
prendront leur véhicule et pesteront contre les grévistes dans les
embouteillages. D'autres prendront un jour de congé pour garder leurs enfants,
ce qui ne les arrangera pas. En effet, cela va être le bordel !



 


Cependant,
beaucoup de gens se plaignent, entre autres, que leur pouvoir dachat décroît.
Le taux horaire est en baisse constante. Aujourdhui, les jeunes diplômés en master,
pour la plupart, acceptent des premiers emplois à moins de 1500  euros net mensuels
(après avoir été stagiaire non ou peu rémunéré).



Rappel de
la réalité aux élites : exemple de la vie réelle.


Pour louer un F2
ou T2 le loyer moyen en banlieue limitrophe de Paris est de 800 euros. Sachant qu'il
faut pour avoir la possibilité de bien gérer son budget (ie, avoir une capacité
d'endettement) et être en accord avec les principes du marché de la location
qui veut que le loyer doit être égal au maximum au tiers du salaire, nous
soulignons un vice dans le contrat : 1500/3 = 500. 300   euros d'écart.



Ainsi, le jeune
diplômé est forcé d'avoir un garant, en général ses parents, pour pouvoir les
quitter. Le gouvernement a une vision bizarre de l'autonomie et l'émancipation
de la jeunesse en France. Nous pouvons généraliser cette vérité à l'ensemble
des salariés qui gagnent mensuellement 1500   euros et moins.



Il ne reste plus
que, au mieux 700  euros pour se nourrir, payer les charges (téléphone, edf-gdf,
impôts et impôts locaux, 50% de la carte orange, mutuelle, assurance maison),
shabiller et épargner. Je ne parle pas de ceux qui ont une voiture auxquels
nous ajoutons coût dentretien, assurance de la voiture et l'essence. Le tout avec 700 
 euros soit les Français sont les rois de la gestion de budget, soit ils sont endettés ou
surendettés. Malheureusement quand on voit ce qu'on achète avec 100  euros je penche
pour la deuxième solution. 


Alors Monsieur
Xavier Bertrand vos chiffres reflètent-ils cette réalité ? Là est la
question.


De plus, je ne
parle pas de ceux qui ont un ou des enfants à charges. 


Il est clair que
l'avenir n'est pas au beau fixe et que cet exemple concerne beaucoup de gens en
France.



 


Ainsi, soyons
solidaire avec ceux qui peuvent encore faire grève et se battre pour défendre
nos droits et approuvons leur mouvement en les soutenants. Noubliez pas que
nous ne sommes que des salariés et que le chômage nous guète passé quarante
cinq ans dans le meilleur des cas.
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/496607</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/496607</guid>
  <pubDate>Sun, 11 Nov 2007 14:25:30 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Quand l’incompétence s’immisce dans les couloirs du pouvoir.</title>
   <description><![CDATA[  

Aujourd'hui,
passé 35 ans, mon esprit critique me permet d'analyser et de comprendre les
enjeux du pouvoir. Logiquement, les hommes désirant avoir une place dans les
hautes sphères des décideurs devraient de par leur parcours susciter le respect,
la confiance, l'envie et le bon sens. Ces quatre adjectifs devraient être
l'ossature de la personnalité de l'homme qui veut se présenter au suffrage
universel quelque soit le niveau visé (de la municipalité à l'élection
présidentielle). 



Cependant, le constat de la réalité laisse un goût amer, aucun
des hommes et des femmes politiques de ce pays n'a au moins un des traits cités
ci-dessus. En effet la réalité des choses observées par les sciences humaines comme
la sociologie, la psychologie, l'ethnopsychiatrie nous montre que l'homme qui
dirige est à l'image du monde dans lequel il se meut.




Aux dernières
élections une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques ont pris le
pouvoir dont les principaux traits de personnalités sont différents de la
précédente ce qui est cohérent avec l'évolution des générations qui elles-mêmes
suivent l'évolution de la société.


Ainsi, en
comparant ces deux générations, j'observe que la culture de la haute
bourgeoisie à évoluer aussi. D'une culture humaniste, paternaliste et
conservatrice elle est passée à une culture d'arriviste, individualiste et
consommatrice. 


Là, je souligne
une régression. Il est clair que cette génération nous emmène droit dans le mur
car les valeurs qu'elle véhicule sont préjudiciables à la nécessité de rassembler
un pays. L'individualisme est incompatible au collectif. Cette nouvelle
génération ne cache plus son jeu. Elle expose ses valeurs dans les média en
manipulant les masses.

 


Penchons nous sur
la «  loi ADN », qui sert à renforcer les préjugés et le conflit
d'intérêt. Nous avons pu entendre des membres du gouvernement la présenter
comme une avancée pour les immigrants des pays dont les actes civils sont
difficiles à prouver, notamment dans les pays africains dévastés par la guerre
civile. Ainsi le père, dont les papiers sont en règles, par le biais de test
ADN, dont les résultats se basent sur une corrélation des gênes de la mère,
pourra faciliter le rapprochement familial de son enfant. J'en prends note.
Mais quelle amélioration apporte cette loi sur la régulation des flux migrant.
Aucune, elle touchera à peine 5000 personnes par an.


Un deuxième
argument diffusé dans les média expliquait que déjà dans 12 pays d'Europe,
cette loi existait, par conséquent elle ne pouvait qu'être bonne. Toute cette
semaine, je me suis posé cette question : « Comment peut-on avancer
un tel argument lorsqu'on est au pouvoir ? ».


Il est clair que
cette réponse indique l'irrespect fait aux électeurs et l'évitement de la
réponse. La peine de mort existe dans un grand nombre de pays, ce n'est pas
pour cela que c'est une bonne loi. Faire autant d'années d'étude pour sortir de
telles imbécillités, sans avoir honte, c'est terrible pour le peuple de France.




Ne soyons pas
naïfs, cette loi est un message clair envoyé à l'électorat de la droite dure et
l'extrême droite, en vue des élections municipales.


Notre président
avec sa culture de résultat ne supporterait pas un échec au municipale.
Cependant, je me permets de rappeler que cette culture engendre des
psychopathologies, cqfd. Les études sur « le monde du travail » le
montre de plus en plus.




Voilà où mène la
manipulation des masses. A faire une loi discriminante qui touchera très peu de
personnes et qui pour une réforme sur l'immigration va avoir très peu d'effet
sur la régulation des flux. Ainsi cela ne résout rien, en fait c'est une
« réformette », qui en revanche d'un point de vue philosophique est
très tendancieuse donc dangereuse. Où est le bon sens dans cette loi ?
Nulle part.

 


Force est de
constater le niveau d'incompétence de la nouvelle génération d'hommes et de
femmes politiques à diriger notre pays. Néanmoins nous pouvons que nous émerveiller
devant tant d'intelligence et d'ingéniosité donc de compétence mis en place
pour le gain d'une élection électorale. 


C'est là le
quiproquo, les politiques ne s'occupent que de leur carrière, alors que le
peuple attend qu'ils s'occupent d'eux. Dieu sait (s'il existe, bien sûr) que ce
n'est pas nouveau.


 


Par conséquent,
je peux crier haut et fort que les individus qui nous dirigent sont
incompétents. Leur but n'est pas de rendre le citoyen intelligent car il ne
serait plus manipulable. Leur unique but est de satisfaire leurs besoins, ne
l'oublions jamais. 
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/485271</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/485271</guid>
  <pubDate>Sun, 28 Oct 2007 11:29:51 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>a joke</title>
   <description><![CDATA[ quel est le comble du chômeur ?


c&#039;est d&#039;être embauché soit par l&#039;ANPE ou les ASSEDICS.  ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/455337</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/455337</guid>
  <pubDate>Sun, 16 Sep 2007 10:25:28 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Discutons. La banlieue suite ...</title>
   <description><![CDATA[ 
 


Maintenant que certaines notions, dans un but de compréhension, ont été
précisées,  développons notre point de
vue. Dans cette recherche, nous nous intéressons aux problèmes, dépendant de la
culture française, qui sont  posés aux
individus dont les parents ont immigré des anciennes colonies françaises
d'Afrique. 


Dans un premier temps nous tenterons d'appréhender les difficultés que
rencontrent ces individus dans la société française à introjecter les moyens
défensifs culturels. Dans un second temps, nous discuterons du problème que
pose les préjugés véhiculés par les médias dans les analyses de certains
chercheurs sur la banlieue.


 


Aujourd'hui, la mobilité de l'homme est devenue nécessaire à sa survie.
Les candidats à l'immigration quelque soit le pays d'origine sont de plus en
plus nombreux, même si les média en France se focalisent plus sur les pays
Africains. 


En effet, dans la presse, nous observons différents termes pour désigner
l'immigrant, comme les mots « réfugié économique » ou « réfugié
climatique ». Nous sommes aux portes d'un nouveau monde, pour lequel le
métissage des populations ainsi que le métissage culturel qui en résulte est
inéluctable. 


Les pays occidentaux, en réponse à la pression économique, cherchent les
moyens  de contrôler ces flux migratoires
constants. Ils tendent à un repli sur eux-mêmes en intensifiant la répression à
leurs frontières. Nous citerons deux exemples pour soutenir notre propos. 


Les Etats-Unis construisent depuis peu, un mur le long de la frontière
Mexicaine afin d'empêcher les immigrants, pour la plupart d'Amérique du Sud,
d'affluer dans ce pays qui, paradoxalement c'est construit grâce à
l'immigration. 


Nous n'oublierons pas que pendant l'été 2006, la police des
frontières Espagnole a ouvert le feu sur des Africains tentant de passer un mur
grillagé faisant un nombre conséquent de victimes. Ces hommes, dont le seul
péché était d'aspirer à une vie meilleure, sont morts, et ce sans que le monde
occidental en soit choqué. 


Alors, oui, l'homme qui émigre, colonisé ou non, qui s'exile, est  perturbé psychologiquement et le conflit
intrapsychique naît bien avant de rencontrer l'Autre. 


Le rapport entre les groupes, peut donc être ici, constitutif du conflit
d'intérêt que nous avons expliqué plus haut. Comme pouvait l'être celui des
immigrés dans les années 60-70 du siècle dernier. Cependant celui qui immigre
n'est pas préparé à faire face à la fréquence du stress atypique rencontré et
cela dès son départ. Car, la plupart des immigrants viennent de sociétés sédentarisées
dont les moyens défensifs proposés par leur culture ne peuvent en atténuer le
choc.


De plus, une fois établit dans le pays d'accueil, la difficulté du
réfugié est de pouvoir introjecter les moyens défensif de la société dans
laquelle il s'installe, en mobilisant sa capacité « d'adaptabilité
créatrice » qui lui permettra de relever le nouveau challenge qui lui fait
face. Encore faut-il que les possibilités lui en soient données. Effectivement,
le conflit psychique à l'œuvre dans cette situation se situe, aussi, au niveau
du segment inconscient de la personnalité ethnique. Sans guide, l'individu dont
la culture ne permet pas, dans ce nouveau pays, d'activer des défenses afin
d'affaiblir son conflit ne peut se retrouver. Le modèle culturel dans lequel il
évolue n'est pas compatible avec le sien. 


Ainsi, pour l'immigré des anciennes colonies Françaises, perturbé par la
colonisation, par son immigration et le modèle culturel différent qu'il
découvre, sont autant d'obstacles à l'éducation de ses enfants qui sont dus à
la perturbation de la personnalité ethnique de ces individus. Ce constat nous
permet de mieux comprendre les difficultés que rencontrent les enfants,
Français, de ces anciens colonisés dans notre société.


La culture française, par le biais de sa langue parlée mais aussi écrite,
permet, quand nous la maîtrisons, d'exprimer, de revendiquer ou d'exposer
clairement les problèmes, les conflits qui nous perturbent. Le langage est
sûrement en tête de liste de la hiérarchie préférentielle des défenses de notre
culture. G. DEVEREUX nous dit : comme les minorité d'une société, les
étrangers « n'ont pas accès aux importants moyens de défenses culturels
que la culture réserve aux classes privilégiées »[1].
Notamment la non maîtrise de la langue empêche une insertion correcte au sein
de la société. Il est facile de vérifier cette hypothèse en observant le nombre
de Français issus de l'immigration accédant à des postes importants dans notre
société. D'ailleurs pour tenter de palier ce phénomène, l'idée du moment serait
d'appliquer une discrimination positive. Cela dénote d'un réel problème, même
si ce n'est pas la solution. Par exemple, nous pouvons supposer que les
émeutiers des évènements de Novembre 2005, s'ils avaient introjecté le moyen
défensif du langage parlé et écrit, auraient pu revendiquer un meilleur
traitement, par le biais de lettres ouvertes et de déclarations collectives
dans les médias. Ils n'auraient peut être pas utilisés comme moyen de
communication l'incendies de voitures, d'écoles ou de bibliothèques. 


Un autre exemple, pour confirmer ce que nous avançons, est le fait que le
concours d'entrée à Science Po a des critères d'admission différents selon
qu'un candidat provient ou non d'une ZEP[2] . Un
des indices corroborant notre propos est le fait, que même les élites de ce
pays reconnaissent implicitement, que pour ces minorités la langue comme
défense culturelle n'est pas suffisamment acquise.


 


Néanmoins, dans leurs transmissions la culture et les traditions se
transforment, évoluent. Les nouvelles générations mettent en place des défenses
qui n'existaient pas auparavant. Elles se situent, certes, à des niveaux plus
bas dans la hiérarchie des défenses culturelles, mais elles révèlent
« l'adaptabilité créatrice » de ces populations. Notamment, grâce à
l'humour bien spécifique de la banlieue, dont le psychanalyste Philippe LÉVY
trop éloigné de, ou par, ses origines de ce milieu, ne peut pas comprendre. À
la vue de l'exemple qu'il donne pour soutenir son hypothèse qui est « s'il
existe une pathologie des banlieues, elle procède principalement d'une
perturbation dans la capacité de mise en place de l'Autre... »[3]. Il
image son exemple, par l'interpellation ironique ou Witz, que lui fait
un adolescent de Villetaneuse pour appuyer son argument. Nous nous demandons si
la moquerie peut être à la base d'une perturbation dans la capacité de la mise
en place de l'Autre. Sachant que l'humour dans la culture Française, et cela
depuis au moins le XIXème siècle avec des chansonniers comme A. BRUAND, tient
une place considérable, nous nous interrogeons sur les projections de ce
psychanalyste vis-à-vis de cet adolescent. Cependant, nous sommes sûr que ce
jeune, lui, possède bien le moyen défensif culturel qu'est l'humour et s'en
sert à bon escient afin de contenir le conflit que réveille, en lui, la vue de
ce psychanalyste. 


De telles erreurs ne peuvent que l'égarer dans sa pratique quotidienne de
la psychanalyse. Car ne pas tenir compte, du fait, que l'humour, surtout pour
les classes défavorisées, est très souvent utilisé comme défense, ainsi que de
vouloir en faire un des aspects pathologique de la banlieue, est sûrement
déplacé. Mais cet exemple, nous montre bien l'importance de prendre la culture
au sens de l'Universelle dans un diagnostic. Faute de prendre ce phénomène en
considération on aboutit immanquablement à des erreurs d'appréciation. 


Certains auteurs analysent la violence des jeunes comme la conséquence de
l'absence du père qui aurait laissé sa place à une mère archaïque. Pour
reprendre notre exemple des émeutes de Novembre 2005, si nous suivons leurs
conclusions, la cause de ce phénomène serait du à la démission du père,
remplacé par une mère archaïque laissant la libre expression des pulsions
violentes. Ces conclusions seraient éventuellement vraies, à supposer que les
perturbations de ces individus se situent au plan idiosyncrasique. C'est-à-dire
que les traumatismes soient localisés dans l'inconscient privé. 


En fait, lorsque ses perturbations sont la cause des  types de structures sociales, alors ces troubles
sont du ressort des désordres types[4]. En
effet, il est difficile de concevoir que les jeunes qui se sont révoltés en
France, pendant cette période, étaient tous victimes d'une pathologie telle que
schizophrénies, névroses obsessionnelles, etc. Ainsi l'explication donnée par
ces auteurs semble quelque peu hâtive. 


A l'image de J-J RASSIAL nous disant : « Le social vient
confirmer le mépris du père]… [Ou bien cela pousse à l'appel à un Autre
archaïque, pré-paternel, maternel ou ancestral, non réduit par le nom-du-père,
dans cet intégrisme du fils à concevoir non pas comme traditionalisme]… [ Mais
comme recherche d'un fondement, d'un fondamentalisme antipaternel, dont
l'exercice n'est pas secondairement mais essentiellement terroriste au sens ou
ce qui s'oppose au père, c'est le pire »[5]. Nous
soulignons que pour valider son argument, il prend en exemple des groupes
(skinheads, supporters puis ethnique) qui du point de vue d'une analyse se
basant sur l'inconscient ne peut pas porter sur l'inconscient idiosyncrasique
mais bien ethnique. Si le social méprise le père, il n'y a pas de raison qu'il
ne méprise pas la mère, même si celle-ci est synonyme, ici, d'archaïsme. La
violence, dans le cas que nous évoquons, est du ressort de désordres types, car
non idiosyncrasique, au sens ou G. DEVEREUX l'emploi, c'est-à-dire déterminé
par le type de structure sociale. Développons cette idée. Aujourd'hui, les
pères des classes défavorisées au sein de la Famille sont toujours respectés.
Le père que ce soit du point de vue symbolique ou du point de vue de la réalité
quotidienne n'est sûrement pas « méprisé » tout du moins au niveau
familiale. Cependant la société française qui idolâtre  la réussite sociale du père gagneur, relevant
les défis en écrasant ses concurrents alimente et pérennise non pas le mépris
du père mais sa négation pour les catégories sociales défavorisées. Même si la
réussite d'une vie ne peut se résumer à la réussite sociale. Ainsi cette misère
ne fait pas appel à un Autre archaïque, mais elle ravive les conflits
d'intérêts qui s'étayent sur la violence symbolique au sens ou le définit P. Bourdieu,
les préjugés et les stéréotypes qui appartiennent à l'inconscient ethnique de
ces populations. Ainsi la violence est du fait que la culture française ne
partage pas ses moyens défensifs culturels avec ces populations, qui se
retrouvant désarmées face aux situations de stress intensif qui éveille en elle
la peur, le doute et l'angoisse, font que les moyens défensifs qu'elles
inventent sont en dysharmonies ou déviantes voir dystoniques avec ceux
existants de la culture française. Notamment dans le cas des émeutes ou les
participants brûlent et  vandalisent leur
quartier.


 


De plus, il continue « la forme d'expression privilégiée de cette
nouvelle délinquance n'étant plus le vol comme obtention d'objets de désir,
mais à l'extrême, le viol collectif comme appropriation collective des femmes
du père, et comme recherche d'une Autre jouissance. ». Cet homme est
visiblement très mal renseigné et il est plus intéressé par les mots d'esprit
qu'il fait que par son raisonnement intellectuel. Les viols collectifs dans les
cités ne sont pas une nouvelle forme de violence puisque cela existe depuis
1960, au moins. Nous sommes là devant le même souci que précédemment. Méfions
nous des projections que l'on peut faire lors d'une analyse d'un fait. Restons
humble face aux difficultés.


Pour terminer, je voudrai préciser que je ne remets pas en question
l'hypothèse de la mère archaïque qui existe dans les thèses psychanalytiques.
Je dis simplement qu'ici cette théorie ne peut pas justifier les comportements
violents de certaines catégories d'individus de la banlieue, car je le répète
notre analyse pour être crédible se situe sur le plan de l'inconscient ethnique
et non idiosyncrasique. En effet, en psychologie les nosographies de l'individu
sont différentes des nosographies sociales.


 


Ainsi, s'il doit y avoir une pathologie des banlieues, il est préférable
de l'analyser en terme de désordres types lesquels désignent les maladies
psychologiques propres au types de sociétés qui le produit. 


Nous finirons en rappelant la mise en garde que G. DEVEREUX nous
fait : « Ce sont, du point de vue ethnopsychiatrique, les plus
malaisées à définir et les moins bien connues et étudiées. »[6].


 


Par conséquent, aujourd'hui, les problèmes de la banlieue, sont plus
difficiles à appréhender que certains pourraient le penser. Dans cette partie,
nous avons voulu montrer l'importance de l'approche ethnopsychiatrique dans le
diagnostic fait sur un groupe ou un individu. 


 


La deuxième partie reste à venir ….









[1] G. Devereux, Essais
d'ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p. 12.






[2] ZEP : zone
d'éducation prioritaire.






[3] J-J. RASSIAL, y a-t-il une
psychopathologie des banlieues ? ,érès, Ramonville,1998, p. 18.






[4] G. Devereux, Essais
d'ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p. 73.






[5] J-J. RASSIAL, y a-t-il une
psychopathologie des banlieues ? ,érès, Ramonville,1998, p. 13.






[6] G. Devereux, Essais
d'ethnopsychiatrie générale, 3ème édition, Gallimard, 1977, p.
62-63.







  ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/450041</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/450041</guid>
  <pubDate>Sat, 08 Sep 2007 11:38:27 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Apports théoriques ethnopsychiatrique et psychosociaux en soutient à l’article précédent.</title>
   <description><![CDATA[ Du
normal au pathologique.

&nbsp;


Il n'est jamais facile de d&eacute;limiter la fronti&egrave;re du normal et du
pathologique. Nous ne pouvons le faire que d'un point vu th&eacute;orique. C'est
toujours une comparaison entre deux choses&nbsp;; l'objet que nous voulons
comparer pour le situer par rapport &agrave; un autre. 


En psychologie, nous &eacute;valuons la normalit&eacute; en observant les &eacute;carts
existant entre un individu et sa population de r&eacute;f&eacute;rence.


En psychiatrie, nous comparons les sympt&ocirc;mes du patient aux syndromes
d&eacute;finis par la nosographie pour &eacute;tablir le diagnostic.


Ainsi la difficult&eacute; principale est d'effectuer un diagnostic coh&eacute;rent.
Pour ce faire il faut tenir compte de l'effet du groupe sur l'individu et plus
pr&eacute;cis&eacute;ment l'influence que la culture a sur les pathologies. En effet, G.
Devereux ethnopsychiatre, nous pr&eacute;vient qu'il faut s'efforcer de confronter et
coordonner le concept culture avec le couple conceptuel de &laquo;&nbsp;normalit&eacute; -
anormalit&eacute;&nbsp;&raquo;. Il nous pr&eacute;cise que la normalit&eacute; n'est pas issue du concept
d'adaptation car cette th&eacute;orie ne prend pas en compte les soci&eacute;t&eacute;s
malades&nbsp;; c'est pourquoi l'adaptation ne peut &ecirc;tre un crit&egrave;re de la sant&eacute;
mentale. Par cons&eacute;quent, pour l'ethnopsychiatrie le couple &laquo;&nbsp;normalit&eacute; &ndash;
anormalit&eacute;&nbsp;&raquo; s'observe sous l'angle de la culture et de la psychiatrie.


&nbsp;


L'inconscient.

&nbsp;


Si nous introduisons le concept de culture comme &eacute;l&eacute;ment&nbsp; de diagnostic, il faut aborder l'inconscient
tel que G. Devereux l'a d&eacute;fini en le s&eacute;parant en deux parties. La premi&egrave;re est
le segment inconscient de la personnalit&eacute; ethnique et la deuxi&egrave;me est
l'inconscient idiosyncrasique (l'inconscient freudien).


Il d&eacute;finie le segment inconscient de la personnalit&eacute; ethnique pour
l'individu comme cette part de son inconscient total qu'il poss&egrave;de en commun
avec la plupart des membres de sa culture. Il est compos&eacute; de tout ce que
conform&eacute;ment aux exigences fondamentales de sa culture, chaque g&eacute;n&eacute;ration
apprend elle-m&ecirc;me &agrave; refouler puis, &agrave; son tour, force la g&eacute;n&eacute;ration suivante &agrave;
refouler. Il change comme change la culture et se transmet comme se transmet la
culture par une sorte d'enseignement et non biologiquement. Pour G. Devereux,
l'inconscient ethnique s'acquiert exactement comme s'acquiert le caract&egrave;re
ethnique. C'est pourquoi tous les membres d'une m&ecirc;me culture poss&egrave;dent en
commun&nbsp; un certains nombres de conflits
inconscients. De plus, il nous indique que le mat&eacute;riel qui constitue
l'inconscient ethnique est maintenu &agrave; l'&eacute;tat refoul&eacute; par certains m&eacute;canismes de
d&eacute;fense, renforc&eacute;s et souvent m&ecirc;me fournis par les pressions culturelles.


Ces moyens d&eacute;fensifs servent aux individus &agrave; refouler leurs pulsions
culturellement dystones. Cependant ces moyens peuvent &ecirc;tre insuffisant, alors
la culture tend &agrave; fournir, paradoxalement, certains moyens culturels qui
permettent &agrave; ces pulsions de s'exprimer marginalement.


&nbsp;


Pour ce qui est de l'inconscient idiosyncrasique, selon G. Devereux, il
se compose des &eacute;l&eacute;ments que l'individu a &eacute;t&eacute; contraint de refouler sous
l'action des stress unique et sp&eacute;cifique qu'il a d&ucirc; subir. Ces stress peuvent
&ecirc;tre de deux genres&nbsp;: d'une part, les exp&eacute;riences qui sans &ecirc;tre typique
d'une culture donn&eacute;e &ndash; c'est-&agrave;-dire sans refl&eacute;ter le mod&egrave;le culturel de base -,
surviennent assez fr&eacute;quemment pour &ecirc;tre reconnues et reformul&eacute;es
culturellement. D'autre part, les exp&eacute;riences qui ne sont ni caract&eacute;ristiques
d'une culture, ni num&eacute;riquement fr&eacute;quentes, mais qui atteignent certains
individus particuli&egrave;rement malheureux. 


Ainsi, les traumatismes idiosyncrasiques engendrent chez les individus
des conflits localis&eacute;s de mani&egrave;re permanente dans l'inconscient
&laquo;&nbsp;priv&eacute;&nbsp;&raquo;.


Le
traumatisme. 

&nbsp;


Aux vues de ces
d&eacute;finitions, il nous faut pr&eacute;ciser le concept de traumatisme au sens de G.
Devereux.


Pour lui, le
stress s'applique aux forces nocives qui atteignent l'individu et le
traumatisme est le r&eacute;sultat nocif de l'impact de ces forces. En effet, les
cons&eacute;quences du stress peuvent &ecirc;tre parfois &laquo;&nbsp;n&eacute;gatif&nbsp;&raquo; ou
&laquo;&nbsp;positif&nbsp;&raquo; pour l'individu. Il indique que dans les situations
culturelles un stress sera traumatisant quand il est atypique, quand il est
typique mais intense ou pr&eacute;matur&eacute;. Il d&eacute;finie, d'une part, un stress comme
atypique si la culture ne dispose d'aucune d&eacute;fense pr&eacute;&eacute;tablie, &laquo;&nbsp;produite
en s&eacute;rie&nbsp;&raquo;, susceptible d'en att&eacute;nuer ou d'en amortir le choc. D'autre
part, un stress typique fr&eacute;quent ou pr&eacute;matur&eacute; mais intense est traumatisant car
l'individu n'a pas encore introject&eacute; les moyens d&eacute;fensifs culturels qui lui
permettrait d'en att&eacute;nuer le choc.


&nbsp;


Typologie
ethnopsychiatrique des n&eacute;vroses et des psychoses.

&nbsp;


Les d&eacute;sordres de la personnalit&eacute;
sont d&eacute;termin&eacute;s par quatre cat&eacute;gories&nbsp;: 


Les d&eacute;sordres sacr&eacute;s ou chamaniques concernent les
     chamans, les gu&eacute;risseurs dont les conflits se situent au niveau des
     segments inconscients de la personnalit&eacute; ethnique. leurs sympt&ocirc;mes et
     leurs conflits sont structur&eacute;s de fa&ccedil;ons conventionnelles au niveau
     culturel.Les d&eacute;sordres ethniques sont agenc&eacute;s et structur&eacute;s
     culturellement de fa&ccedil;on complexe et leur caract&egrave;re est multidimensionnel.
     Autrement dit, la culture les rend normaux. G. Devereux a observ&eacute; que la
     culture donne des indications sur les modes d'emploi abusif qui permettent
     aux individus de palier aux situations de stress.

&nbsp;


&nbsp;


&nbsp;


&nbsp;L'individu et le groupe.

&nbsp;


Tout individu est entour&eacute; de multiples groupes, mais il se reconna&icirc;t plus
dans certains que dans d'autres. 


Le premier est celui de la famille, il renseigne sur la filiation de
l'individu en son sein. Il donne aussi l'identit&eacute; &laquo;&nbsp;administrative&nbsp;&raquo;
qui permet de s'identifier par son patronyme, son origine ethnique et
culturelle et sa classe sociale. En effet, le sujet se construit au contact de
l'autre, et en l'occurrence, ici, ce sont les parents, les fr&egrave;res et s&oelig;urs,
mais aussi les oncles, tantes, etc. Les premi&egrave;res identifications se font donc
en interaction avec le groupe &laquo;&nbsp;famille&nbsp;&raquo; qui transmettra les usages,
les coutumes, la religion &agrave; l'individu qui en est issu. 


Ainsi, du point de vue psychologique, le sujet assimile certains objets
du groupe famille tels que l'imago parentale et la culture, qu'il incorpore
enti&egrave;rement ou partiellement, pour construire les bases de sa personnalit&eacute;.


&nbsp;


Du point de vue de la psychologie sociale, on parle d'identit&eacute; sociale,
c'est-&agrave;-dire que l'individu se d&eacute;termine en fonction de plusieurs groupes.
Selon H. TAJFEL l'identit&eacute; sociale est la partie de soi qui provient de la
conscience qu'a l'individu d'appartenir &agrave; un groupe social (ou &agrave; des groupes
sociaux), ainsi que la valeur et la signification &eacute;motionnelle qu'il attache &agrave;
cette appartenance[1]. 


D'une part, cette d&eacute;finition nous indique que l'identification avec les
groupes ext&eacute;rieurs &agrave; la famille&nbsp; se fait
apr&egrave;s les identifications familiales et &agrave; l'&acirc;ge ou l'individu est conscient des
choses. 


D'autre part, il est aussi question d'investissement d'objet et de
l'intensit&eacute; de l'affect investit sur ce m&ecirc;me objet. Ainsi, &agrave; la diff&eacute;rence du
groupe familiale, l'individu choisit les groupes auxquels il appartient ou
souhaite appartenir. 


Quant au &laquo;&nbsp;soi&nbsp;&raquo;, pour MEAD, il est une repr&eacute;sentation
consciente que l'individu se fait de lui-m&ecirc;me qu'il nomme &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;,
mais pas seulement. Il prend en compte le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; qui est dans
l'action de fa&ccedil;on non consciente comme l'ensemble des habitudes automatis&eacute;es de
l'individu.


Ainsi, pour AZZI et KLEIN, en s'inspirant de MEAD, l'identification au
groupe se fait d'une fa&ccedil;on non consciente (je) et consciente (moi). Le
&laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; correspond aux introjections culturelles du groupe famille,
c'est-&agrave;-dire les valeurs, les normes et les r&egrave;gles que le sujet int&eacute;riorise. Le
&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;, lui, serait la partie consciente qu'a l'individu de son
identit&eacute; culturelle. Par cons&eacute;quent, pour ces auteurs, il y aurait deux formes
d'identifications sociales&nbsp;:&nbsp;l'une implicite le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;,
l'autre explicite le &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;.


&nbsp;


&nbsp;Les relations intergroupes.

&nbsp;


Les groupes entrent en interaction sous au moins deux formes&nbsp;: le
conflit ou la coop&eacute;ration. En g&eacute;n&eacute;ral, ces types d'interactions d&eacute;pendent des
besoins et des int&eacute;r&ecirc;ts des groupes. Mais, avant de rentrer en relation, ils
savent se diff&eacute;rencier les uns des autres, par le biais de la cat&eacute;gorisation
social, des st&eacute;r&eacute;otypes et pr&eacute;jug&eacute;s qu'ils attribuent aux autres groupes.


Par exemple, dans une ville de banlieue ou la population repr&eacute;sente
diverses communaut&eacute;s, nous voyons, le matin, les travailleurs Africains,
Fran&ccedil;ais, Asiatiques prendre les m&ecirc;mes transports en communs et observer des
valeurs de respect, de politesse, ou indiff&eacute;renciation. Mais d&egrave;s qu'un acte
malveillant, comme les incendies de voitures, est reconnu d'une communaut&eacute; &agrave;
une autre, alors les pr&eacute;jug&eacute;s et les st&eacute;r&eacute;otypes se r&eacute;v&egrave;lent au grand jour. Les
Africains seront accus&eacute;s par les Fran&ccedil;ais de ne pas savoir &eacute;duquer leurs
enfants, puis de vivre &agrave; quinze familles dans un trois pi&egrave;ces, etc.


Cependant les st&eacute;r&eacute;otypes et les pr&eacute;jug&eacute;s sont rarement &agrave; l'origine du
conflit, n&eacute;anmoins ils l'&eacute;tayent. Les &eacute;meutes de Novembre 2005, suite &agrave; la mort
de deux enfants de Clichy sous Bois, ne peuvent se comprendre, uniquement, par
le fait que ces &eacute;meutiers n'aiment pas les policiers et qu'ils sont en
perp&eacute;tuel conflit avec les force de l'ordre. Les raisons de ces &eacute;meutes &eacute;taient
tout autres. Elles s'expliquent peut-&ecirc;tre mieux, par le fait que ces jeunes en
ont assez de ce harc&egrave;lement policier au quotidien, qu'ils se sont imagin&eacute;s,
tr&egrave;s facilement, dans la situation de ces deux enfants, qui courraient pour
&eacute;chapper &agrave; un contr&ocirc;le de police. De l&agrave;, ils ont exprim&eacute; leur m&eacute;contentement de
la fa&ccedil;on dont ils estiment &ecirc;tre trait&eacute;s en France.


L'int&eacute;r&ecirc;t collectif de ces agitateurs &eacute;tait de revendiquer une autre
place dans la soci&eacute;t&eacute; et notamment celle que d&eacute;tiennent les blancs Fran&ccedil;ais. En
effet, ils aspirent, eux aussi &agrave; un confort de vie, au droit au travail, au
droit au logement, c'est-&agrave;-dire d'avoir la possibilit&eacute; de se projeter dans
l'avenir afin d'y croire, comme tout individu.


N&eacute;anmoins, la coop&eacute;ration est aussi possible. Mais pour cela, encore
faut-il avoir des int&eacute;r&ecirc;ts ou des valeurs en communs. Heureusement cela se
produit parfois. L'exemple le plus actuel est peut-&ecirc;tre celui des &laquo;&nbsp;sans
papiers&nbsp;&raquo;. En effet, en France, des individus, d'origines ethniques diff&eacute;rentes,
travaillent ensemble dans le but d'obtenir la r&eacute;gularisation administrative de
ces &laquo;&nbsp;r&eacute;fugi&eacute;s &eacute;conomiques&nbsp;ou politique&raquo; et se mobilisent afin que
ces personnes re&ccedil;oivent un traitement digne, respectant la d&eacute;claration
Universelle des Droits de l'Homme (1948).


&nbsp;


&nbsp;

&nbsp;Les normes et valeurs sociales.

&nbsp;


G-N. FISCHER d&eacute;finit les normes comme un type de pression cognitive et
psychosociale se r&eacute;f&eacute;rant &agrave; des valeurs dominantes et des opinions partag&eacute;es
dans une soci&eacute;t&eacute;&nbsp;; elle s'exprime sous forme de r&egrave;gles de conduite plus ou
moins explicite en vue d'obtenir des comportements appropri&eacute;s socialement[2].


Les normes se r&eacute;f&egrave;rent aux valeurs communes d'un groupe ou de la soci&eacute;t&eacute;
et elles impliquent une conformit&eacute; du groupe. De plus, celles-ci comportent un
jugement de valeur qui est li&eacute; aux principes moraux de la soci&eacute;t&eacute;. 


Aujourd'hui, dans notre soci&eacute;t&eacute; un sujet se doit de travailler afin de
subvenir &agrave; ses besoins. En outre, s'il vit en couple et perd son emploi, le
fait de se retrouver oisif, pourrait faire dire aux personnes de sa
belle-famille, par exemple, qu'il profite de sa situation, en ne retrouvant pas
un&nbsp; emploi tr&egrave;s vite, et celles-ci
finiraient par le soup&ccedil;onner de fain&eacute;antise. Car dans ce cas, la norme travail
est associ&eacute;e au principe moral de la soci&eacute;t&eacute; qui implique, surtout pour l'homme
du couple, que vivre au d&eacute;pend de sa femme n'est pas morale. Ainsi, nous
pouvons souligner que tout comportements marginaux ou d&eacute;viants, donc hors
normes sont, soit sanctionn&eacute;s implicitement, soit explicitement.


&nbsp;


&nbsp;La culture.

&nbsp;


Selon le Petit Larousse Illustr&eacute;, la culture est un ensemble des usages,
des coutumes, des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui
d&eacute;finissent et distinguent un groupe, une soci&eacute;t&eacute;[3].


La culture s'observe dans un groupe, dans une cat&eacute;gorie ou dans une
soci&eacute;t&eacute;. Elle regroupe, aussi, plusieurs champs tels que le savoir, l'art, la
religion, le &laquo;&nbsp;savoir-faire&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;savoir-&ecirc;tre&nbsp;&raquo;.


&nbsp;


&nbsp;La
culture du groupe.

&nbsp;


Elle est fonction, pour une famille, de son origine ethnique, de sa
cat&eacute;gorie sociale et du pays dans lequel elle vit. La cat&eacute;gorie sociale d&eacute;finit
souvent le lieu d'habitation de la famille. En effet, il y a plus de cat&eacute;gories
sociales favoris&eacute;es r&eacute;sidant &agrave; Neuilly sur seine, qu'&agrave; la Courneuve m&ecirc;me si
certaines d'entre elles y sont pr&eacute;sentes. Il en va de m&ecirc;me pour les cat&eacute;gories
sociales moins favoris&eacute;es.


Pour un individu, sa culture sera issue de sa famille, de l'endroit o&ugrave; il
habite et de la soci&eacute;t&eacute; dans laquelle il &eacute;volue. 


Ainsi, nous distinguons trois formes de culture&nbsp;importantes, &agrave;
divers degr&eacute;s, dans la construction identitaire du sujet : la culture
familiale, la culture de l'environnement proche du sujet, c'est-&agrave;-dire la
culture de son quartier et la culture de la soci&eacute;t&eacute; dans laquelle il vit. Par
cons&eacute;quent, la construction identitaire pour l'individu est le produit de cette
imbrication culturelle.


&nbsp;


&nbsp;La
culture familiale.

&nbsp;


C'est la culture transmise par la famille. La famille transmet au sujet
ses usages qui englobent ses normes et ses valeurs morales, ses coutumes, sa
religion, son savoir et ses connaissances artistiques. 


Pour G. Devereux, elle transmet aussi autre chose qu'il nomme
l'inconscient culturel. Il le d&eacute;finit faisant partie de l'inconscient, mais
concernant uniquement le mat&eacute;riel refoul&eacute; qui comprend les repr&eacute;sentations des
exp&eacute;riences objectives ext&eacute;rieures et les exp&eacute;riences subjectives int&eacute;rieures.
Il ajoute que cet inconscient culturel se compose des m&eacute;canismes de d&eacute;fenses et
la majeure partie du Sur-Moi. De plus, il le divise en deux groupes&nbsp;: le
segment inconscient de la personnalit&eacute; ethnique et l'inconscient
idiosyncrasique.


Pour ce qui nous concerne dans ce paragraphe, nous d&eacute;finirons que le
premier groupe. &laquo;&nbsp;L'inconscient ethnique d'un individu est cette part de
son inconscient total qu'il poss&egrave;de en commun avec la plupart des membres de sa
culture. Il est compos&eacute; de tout ce que, conform&eacute;ment aux exigences
fondamentales de sa culture, chaque g&eacute;n&eacute;ration apprend elle-m&ecirc;me &agrave; refouler
puis, &agrave; son tour, force la g&eacute;n&eacute;ration suivante &agrave; refouler. Il change comme change
la culture et se transmet comme se transmet la culture &hellip;&nbsp;&raquo;[4].


Ainsi, nous constatons que, pour cet auteur, chaque ethnie &agrave; une partie
de son inconscient diff&eacute;rente des autres ethnies. Ce segment inconscient de la
personnalit&eacute; ethnique, pour l'immigrant serait peut-&ecirc;tre une partie de ses
difficult&eacute;s li&eacute;es au passage d'une soci&eacute;t&eacute; &agrave; l'autre ou d'une culture &agrave; une
autre. Nous soulignons que pour l'immigr&eacute;, qui a v&eacute;cu la fin de la p&eacute;riode
coloniale, quittant son pays anciennement colonis&eacute;, pour s'installer dans le
pays colonisateur, vient s'ajouter une difficult&eacute; suppl&eacute;mentaire &agrave; son
&eacute;tablissement chez son ancien &laquo;&nbsp;bourreau&nbsp;&raquo;.


&nbsp;


&nbsp;La
culture du sujet influenc&eacute;e par son environnement.

&nbsp;


Dans une m&ecirc;me ville de banlieue, selon les quartiers, les diff&eacute;rences en
termes d'habitations, de populations, de culture peuvent &ecirc;tre significatives.
Certains quartiers de type pavillonnaires auront une population qui tend vers
l'homog&eacute;n&eacute;it&eacute; et une moindre variabilit&eacute; culturelle alors que d'autres
quartiers auront une population plus dense qui habitent dans des
&laquo;&nbsp;blocs&nbsp;&raquo; et les cultures pr&eacute;sentes pourront, dans certains cas, &ecirc;tre
extr&ecirc;mement nombreuses. Une telle disparit&eacute; culturelle, &agrave; l'int&eacute;rieur m&ecirc;me d'un
quartier, nous fait dire que pour le sujet qui se construit, ces diff&eacute;rentes
cultures participeront de pr&egrave;s ou de loin &agrave; la construction de sa personnalit&eacute;.
Prenons un exemple simple pour illustrer notre id&eacute;e.


Dans les quartiers qu'ils soient difficiles ou non, nous faisons le
constat que les cultures des diff&eacute;rentes ethnies se m&eacute;tissent. En effet, il
n'est pas rare de voir certains Fran&ccedil;ais, blancs, de cit&eacute;s, dans lesquelles une
population musulmane est fortement repr&eacute;sent&eacute;e, faire le je&ucirc;ne du ramadan, sans
&ecirc;tre converti &agrave; l'Islam. 


De plus, une culture artistique est en perp&eacute;tuel d&eacute;veloppement au sein de
ces quartiers, notamment &agrave; travers le mouvement appel&eacute; Hip-Hop. Il regroupe des
arts diff&eacute;rents comme la danse, le chant, la musique, les arts graphiques et la
mode. Il existe &agrave; travers des associations, des labels musicaux et se donne en
repr&eacute;sentations amateurs ou professionnelles. Les individus de ces quartiers se
mobilisent pour trouver des solutions, entre autres, par le biais de la
culture, qui leur permettent de se sentir en vie et de palier les difficult&eacute;s
qu'ils rencontrent au quotidien. Ainsi, ils se cr&eacute;ent des espaces qui leur
permettront de refouler leurs pulsions culturellement dystonnes.


Les psychologues sociaux nous disent que ces populations cr&eacute;ent de
nouvelles normes sociales. Certes, mais sur quelles bases et comment&nbsp;?
Georges DEVEREUX apporte une pr&eacute;cision non n&eacute;gligeable. Comme lui, nous pensons
plut&ocirc;t, que ces individus inventent des &laquo;&nbsp;moyens d&eacute;fensifs&nbsp;&raquo; par leur
capacit&eacute; &agrave; mobiliser leur&nbsp; &laquo;&nbsp;adaptabilit&eacute; cr&eacute;atrice&nbsp;&raquo;. Nous
d&eacute;velopperons plus loin cette id&eacute;e.


&nbsp;


&nbsp;La
culture Fran&ccedil;aise.

&nbsp;


Elle est riche, ancienne et diversifi&eacute;. Elle rassemble les cultures
r&eacute;gionales qui la composent et les influences ext&eacute;rieures qui l'ont model&eacute;e
tout au long de son histoire. La premi&egrave;re universit&eacute; fran&ccedil;aise, &agrave; Paris, date
du XII&egrave;me si&egrave;cle. L'enseignement en France, obligatoire jusqu'&agrave; seize ans, est,
l'un des principaux canaux de diffusion de la culture conjointement avec les
m&eacute;dia nationaux et le fonctionnement des administrations comme le minist&egrave;re de
la culture et la communication. 


Son histoire et son rayonnement pass&eacute;, sa langue, les philosophes des
lumi&egrave;res ont influenc&eacute;s des grands courants de pens&eacute;es dans le monde. La
gastronomie, le patrimoine culturel, les arts, le savoir vivre et le sport sont
les principaux constituants de la culture fran&ccedil;aise. 


En outre, il faut tenir compte, des valeurs r&eacute;publicaines qu'elle d&eacute;fend
comme la d&eacute;claration des droits de l'homme et du citoyen (1789), la la&iuml;cit&eacute;
(1905), mais aussi l'influence de la religion catholique qui est encore
aujourd'hui la plus repr&eacute;sent&eacute;e m&ecirc;me si, ces derniers temps un recul au niveau
de la pratique est constat&eacute;. 


Enfin, les valeurs traditionnelles et morales, les diverses politiques
culturelles, les normes sociales et les coutumes participent, au plan national,
&agrave; la culture fran&ccedil;aise. Il est difficile de d&eacute;finir compl&egrave;tement une culture,
mais en balayant largement les grands traits qui constituent la culture
fran&ccedil;aise, notre but est d'apporter quelques &eacute;l&eacute;ments indicatifs en rapport
avec notre sujet.


&nbsp;


&nbsp;La
culture selon Georges DEVEREUX.

&nbsp;


Pour G. DEVEREUX, la culture, d'une part, induit &laquo;&nbsp;un processus
psychologique de r&eacute;ification qui exerce une influence sur les personnes en tant
que composante de la personnalit&eacute; de chacun&nbsp;&raquo;&nbsp;; c'est-&agrave;-dire, que les
individus transforment en chose ou en objet ce qui est de l'ordre de la simple
repr&eacute;sentation mentale. 


D'autre part, la culture &laquo;&nbsp;est un syst&egrave;me standardis&eacute; de d&eacute;fense et
qui, par cons&eacute;quent, est solidaire des fonctions du Moi, puisque le Moi se
d&eacute;finit, en grande partie, dans la psychanalyse, par les m&eacute;canismes de
d&eacute;fense&nbsp;&raquo;[5].


Lorsque l'immigr&eacute; entre en contacte avec le pays qui l'accueil, il se
trouve face &agrave; une culture diff&eacute;rente de la sienne. Dans le but de s'int&eacute;grer,
il devra mobiliser en tant qu'homme, donc &ecirc;tre de culture, sa capacit&eacute;
&laquo;&nbsp;d'adaptabilit&eacute; cr&eacute;atrice&nbsp;&raquo;&nbsp;; c'est-&agrave;-dire, que l'homme
&laquo;&nbsp;fonctionne en tant que cr&eacute;ateur, cr&eacute;ature, manipulateur et m&eacute;diateur de
culture en tout lieu et de la m&ecirc;me mani&egrave;re&nbsp;&raquo;. Ainsi, par le concept de
sublimation, il peut arriver &agrave; s'&eacute;tablir dans cette nouvelle soci&eacute;t&eacute;.


En effet, pour l'auteur, le concept d'adaptation ne peut &ecirc;tre utilis&eacute;,
car dans le cas d'une soci&eacute;t&eacute; malade, l'individu sain et rationnel s'y
adapterait en restant normal, donc sans introjecter les normes culturelles de
la soci&eacute;t&eacute;, ce qui nous semble pas logique.


Tout au long de sa vie, l'homme sera confront&eacute; au stress et subira des
traumatismes. G. DEVEREUX apporte une pr&eacute;cision sur ces deux notions. &laquo;&nbsp;Le
stress est li&eacute; uniquement aux forces nocives qui atteignent l'individu&nbsp;;
le traumatisme, aux r&eacute;sultats nocifs de l'impact de ces forces&nbsp;&raquo;. 


Selon les individus, l'impacte de ces forces varie en fonction de la
capacit&eacute; du sujet &agrave; mobiliser la disponibilit&eacute; des d&eacute;fenses dans la situation
stressante. 


De plus, il distingue le stress typique et atypique. Le premier peut &ecirc;tre
imag&eacute; par le cambriolage. Une personne qui rentre chez elle et constate qu'elle
a &eacute;t&eacute; cambriol&eacute;e, sera traumatis&eacute;e car le stress ressenti aura &eacute;t&eacute; de forte
intensit&eacute;. Cependant, le rituel qui accompagne cette situation, comme faire une
d&eacute;claration &agrave; son assureur et d&eacute;poser une plainte au commissariat, ajout&eacute; au
fait que de parler de cet &eacute;v&egrave;nement traumatique en att&eacute;nuera l'intensit&eacute;, est
un moyen d&eacute;fensif culturel. 


Le deuxi&egrave;me&nbsp;: &laquo;&nbsp;si la culture ne dispose d'aucune d&eacute;fense
pr&eacute;&eacute;tablie, &laquo;&nbsp;produite en s&eacute;rie&nbsp;&raquo;, susceptible d'en att&eacute;nuer ou d'en
amortir le choc&nbsp;&raquo;, alors ce stress sera atypique. 


&nbsp;


&nbsp;Les
moyens d&eacute;fensifs culturels.

&nbsp;


Qu'est-ce qu'un moyen d&eacute;fensif culturel&nbsp;? C'est un &eacute;l&eacute;ment ou un
trait culturel qui permet de faire face &agrave; une situation humaine traumatisante
afin de pr&eacute;server le sujet d'un d&eacute;sordre psychique. Ainsi, pour G. DEVEREUX,
&laquo;&nbsp;les moyens d&eacute;fensifs&nbsp;&raquo; que la culture met &agrave; la disposition
de l'individu lui permettent de refouler ses pulsions culturellement
dystones&nbsp;&raquo;. 


Par exemple, les rites accompagnants la mort dans notre soci&eacute;t&eacute;, sont
sens&eacute;s faciliter l'acceptation de la perte d'un &ecirc;tre cher, et donner la
possibilit&eacute; aux survivants de faire leur deuil. Ces rites sont un moyen
d&eacute;fensif culturel.


L'auteur d'&nbsp;&laquo;&nbsp;Essais d'ethnopsychiatrie g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo;, nous
donne l'exemple de la nage en indiquant que &laquo;&nbsp;le Boschiman du d&eacute;sert de
Kalahari a fort peu de chance de tomber en eau profonde, la culture Boschiman
ne fournit probablement pas &agrave; ses membres une d&eacute;fense contre ce genre de
stress. L'enfant Boschiman n'apprend pas &agrave; nager.&nbsp;&raquo;[6]. La
nage, ici, peut &ecirc;tre un moyen d&eacute;fensif qui permet dans ce cas d'&eacute;viter le
stress qui accompagne le fait de tomber &agrave; l'eau et de ne pas savoir nager.










[1] A-E. Azzi et O. Klein,
&laquo;&nbsp;psychologie sociale et relation intergroupes&nbsp;&raquo; Les Topos, Dunod,
Paris, 1998, p.66.


&nbsp;






[2] G-N. Fischer, Les concepts
fondamentaux de la psychologie sociale, Dunod, Paris, 1996, p. 63-64.






[3] Le Petit Larousse
Illustr&eacute;, Dictionnaire, Larousse Bordas, Paris, 1997.


&nbsp;






[4] G. Devereux, Essais
d'ethnopsychiatrie g&eacute;n&eacute;rale, 3&egrave;me &eacute;dition, Gallimard, 1977, p.4-5.






[5] G. Devereux, Essais
d'ethnopsychiatrie g&eacute;n&eacute;rale, 3&egrave;me &eacute;dition, Gallimard, 1977, Chap. I.






[6] G. Devereux, Essais
d'ethnopsychiatrie g&eacute;n&eacute;rale, 3&egrave;me &eacute;dition, Gallimard, 1977, p. 9.







&nbsp; ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/439868</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/439868</guid>
  <pubDate>Sun, 26 Aug 2007 11:27:05 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>La  banlieue du point de vue de l’ethnopsychiatrie.</title>
   <description><![CDATA[   

Depuis le début des années 80 en France, nous entendons parler du
« malaise » des banlieues. Les derniers évènements de Novembre 2005
n'ont été qu'un rappel du dit malaise. Il est issu de plusieurs facteurs qui
sont toujours difficiles à comprendre aujourd'hui. 


Il y a, certes, beaucoup d'écrits sur les différentes populations vivant
dans les banlieues. Beaucoup de chercheurs de disciplines diverses telles que
l'histoire, l'économie, la politique, la psychologie et la sociologie se sont
penchés sur ce sujet. Tous apportent leur vérité propre à leur discipline. 


Cependant, les études ethnopsychiatriques, psychiatriques,
psychanalytiques, en France, ne sont pas autant développées que les premières
disciplines citées. Notamment concernant notre objet de recherche qui porte sur
les moyens défensifs culturels.


Quand on parle de banlieue, on parle nécessairement de la population qui
y habite, population si diversifiée qu'il est difficile de faire des
généralités. De telles différences dans ces populations impliquent une
diversité culturelle voisines, les unes des autres. 


Cette diversité culturelle pose semble-t-il un problème en France, un
sentiment que l'on observe souvent dans les média. Source de nombreux
fantasmes, la banlieue « délie » les langues des nombreux penseurs et
chroniqueurs portés sur le sujet. Tous les maux lui sont attribués et l'Autre
en est la cause.


Cependant, la banlieue est  aussi
le lieu de créations nouvelles, de réussites et de  connaissances. Sa population, si diverse, a
su se constituer une identité propre, son « label », notamment chez
les plus jeunes. Ces individus, qui sont issus d'horizons différents, se sont
offerts le luxe de métisser leur culture entre elles, sûrement dans le but de
mieux vivre ensemble.  


Ainsi, la banlieue, pour l'observateur averti, peut être un laboratoire
du vivant, du vivre ensemble, du culturel et de ce lien social  parfois tant décrié, à l'image d'un chaudron
toujours en pleine ébullition.


Le sujet de cette étude portera sur l'Autre en tant qu'être de culture.
Plus précisément sur la prégnance de la culture dans la construction
identitaire. Ainsi, comme à  l'image de
l'œuvre de Georges Devereux, il est peut être possible, d'identifier des
invariants culturels mais également à penser la culture comme universelle.


 


Le quotidien précaire dans lequel vie une partie de la
population des banlieues, la proximité policière qu'elle subit jour après jour,
et tenant compte des rivalités entre bandes de quartiers qui parfois sont
meurtrières, sont trois caractéristiques de certaines villes de la banlieue
parisienne et plus précisément de certaines cités (les Bosquets à
Montfermeilles, les 4000 à La Courneuve, la Grande Borne à Grigny …). Nous
remarquons que ces trois éléments, que sont la présence policière, la précarité
et les rivalités de voisinage, faisaient aussi partie du décor dans les
colonies Françaises et notamment dans les quartiers des colonisés.

Ainsi, en peuplant ces quartiers avec de nombreux travailleurs Africains
immigrés des anciennes colonies Françaises 
avec leurs familles,  certains problèmes rencontrés pendant l'ère
coloniale ont, eux aussi, « immigrés ». Notamment les difficultés
économiques de ces familles et cette situation angoissante qu'est le contrôle
des papiers d'identité à répétition aux abords des quartiers sensibles. Ces
deux faits et plus précisément le second, nous interrogent sur la manière
qu'ont, par exemple, les jeunes de ces quartiers de se percevoir comme
Français.


En effet, pour appuyer cet argument, pendant ce fameux mois de novembre
2005 la loi prorogeant l'application de la loi N° 55-385 du 3 avril 1955 a été
réactivée pendant un certain temps par le gouvernement. Est-ce un hasard si
cette loi rétablie pendant un temps, avait été votée à l'Assemblée Nationale au
début de la guerre d'Algérie.


Nous savons aujourd'hui que la colonisation a perturbé le processus
identitaire des peuples colonisés (un autre exemple, avec les Harkis qui sont
des Algériens ayant fui leur pays avec les militaires Français lors de
l'indépendance de l'Algérie. Ils se sentaient probablement plus Français mais,
en arrivant en France, ils se sont retrouvés parqués dans des camps à la sortie
des villages, non reconnus comme français, sans identité).


Or, Frantz FANON écrit dans les Damnés de la terre en introduction
du chapitre des cas psychiatriques rencontrés pendant la guerre
d'Algérie : « La vérité est que la colonisation, dans son essence, se
présentait déjà comme une grande pourvoyeuse des hôpitaux psychiatriques. Dans
différents travaux scientifiques nous avons, depuis 1954, attiré l'attention
des psychiatres français et internationaux sur la difficulté qu'il y avait à
« guérir » correctement un colonisé, c'est-à-dire à le rendre homogène
de part en part à un milieu social de type colonial. Parce qu'il est une
négation systématisée de l'autre, une décision forcenée de refuser à l'autre
tout attribut d'humanité, le colonialisme accule le peuple dominé à se poser
constamment la question : 


« Qui suis-je en réalité ? » »[1].


 


Si nous sommes en accord avec Frantz FANON, alors avant d'immigrer en
France, l'individu était toujours à la recherche de son identité. Ce qui, une
fois parti de son pays natal, ajouta une difficulté supplémentaire à son
« adaptation », « assimilation », « intégration »
dans le pays d'accueil. De plus, il a fallu en tant qu'immigré, passer du
statut de colonisé à celui de réfugié économique. Lequel des deux a pris le pas
sur l'autre ? 


Autrement dit, un individu qui a du mal à se reconnaître, à s'identifier
ou qui est dans un questionnement identitaire parce qu'il immigre, ses
interrogations auront un impact au niveau de l'éducation de ses enfants et de
la transmission culturelle, d'autant plus si ce pays d'accueil est l'ancien
pays colonisateur. Ainsi ces enfants devraient avoir, eux aussi, un
questionnement identitaire qui tendrait vers une ambivalence entre la culture
et les normes sociales du pays des origines familiales et celles du pays
d'accueil. 


 


Pour ce qui est du conflit psychique, le Laplanche et Pontalis le définit
plus particulièrement comme résultant  « des exigences internes
qui s'opposent.]…[la psychanalyse considère le conflit comme constitutif
de l'être humain et ceci dans diverses perspectives : conflit entre le
désir et la défense, conflit entre les différents systèmes ou instances,
conflits entre les pulsions, conflit oedipien enfin ou non seulement se
confrontent des désirs contraires, mais ou ceux-ci s'affrontent à l'interdit »[2]. 


Cette définition nous dit clairement que le conflit est une composante de
l'identité. Pour la population qui nous intéresse ici, le conflit ne peut-être
que différent de celui de la population d'accueil ; il en va de même
concernant leur quête identitaire.


 


Autrement dit, la construction de l'identité du sujet s'abreuve de son
environnement familial et extrafamilial. La culture, sur le plan familial, sera
première pour le développement psychique de l'individu. Cependant sur le plan
extrafamilial, la culture et les normes sociales du pays dans lequel il vit
ainsi que les différentes normes sociales et culturelles de son quartier
influeront aussi sur celui-ci. 


Par conséquent, le conflit identitaire pour le sujet se situe sur trois
plans culturels différents : familial, environnemental (le quartier, la
cité) et national. 


Illustrons par un exemple notre idée. Aujourd'hui, pour un individu
vivant dans une cité de la région parisienne sa culture familiale peut être
africaine, la culture de la « cité » peut être la culture et les normes
du hip-hop et la culture nationale est la culture française. Nous remarquons
ici trois cultures qui s'alimentent les unes des autres de façon différentes,
mais qui sont loin d'être représentatives de la population générale française. 


 


 

Selon G. Devereux, « les moyens défensifs que la culture met à la
disposition de l'individu afin de lui permettre de refouler ses pulsions
culturellement dystones peuvent s'avérer insuffisantes ». Nous pouvons
supposer lorsque la culture familiale est différente de la culture nationale,
que les moyens défensifs proposés par la société nationale, française par
exemple, ne soient pas introjectés ou tout du moins plus difficilement par la
population de ces cités, qui dans certains cas les dénient apriori. 


Nous faisons donc l'hypothèse que les « moyens défensifs »
proposés par  la culture française, au
sujet « normal » issu des populations immigrées des anciennes
colonies sont, soit difficilement introjectés soit, tout simplement déniés. 


Cette population n'a pas la possibilité d'intérioriser suffisamment les
normes culturelles françaises qui lui permettraient une certaine
« adaptabilité créatrice », c'est-à-dire, entre autre, une certaine
identification à la population française. De ce fait, le sujet ne peut pas se
libérer de son angoisse, d'extérioriser ses pulsions dystones à la culture
française. D'où, en partie, le malaise ambiant depuis vingt ans dans ces
quartiers. 


Ainsi, ne faisons plus semblant de s'étonner que les bibliothèques, les
écoles sont incendiées par des jeunes « banlieusards ». Les grands
penseurs, les hommes politiques et certains éditorialistes s'insurgent contre
ces actes de vandalisme des lieux dont la symbolique est le Savoir (moyen
défensif culturel). Visiblement ils n'ont pas assez réfléchi au problème qu'ils
ne peuvent percevoir que de leur point de vue culturel de blanc européen. Ne
leurs en voulons pas, car nous ne pouvons pas penser un sujet dont on ne
soupçonne pas l'existence ; la transmission culturelle ?


C'était en juin 1982, toute la famille était réunie devant la fameuse demi-finale
France-Allemagne en Espagne. A l'époque j'avais onze ans, loin de comprendre ce
qu'il se jouait au niveau culturel à ce moment précis. Pendant les
prolongations de ce match j'ai entendu tant d'insulte sur les Allemands et des
remarques qui faisaient référence à cette période de l'histoire qu'est  l'occupation, qu'aujourd'hui je constate
qu'un traumatisme qui touche l'ensemble d'une population se transmet de
génération en génération. Alors je pose la question qui a été traumatisé
pendant la colonisation, qui a été dominé ? Certainement pas le peuple de
France. Donc si les Français peuvent avoir autant de rancoeur pendant un match
de foot après un peuple avec lequel il n'est plus en guerre depuis 37 ans,
alors il peut-être humain pour les peuples des anciennes colonies Françaises et
de leurs descendants d'en avoir aussi, non ? 


Je rappelle que l'occupation allemande n'a durée que 5 à 6 ans. Alors que
pour les colonies le traumatisme s'est étalé sur plusieurs générations.
Maintenant ouvrez grand vos yeux et observez dans quelles conditions de vies
nous (dé-) laissons vivre ces populations dans nos banlieues. Pas d'accès au
logement, encore moins au travail, pas d'accès à la vie tout simplement. Voilà
où nous mène la « négation culturelle », le déni de l'Autre : à
la violence. Pourquoi parle-t-on autant de devoir de mémoire de nos
jours ?


Je suis né d'une mère Normande et d'un père Kabyle. Je ne veux pas brûler
la France, cependant je ne veux pas que la France m'exclu.


 


A suivre...










[1] F. Fanon, les damnés de la
terre, La Découverte &amp; Syros, Paris, 2002, p. 239-240.






[2] J. Laplanche et J-B
Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse,Quadrige &amp; Puf, 3ème
édition, Paris, 2002, p. 90.


























 


 


 
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/434493</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/434493</guid>
  <pubDate>Sun, 19 Aug 2007 11:22:59 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le vote est une illusion tel un dieu.</title>
   <description><![CDATA[  

Je ne vote pas car la France est le
troisième pays exportateur d'armes au monde.


 


Je ne vote pas parce que les
campagnes électorales sont payées par les entreprises. Ce qui implique des
accords comme dans tout négoce.


 


Je ne vote pas car dans ce pays des
soi-disant Droits de l'Homme, ils entassent les détenus dans les prisons et en
ce moment des rafles de famille entière sont ordonnées afin d'être renvoyées
comme des colis dans leur pays, Ah, Marx, le Capital. L'homme une simple valeur
marchande ?


 


Je ne vote pas parce que la
politique est la servante de l'économie, et d'où je viens nous disons plutôt la
politique est la pute et l'économie est son Mac (Macro, pas le terme éco). 


Je ne vote pas car dans ce pays, la
plupart des diplômés en Master sortent incultes. Preuve :


Les consultants juniors ou pas
d'ailleurs, à qui certains laissent la tâche de préparer des plans de
licenciement, n'ont-ils jamais entendu parlé de l'expérience de Milgram Stanley
sur le niveau d'obéissance ? Réveillez-vous les gars, il en va de votre
dignité d'homme et la dignité s'atteint par le chemin de l'intelligence
c'est-à-dire l'insight ; voire l'expérience du singe en cage, du bâton et
de la banane.


 


Je ne voterai pas tant que la
remarque de G. Devereux sera d'actualité, je cite :


« Mais des adultes
intelligents et murs, voilà bien ce qu'aucun pays dit civilisé ne se soucie
d'obtenir, car rien n'est plus difficile à gouverner que des adultes
intelligents. »


Conséquence : au dernières
élections la majorité des classes pauvres ont voté Mr Sarkozy, la classe qui
est la plus facile à manipuler car elle a très peu de moyens dans sa culture de
classe pour décrypter l'information. 


Bizarre, vous avez dit bizarre,
j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre.


 


Je ne voterai pas tant que la
France contrôlera économiquement les pays de ses anciennes colonies africaines.
Et oui, qu'Orange (télécommunication) laisse ses infrastructures en Côtes
d'Ivoire au peuple Ivoirien et qu'elles les forment à les diriger, je peux dire
la même chose d'EDF-GDF, etc. Là, je retrouverai la France, la Vrai, la
Généreuse, la Reconnaissante surtout, celle qui fait rêver comme dans les
livres.


Mais le rêve n'est pas l'illusion,
alors je peux toujours courir. Tant pis, mais au moins je garde la forme.


 


Pour finir, juste pour dire que je
suis comme tout le monde, je me suis surpris à avoir une illusion pulsionnelle
le jour du vote du deuxième tour, j'ai revoté croyant que mon choix serait
le  même que la majorité. Ah, le
romantisme comme disait feu J-C  Brialy, (j&#039;aurais du m&#039;abstenir comme les quinzes dernières années). Revenir
à une orientation plus sociale aurait été préférable. Mais je me suis laissé manipulé
car au bout du compte qu'est-ce que cela aurait modifié? 


Mme Royal ou Mr Sarkozy n'auraient
pas changé ma vie.


 


 


Bonnes Vacances.


A la prochaine …
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/429698</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
   <guid isPermaLink="true">http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/429698</guid>
  <pubDate>Sun, 12 Aug 2007 11:40:07 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Tour de France 2007 …</title>
   <description><![CDATA[ 



 


Attention ne condamnons pas les
coureurs, ils ne sont qu'un maillon de la chaîne.


Qui cours après quoi ? Une
petite caricature, pas si loin de la réalité.


 


Les coureurs après la victoire.


Les directeurs sportifs,
généralement d'anciens coureurs, après la réalisation de leurs objectifs qui ne
sont pas seulement la victoire.


Les sponsors après la notoriété
et uniquement la notoriété. N'oublions pas que Festina existe toujours et que
Monsieur V, le champion du maillot à pois a fortement contribué à la notoriété
de la marque en France et cela l'insu de son plein gré, et pourtant toute
l'équipe était dopée. 


Les organisateurs court après
l'audience comme les télévisions. L'audimat garanti le prix des droits de
retransmission. Sachant que le tour de France est une épreuve sportive  qui se situe dans les cinq épreuves sportives
les plus regardées au monde, cela laisse rêveur sur les quantités d'argent
investis rien que pour cette épreuve.


 


Et les journalistes, les
commentateurs, les chroniqueurs courent après quoi dans tout cela ? Rien,
leurs bêtises tout au plus. 


Ils sont le canal de diffusion
donc ils ne sont qu'un outil, c'est pourquoi, la plupart ne cherchent pas à
dénoncer les vrais coupables, à faire des enquêtes sérieuses, vous avez déjà vu
un marteau dénoncé un clou mal planté ! Moi. Jamais.


 


Bon, mais alors ?


 


Alors un chiffre vient éclairé le
dopage et plus précisément le dopage à l'EPO. 


Il faut savoir que  70% de la production d'EPO par les labos
pharmaceutique est non thérapeutique, donc il est destiné aux marchés du dopage
sportif. Ce chiffre est énorme dans tous les sens du terme, car il rapporte
extraordinairement aux labos : ces 70% de chiffres d'affaires ne devrait
même pas exister. Enfin, je vous laisse déduire tous ce que l'on peut déduire
d'un tel chiffre.


 


Concluons. Pensez vous qu'un
coureur ou un « cartel »de coureurs soit à l'origine de ces 70% de
production d'EPO en plus ? Restons sérieux.


C'est pourquoi n'incriminez pas
les coureurs, et dimanche sur les Champs-Elysées siffler plutôt les
organisateurs, les sponsors, les journalistes, les télévisions que les coureurs
qui sont les victimes de la culture capitaliste dans le sport. Et d'ailleurs, ne
confondons pas culture et complot, s'il vous plaît.


 


A bon entendeurs,


Salut.



  ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/07/419669</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
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  <pubDate>Sat, 28 Jul 2007 12:01:43 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>remerciements</title>
   <description><![CDATA[ Un grand merci aux personnes qui visitent mon blog. 

Je suis étonné du nombre de visiteurs. Eh oui, sur ce blog, il n&#039;y a ni photos, ni music, seuls les idées qui valent ce qu&#039;elles valent sont présentent. 

La pensée n&#039;est pas morte, vive la réflexion...
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/07/419610</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
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  <pubDate>Sat, 28 Jul 2007 10:31:51 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>La banlieu, un problème ???</title>
   <description><![CDATA[ Le prochain sujet se penchera sur la difficile question des populations issues des  anciennes colonies françaises (dont je fais à moitié parti), vivant en banlieue parisienne.
Nous tenterons de donner une explication du dit problème, toute modestie gardée.

Encore un peu de patience, il y aura de quoi lire...
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/07/419170</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
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  <pubDate>Fri, 27 Jul 2007 18:27:57 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mais que fait la justice ??? Honte à ce juge de Marseille</title>
   <description><![CDATA[  
Une pensée à la famille de l&#039;adolescent renversé par un policier stagiaire le samedi 23/07/2007.

c&#039;est un drame terrible mais ce qui est pire car injuste c&#039;est que le juge a remis en liberté ce policier stagiaire sous contrôle judiciaire donc par la police et peut-être mêmes par ses collègues qui le soutiennent en affirmant que le feu était vert et que le gyrophare était mis.
Hé ! Elle n&#039;est pas belle l&#039;histoire ...

Le père de cet ados interrogé par la presse disait vouloir une égalité de traitement car si cela avait été des petits malfrats ils seraient déjà au trou et en aucun cas en liberté surveillée.

Honte à ce juge de Marseille, et je n&#039;aurai qu&#039;un mot : &quot;DEMISSIONNE MEC&quot;

Sarko avait promis plus de morale, c&#039;est encore loupé.
 ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/395561</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
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  <pubDate>Tue, 26 Jun 2007 16:15:50 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>les utopistes font avancer le monde</title>
   <description><![CDATA[ La France, le pays des droits de l'homme, le pays de l'abolition de
l'esclavage, ce pays qui a promulgué une certaine idée du progrès de la
civilisation inspirée du siècle des lumières, à travers le monde, mais surtout
dans ses colonies ; cette France, malheureusement, aux vues des derniers
événements du début du mois de novembre 2005, Oui, cette France n'a pas réussi
à propager cet idéal auquel elle tenait tant.


Martin Lutherking disait « j'ai un rêve … ».


 Moi, le jour où j'ai appris la
mort de ces deux jeunes garçons de Clichy, je ne rêvais pas, de même pour les
deux adultes assassinés dans les cités de la banlieue parisienne, je ne rêvais
toujours pas. Ces deux enfants sont morts en voulant échapper à un contrôle de
police et les deux adultes sont morts lynchés par deux groupes de jeunes gens différents.



Pour ces faits indiscutablement graves et alarmants, la question n'est pas
pourquoi la police française ou ces jeunes en sont arrivés à de tels actes, mais
comment les hommes politiques de ce pays qui décident, qui sont censés, par
leurs actions élever le niveau des citoyens afin que notre société tende vers
le progrès, au sens bien sûr, de celui désiré par les auteurs du siècle des
lumières, comment ces hommes politiques ont-ils pu abandonner la France pour
qu'elle en arrive à ce stade de « dé-citoyenneté » , au stade
ou les institutions de ce pays ne respectent plus les citoyens et ou les
citoyens ne se respectent plus.


Bilan : aujourd'hui dans cette République, au XXIième siècle nous ne
savons toujours pas vivre ensemble. Nous sommes bien obligés de constater que
les hommes politiques de ce pays et leur parti (adhérents UMP :
200000 ; PS : 160000) qui sont édifiés en un système hiérarchique
pyramidal n'est plus performant pour la majeur partie des citoyens français (je
rappelle que nous sommes 60 millions en France). 


Ainsi, vu que ces structures politiciennes ne fonctionnent plus, voire
même ne servent plus à rien, alors, le collectif que je représente, en appelle
à tous ceux qui liront ce texte à se mobiliser afin de se réunir en collectifs apartistes,
c'est-à-dire d'aucune appartenance politique représentée actuellement en
France,  dans chaque quartier, dans
chaque rue, dans chaque immeuble, qui auront pour but de redonner à chaque
citoyens français la possibilité d'avoir accès, s'il le désire à la vie
politique de ce pays, c&#039;est-à-dire au sens de participation à la vie de la cité.
Ainsi, la croissance et la propagation de ces collectifs, sur tout le territoire
français, leur permettront de devenir une force politique active qui, une fois
en nombre suffisant, pourra peser réellement sur la vie politique de ce pays. 


Nous en appelons aux déçus de la politique politicienne, aux exclus, aux
résidents en France qui n'ont pas la nationalité française, aux travailleurs,
aux chômeurs, aux professions libérales, aux intellectuels, aux entrepreneurs …
en d'autres termes à tous ceux vivants dans ce pays à s'organiser en collectif
afin de rompre avec les anciennes traditions de ce pays. C'est-à-dire que nous
ne voulons plus qu'une minorité nous impose une certaine façon de vivre et de
penser, nous ne voulons plus élire un chef d'Etat qui règnera avec son parti
tel le un roi dans une monarchie absolue. Comme vous l'avez compris, il nous
faut changer le pouvoir politique établi de manière verticale.


Pour réussir cette entreprise, je serai d'avis à ce que l'on médite la
pensée d'Hanna Arendt à ce sujet. Elle nous dit : « Nous voulons
participer, déclarent les conseils, nous voulons discuter et faire entendre
publiquement notre voix, nous voulons avoir la possibilité de déterminer
l'orientation politique de notre pays. Puisque ce pays est trop vaste et trop
peuplé pour que nous puissions nous rassembler tous en vue de déterminer notre
avenir, nous avons besoin d'un certains nombre de lieux politiques. L'isoloir à
l'intérieur duquel nous déposons notre bulletin de vote est certainement trop
étroit, car seule une personne peut s'y tenir. Les partis ne servent plus à
rien. Nous ne sommes, pour la plupart, que des électeurs que l'on manipule.
[(Souvenons nous du 21 avril 2002)]. Mais que l'on accorde seulement à dix
d'entre nous la possibilité de s'asseoir autour d'une table, chacun exprimant
son opinion et chacun écoutant celle des autres, alors, de cet échanges
d'opinions, une opinions formée rationnellement pourra se dégager. De cette
façon également nous verrons quel est celui d'entre nous qui est le plus
qualifié pour aller exposer nos vues devant le conseil situé à l'échelon
supérieur, où ces vues, par la confrontation avec d'autres, se clarifieront à
leur tour et serons révisées ou infirmées ». Et ces « moyens
de participer devraient s'offrir à tous.


J'aperçois, dans cette direction, la possibilité d'aboutir à une
conception nouvelle de l'Etat. Un Etat constitué de cette façon, à partir des
conseils, auquel le principe de souveraineté demeurerait totalement étranger,
aurait admirablement vocation pour réaliser des fédérations de types divers, en
particulier parce que la base même de son pouvoir s'établirait sur un plan
horizontal et non vertical ». (Du mensonge à la violence, 1972)


Voilà comment j'appréhende l'établissement des collectifs, qu'elle nomme conseils,
et comment notre collectif imagine la possibilité que quelque soit notre
origine ethnique, sociale et religieuse nous puissions par cette possibilité se
représenter et/ou être représenté afin que puisse être rétabli les valeurs
républicaines fondamentales de ce pays. 


En effet, si chacun à la possibilité de trouver sa place au sein d'un
regroupement de personnes, à l'intérieur duquel il peut confronter dignement
ses idées, afin de partager les conclusions de ces débats avec ses concitoyens et
que les conclusions établies soient elle-même discutées à un niveau supérieur par
la personne désignée par le groupe, alors les idées débattues proviendront de
la base et non plus d'une certaine élite. 


Ainsi, nous obtenons une horizontalité au sein du débat d'idée. Par
conséquent, les décisions issues de la base pourront être revendiquées et
défendues par les représentants de chaque groupe aux niveaux supérieurs. Les
représentants désignés, quant à eux, pourront être, à tout moment, destitués de
leur fonction par le groupe, si celui-ci estime qu'il n'est plus à même de les
représenter.


 


J'ai conscience que ce que j'écris ici, est pour l'instant utopique, mais
l'avenir nous appartient. Ceux qui dirigent, aujourd'hui, ne peuvent plus rien
pour nous, ainsi que nous le constatons chaque jour que nous vivons. Ce constat
ainsi établit, nous devons nous prendre en main tels des citoyens responsables
afin de ne plus se sentir frustré, incapable et incompétent de nous occuper de
notre propre futur et par conséquent celui de nos enfants. 


Alors nous invitons tous ceux qui se sentent toucher de près ou de loin
par ce projet à se mobiliser à la construction active de collectifs. Je
terminerai par une citation de Frantz Fanon qui représente totalement l'esprit
dans lequel cette action doit être menée : « Amener l'homme à être
actionnel, en maintenant dans sa circularité le respect des valeurs
fondamentales qui font un monde humain, telle est la première urgence de celui
qui, après avoir réfléchi, s'apprête à agir. » (Peau noire, masques
blancs ; 1952).
texte écrit en janv 2006.




  ]]></description>
   <link>http://cestlhistoired1mec.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/395345</link>
   <author>cestlhistoired1mec</author>
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  <pubDate>Tue, 26 Jun 2007 12:34:30 +0200</pubDate>
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